Ahmet Altan

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Ahmet Altan
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Rédacteur en chef
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
AnkaraVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Çetin Altan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Distinctions

Ahmet Altan, né à Ankara le , est un écrivain et essayiste turc, rédacteur en chef du quotidien Taraf (en).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Son père est Çetin Altan (en), communiste, député d'un parti ouvrier de Turquie entre 1965 et 1969, et célèbre à l'époque par ses livres et sa contestation du pouvoir des militaires[1]. Il fut emprisonné et torturé pour son opposition au régime militaire[2].

Son frère, Mehmet Altan est un écrivain, journaliste de télévision[3] et professeur d'économie à l'université d'Istanbul[1].

Journalisme[modifier | modifier le code]

Il est rédacteur en chef de l’influent journal Milliyet, puis fondateur du quotidien Taraf, le premier partenaire turc de WikiLeaks[2].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Ahmet Altan est accusé d’avoir participé au putsch manqué du 15 juillet 2016, dans un contexte d'arrestations massives frappant les milieux médiatiques et intellectuels. Il se voit accusé d’avoir envoyé des « messages subliminaux » lors d’une émission télévisée, ce qu'il dénonce comme étant « grotesques »[4].

Il est incarcéré depuis et condamné à la perpétuité aggravée en 2018[5]. Sa condamnation est confirmée en appel le par la plus haute instance juridique du pays[6], la Cour constitutionnelle.

Vendredi , la Cour suprême de Turquie rend un nouveau verdict, cassant les condamnations à perpétuité d’Ahmet Altan, de Mehmet Altan, son frère (libéré en ), et de Nazli Ilicak. La Cour conclut qu’Ahmet Altan et Nazli Ilicak n’ont pas commis l’infraction de « violation de la Constitution » ; elle ne retient contre eux que l’accusation d’« aide à un groupe terroriste sans être membre ». Toutefois, la Cour rejette leurs demandes de remise en liberté. L’affaire est renvoyée devant la 26e Haute Cour pénale d’Istanbul[7].

Il est libéré en novembre 2019 : « Même si je suis heureux d’être parmi les gens que j’aime, ce n’est pas le moment de jubiler. Il est difficile de recevoir la nouvelle de sa propre libération quand des milliers d’innocents restent injustement détenus »[2]. Il est de nouveau arrêté quelques jours après sa sortie de prison[8].

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Comme une blessure de sabre [« Kılıç yarası gibi »], trad. d'Alfred Depeyrat, Arles, France, Actes Sud, coll. « Lettres turques », 2000, 381 p. (ISBN 2-7427-2887-2)
  • L’Amour au temps des révoltes [« İsyan günlerinde aşk »], trad. d'Alfred Depeyrat, Arles, France, Actes Sud, coll. « Lettres turques », 2008, 381 p. (ISBN 978-2-7427-7576-7)
  • Je ne reverrai plus le monde. Textes de prison, trad. de Julien Lapeyre de Cabanes, Arles, France, Actes Sud, coll. « Lettres turques », 2019, 160 p. