Aiglun (Alpes-de-Haute-Provence)

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Aiglun
Église Sainte-Marie-Madeleine d'Aiglun en août 2016.
Église Sainte-Marie-Madeleine d'Aiglun en août 2016.
Blason de Aiglun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Digne-les-Bains-2
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Daniel Jugy
2014-2020
Code postal 04510
Code commune 04001
Démographie
Gentilé Aiglunais
Population
municipale
1 356 hab. (2014)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 16″ nord, 6° 08′ 28″ est
Altitude Min. 507 m – Max. 900 m
Superficie 14,89 km2
Localisation

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Aiglun est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Aiglunais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aiglun est une commune située dans la vallée de la Bléone, au sud-ouest de Digne-les-Bains.

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Situation d'Aiglun

Les communes limitrophes d’Aiglun sont Barras, Champtercier, Digne, Le Chaffaut-Saint-Jurson, Mallemoisson et Mirabeau.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 489 hectares. L'altitude d'Aiglun varie entre 507 mètres au niveau de la Bléone et 900 mètres[2].

Le vieux village est situé à 790 m d’altitude[3].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Aiglun est traversée au sud par la Bléone[5], rivière affluente de la Durance et au nord par les Duyes, affluent de la Bléone[6]

La Bléone prend sa source à 2 240 m, son cours le plus bas est à une altitude de 419 m. Son cours s'étend sur plus de 180 km. Les cours d'eau qui la composent ont formé d'importants lits, qui associent le cours d'eau actif et des bras morts[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 438 ha de bois et forêts[1].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune connaît un climat méditerranéen altéré ou d'abri : le climat méditerranéen, caractérisé par des étés chauds et secs, des printemps et automnes humides, et des hivers doux et humides, est altéré par l'altitude[7].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

En plus du village, du Thoron et des Grées, la commune comporte 13 hameaux, lieux-dits ou quartiers :

  • les Lavandes
  • le Hameau du Roux
  • le Collet
  • le Château
  • les Hubacs
  • le Vallon et l’École
  • la Treille
  • la Ruchonne et la Gibonne
  • le Monégros
  • les Paluts
  • la Roche Frison
  • la Lauze
  • les Terres Rouges

Transports[modifier | modifier le code]

La commune, limitrophe de Digne, est accessible par la RD 417, via la route nationale 85.

Une ancienne ligne de chemin de fer, la ligne de Saint-Auban à Digne, traverse la commune, mais est neutralisée depuis 1991.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Digne-les-Bains-Ouest auquel appartient Aiglun est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune d’Aiglun est également exposée à trois autres risques naturels[9]:

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Bléone) ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[10].

La commune d’Aiglun est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses, par route et canalisations[11]. La route nationale 85 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[12]. Enfin, le gazoduc servant à alimenter Digne en gaz naturel traverse la commune (le long de la voie ferrée) et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[13].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[11] et le Dicrim existe depuis 2011[14].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour un tremblement de terre, pour des inondations et des coulées de boue en 1996 et 2001, pour des sécheresses en 1989, 1990 et 1998, et en 1996 pour des glissements de terrain[9],[15]. Le tremblement de terre du 19 juin 1984 avait son épicentre à Aiglun, et une intensité macro-sismique de VI sur l’échelle MSK[16]. Le 25 juillet 2001, un orage, avec de la grêle, cumule 150 mm en trois heures, provoquant des inondations[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune apparaît pour la première fois dans les textes en 1195 (selon Rostaing et Nègre), sous la forme de Aiglezino (et de Aygladuno en 1319). Le terme est formé sur le latin aquila (aigle) et le gaulois dunum (hauteur), et signifierait donc la hauteur de l’aigle[18],[19]. Selon les Fénié, il s’agirait de deux racines oronymiques, *akw-il, plus le celtique dunum[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune, à l'origine Agleduno[21] dépend à l'époque romaine de l'oppidum Dignensis.

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune d’Aiglun. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (entre 23 av. J.-C. et 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[22]. La voie romaine reliant Segustero (Sisteron) à Vintium (Vence) traversait le territoire de la commune actuelle[23]. Quelques tombes gallo-romaines ont été retrouvées[3].

Au Moyen Âge, la communauté d’Aiglun relevait de la viguerie de Digne[23], et son église de l’évêque de Digne qui percevait les revenus liés à l’église. Il la donne à ses chanoines[24]. Du côté laïc, le village est partagé entre de multiples coseigneurs, qui arrivent au total de 22 en 1315[25]. Le village est une ancienne place forte, nommée castrum de Aglenio au Moyen Âge[3].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : Aiglun participe au mouvement et voit deux de ses habitants traduits devant la commission mixte[26].

extrait du cadastre dit napoléonien de la commune d'Aiglun (section A feuille no  1), archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 1808

Au XIXe siècle, Aiglun est l’une des dernières communes de la région à se doter d’une école : lors de l’enquête de 1863, elle figure parmi les dix-sept communes du département (sur 245) à ne pas en posséder[27] et attend les lois Jules Ferry pour instruire les enfants[28].

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Libération d’Aiglun est marquée par le passage d’une colonne de la 36e division d’infanterie américaine, le , venant de Malijai et se portant en renforts d’une colonne secondaire stoppée à Digne-les-Bains, afin de prendre à revers la garnison allemande de la ville[29].

Monuments aux morts de la commune d’Aiglun

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune sur 55 ha, pour la consommation locale. Une partie de la production était vendue à Digne. Cette culture a aujourd'hui disparu[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1793, la commune d'Aiglun est incluse dans le canton de Champtercier. En 1801, elle est rattachée au canton de Digne puis, en 1973, à celui de Digne-Ouest[2]. Depuis les élections ayant suivi la réforme de 2014, la commune fait partie du canton de Digne-les-Bains-2.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

La décisions d'élection du maire est un acquis de la Révolution française, l’élection se fait au suffrage censitaire de 1790 à 1795, pour un mandat de 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maire élu, la commune désignant un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton. En 1799-1800, durant le Consulat, les maires sont nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). La Troisième République libéralise l'administration des communes, par la loi du 5 avril 1884 qui confirme celle du 4 mars 1882 : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean Ailhaud   travailleur
  1792 Jean Amenc   ménager
4 messidor an VIII 2 mai 1833 Jean Arnoux    
11 mai 1833 1848 Joseph Ailhaud   cultivateur
11 septembre 1848 1852 Balthazard Feraud   propriétaire
13 juillet 1852 1861 Jean Boyer   propriétaire
26 septembre 1861 1866 Joseph Julien   négociant
26 mai 1866 1870 André Denoize   propriétaire
3 novembre 1870   Joseph Nevière    
11 mai 1871 1874 Jules Chastan   cultivateur
1874 1876 Joseph Nevière   cultivateur
8 octobre 1876 1884 Frédéric Juramy   cultivateur-propriétaire
18 mai 1884 janvier 1885 (†) Joseph Nevière    
15 février 1885 1888 Frédéric Juramy    
20 mai 1888 1892 Joseph Julien   propriétaire, négociant en fruits secs
15 mai 1892 1900 Auguste Ambrois   propriétaire, cultivateur
20 mai 1900 1904. Joseph Bourrillon   cultivateur
15 mai 1904 1912 Joseph Aillaud   cultivateur
19 mai 1912 8 août 1913 (†) Édouard Bonifay    
2 novembre 1913 30 décembre 1914 Jean Mille   cultivateur
x janvier 1915 Baptistin Banon    
13 février 1916 1918 Antoine Bourrillon   conseiller municipal faisant fonction
29 décembre 1918 1929 Paul Arnoux   cultivateur
19 mai 1929 1935 Albert Manent   cultivateur
19 mai 1935 8 octobre 1938 Frédéric Juramy   cultivateur
1er novembre 1938 réélu mai 1945, novembre 1966 (†) Edmond Jugy[31] Sans étiquette, se présente en tant qu'ancien résistant  
janvier 1967 mars 2001 Julien Delaye Républicain  
mars 2001 en cours Daniel Jugy[32],[33] DVD[34] Retraité

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Aiglun était, en 2011, l'une des treize communes du département à n'être rattachée à aucun établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. À la suite du schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 établi par la préfecture, prévoyant « la couverture intégrale du territoire par des EPCI à fiscalité propre »[35], la commune a fait partie, de 2013 à 2016, de la communauté de communes Asse Bléone Verdon.

Depuis le , elle fait partie de la communauté d'agglomération Provence-Alpes.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget municipal principal 2014 totalisait 258 000 euros d'investissement et 850 000 euros de fonctionnement[36].

Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 9,00 % 8,08 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 21,00 % 4,61 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 48,33 % 6,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 32,98 % 47,16 % 8,85 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable. La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale).

Services publics[modifier | modifier le code]

La section aérienne départementale de la gendarmerie nationale est basée à Aiglun[37]. La caserne de sapeurs-pompiers la plus proche est située à Digne, à l'ouest de la commune, donc à quelques kilomètres d'Aiglun. Le service est assuré par 127 sapeurs-pompiers dont 12 sont professionnels[38].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 356 habitants, en augmentation de 9,27 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
316 313 343 340 374 360 352 345 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
358 349 337 325 298 293 268 259 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239 220 218 187 174 158 173 251 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
162 174 371 713 1 011 1 038 1 193 1 352 1 356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[41]. Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[42], base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[2], base Insee à partir de 1968[43],[44],[45].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
46 feux 40 feux

L’histoire démographique d’Aiglun, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1871. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1926, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1851[46]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1960. Depuis, la population a crû très rapidement, pour dépasser largement son niveau du XIXe siècle.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Enseignement primaire : groupe scolaire Julien Delaye, en 2016, 120 élèves et 5 classes 2 classes de maternelle, 1 CP, 1 CE et 1 CM[47].
  • Enseignement secondaire : collège et lycées à Digne-les-Bains.

Santé[modifier | modifier le code]

Le Centre des Carmes, fondé en 1935 par Marguerite et Paul Jouve devenu maison de retraite (100 lits) et centre de rééducation fonctionnelle (70 lits)[48]. Paul Jouve et Marguerite Jouve achètent le Château d'en bas, transformé par leurs soins plus tard en centre héliothérapique en 1935[49]. On y soigne la tuberculose osseuse. Le centre devient un pourvoyeur d'emploi majeur sur la commune. Suite à la disparition progressive de la tuberculose, la clinique devient un centre de réhabilitation dans les années 1950. Après le décès de Paul Jouve en 1953, Marguerite Jouve en reprend la direction seule. Elle crée un centre de balnéothérapie avec le docteur Jean Crozes. En 1969, Daniel Jouve en reprend la direction. Il la transforme en centre chirurgical en 1971.

Activités sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

  • Union sportive et culturelle d'Aiglun (USCA)
    • Football : l'US Aiglun créé en 1990 évolue actuellement en Promotion d'honneur B dans le district des Alpes. Le club est actuellement présidé par Christophe Vidussi. Le club est constitué de plusieurs catégories allant des U5-U6 jusqu'aux seniors masculins et féminins.
    • Gymnastique d'entretien
    • Yoga
    • Musculation
    • Cyclotourisme
    • Marche nordique
    • Danse orientale
    • École de musique (piano, solfège, clarinette et saxophone)
  • Association des Gais Lurons (seniors)[49]
  • Far West country danse[50]
  • Association des amis du Vieil Aiglun : organisation d'activités culturelles à la chapelle du Vieil Aiglun (concerts, conférences, fête de la Sainte-Marie-Madeleine (le dimanche qui suit le 18 juillet).

Médias[modifier | modifier le code]

La Provence est le quotidien régional le plus populaire à Aiglun. On trouve aussi l'hebdomadaire Haute Provence Info (HPI). Il existe aussi une chaîne de télévision locale, D!CI TV, disponible sur le canal no 31 de la TNT.

Plusieurs radios locales et régionales émettent sur la commune dont notamment Durance FM, Alpes 1, Fréquence Mistral ou Radio Zinzine, une radio associative.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Culte catholique
    • église Sainte-Delphine (contemporaine)
  • Culte protestant
  • Culte musulman
    • Salle de réunion à Digne-les-Bains
Vue panoramique de l'intérieur de l'église Sainte-Delphine.

Fêtes[modifier | modifier le code]

  • Fêtes d'Aiglun : concours de pétanque (longue), orchestre, manège, aïoli monstre du lundi midi, etc.[51]
    • Week-end de Pentecôte
    • Premier week-end de septembre

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2013, la population active s'élevait à 602 personnes[52], dont 52 chômeurs[53]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (86,7 %)[54] et travaillent majoritairement hors de la commune (84,9 %)[54]. L'essentiel des actifs de la commune sont employés dans les services et l'administration (72,6 % en 2013)[55]. L'industrie et la construction emploient 27,4 % des actifs, et l’agriculture n'emploie aucun salarié[55].

Au 1er janvier 2014, les entreprises implantées dans la commune sont principalement des commerces et des services (54 des 112 établissements), et des entreprises du secteur de la construction (25)[56].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2013, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 6 établissements différents[57].

Le nombre d’exploitations n’a que peu augmenté dans les années 2000, passant de sept à huit en dix ans, dont quatre fermes de grandes cultures, des élevages ovins et des exploitations en polyculture[58]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile a augmenté, passant de 267 à 415 hectares, dont seulement 56 hectares de céréales, quasiment sans élevage[59]. Ce mouvement s’est poursuivi, la surface agricole utilisée doublant au cours des années 2000 pour passer à 886 ha[58].

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes, avec une oliveraie comptant moins de 1 000 pieds[60].

Industrie[modifier | modifier le code]

Au fond de la photo, une petite zone artisanale, avec quelques hangars métalliques ; au premier plan, grand champ verdoyant et poteaux téléphoniques. En arrière-plan, des collines.
Espace Bléone, principale zone artisanale d’Aiglun.

En 2013, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 23 établissements différents, employant un total de 107 salariés[57].

Deux des principaux employeurs de la commune relèvent de ce secteur :

Activités de service[modifier | modifier le code]

En plongée : quelques bâtiments modernes proches d'un château moderne, à la jonction d'un pré et de forêts, au fond d'une vallée. Les pavillons résidentiels voisins occupent le quart inférieur droit de la photo.
Centre des Carmes, à Aiglun.

En 2013, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 54 établissements, auxquels s'ajoutent les 20 établissements administratifs et de services publics[57].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins de 1 touriste accueilli pour un habitant[63] et une capacité d'hébergement limitée[64].

Enfin, les résidences secondaires sont tout à fait marginales dans le total des logements (moins de 3 %[55]).

Le groupe Imbert Gestion Holding, qui a spécialisé la clinique des Carmes en centre de rééducation fonctionnelle[65] et EHPAD, est le plus gros employeur de la commune avec 135 salariés[66].

Un marché bio se tient le mardi place Edmond-Jugy, ainsi que trois saisonnales (printemps, automne et marché de Noël)[67].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane Sainte Marie-Madeleine, dont la nef est datée de 1555[68], au Vieil Aiglun. Sa construction emploie des techniques anachroniques :

  • portail en plein cintre ;
  • la nef est voûtée en berceau brisé ;
  • chœur à chevet plat, voûté plus bas que la nef[69].

Elle contient un retable du XVIIe, monument historique inscrit au titre objet[70], d’un style archaïque[71].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les monuments présents à Aiglun..

La chapelle Saint-Jean est sur le chemin de randonnée Saint-Jean, reliant le centre bourg au Vieil Aiglun. C’est probablement la première église paroissiale de la communauté, pendant le Haut-Moyen Âge[23], et elle a été abandonnée dans la seconde moitié du XIXe siècle[23].

Une nouvelle église est construite en 1974, Sainte-Delphine. Le cimetière a été déplacé en périphérie du nouveau village[23].

Le château d'Aiglun, à Villeneuve, du XVIIe siècle, est une grande maison rectangulaire dotée de tourelles à chaque angle. La clinique des Carmes y est installée en 1935. Au village, l’ancien château fort est à l’état de reliques[72].

Dans le village, quelques maisons datent du XVIIe siècle[73].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Rochas acquiert, le , la juridiction sur le territoire et le château d’Aiglun auprès du roi René à Angers[74],[75].
  • Jean de Rochas, fils du précédent, co-seigneur d'Aiglun, fait hommage le au roi René, à Tarascon[75]. Il est représentant de Digne aux États de Provence qui se réunissent le à Aix-en-Provence et scellent la réunion de la Provence à la France[76].
  • Mathieu Autric (1794-1868) : officier d’ordonnance de Napoléon Ier, a vécu et est enterré à Aiglun[77].
  • Paul Jouve (1894-1959), conseiller de la République, résistant et chirurgien et sa femme Marguerite Jouve, chirurgienne, qui ont fondé le centre des Carmes en 1935.
  • Flora Berger (1953-), conteuse et écrivaine régionale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Aiglun (Alpes-de-Haute-Provence).svg

Blasonnement :
d'azur à la fasce d'or chargée de trois aigles de sable[78]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Cantons de Digne-les-Bains », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013
  2. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  4. « Plan séisme »
  5. Fiche de la Bléone sur le site du SANDRE
  6. a et b La Bléone et ses principaux affluents (les Duyes, Le Galèbre, Le Bès, Le Bouinenc) et leurs ripisylves, ZNIEFF 930020054, site de l'INPN [1].
  7. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergeo, 501, 2010, (cf. particulièrement «Type 6. Le climat méditerranéen altéré»), [lire en ligne].
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 7 février 2012, consultée le 25 juin 2012
  10. Préfecture, DDRM, p. 37
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 95
  12. Préfecture, DDRM, p. 80
  13. Préfecture, DDRM, p. 81
  14. Dicrim d’Aiglun, base Dicrim, consultée le 25 juin 2011
  15. BRGM, « fiche 40176 », Sisfrance, consulté le 25 juin 2012
  16. BRGM, « fiche 40176 », Sisfrance, consulté le 5 juillet 2012
  17. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 62
  18. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 39-40
  19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 2725, p 173
  20. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 40
  21. Super User, « Historique », sur www.commune-aiglun04.fr (consulté le 27 août 2016)
  22. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  23. a, b, c, d et e Daniel Thiery, « Aiglun », Archeo Provence, publié le 22 décembre 2011, consulté le 25 juin 2012
  24. Daniel Thiery, « Essai de datation », Archeo Provence, publié le 7 février 2012, consulté le 25 juin 2012
  25. Thierry Pécout, « Noblesse provençale et pouvoir comtal », Rives nord-méditerranéennes, Aspects du pouvoir seigneurial de la Catalogne à l'Italie (IXe – XIVe siècles), mis en ligne le 22 juillet 2005. Consulté le 26 janvier 2008
  26. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  27. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  28. Labadie, op. cit., p. 11.
  29. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-68-7), p. 126
  30. André de Réparaz, op. cit., p. 56 et 59
  31. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  32. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, D’Aiglun à Braux (liste 1), consulté le 6 mars 2013
  33. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « De Aiglun à Braux (liste 1) », Les communes du département, consultée le 16 avril 2014.
  34. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 : ALPES DE HAUTE PROVENCE (04) - Aiglun sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur
  35. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, (consulté le 8 décembre 2016).
  36. Ministère de l'économie et des finances : Les comptes individuels des communes (budgets municipaux 2001 à 2006)
  37. Préfecture, « Présentation du groupement de gendarmerie départementale  », Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, 3 janvier 2012, mis à jour le 15 juillet 2013, consulté le 15 novembre 2014.
  38. « Centre d’incendie et de secours de Digne-les-Bains », sur sdis04.fr (consulté le 27 août 2016).
  39. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  40. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  42. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 159
  43. « Résultats du recensement de la population - Aiglun », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  44. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
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  46. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  47. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  48. Centre des carmes, page consultée en ligne le 27.08.16.
  49. a et b sur le site municipal.
  50. cf. liste des associations.
  51. Cf. Comité des fêtes et de bienfaisance d’Aiglun, [2].
  52. Insee, Dossier local - Commune : Aiglun, p. 5
  53. Insee, Dossier local, p. 8
  54. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  55. a, b et c Insee, « Chiffres-clés : commune d’Aiglun (04001) », consulté le 18 février 2013
  56. Insee, Dossier local, p. 14
  57. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  58. a et b Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  59. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  60. Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58
  61. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, SARL Transports Martin, consulté le 24 septembre 2012
  62. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Cosepi France, consultée le 20 septembre 2012
  63. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  64. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  65. site officiel
  66. « Histoire », sur centredescarmes.com (consulté le 27 août 2016).
  67. Le marché des Aigles
  68. Collier 1986, p. 151.
  69. Collier 1986, p. 180.
  70. Collier 1986, p. 470.
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  74. Albert de Rochas d’Aiglun, « Notice généalogique sur la branche de la famille de Rochas établie Valensole », Annales de Basses-Alpes, t. 13, 1907-1908.
  75. a et b Page personnelle sur la famille de Rochas.
  76. Maurice Agulhon & Noël Coulet, Histoire de la Provence, Paris, Puf, coll. « Que sais-je ? », no 149.
  77. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche Midi, (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 17
  78. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]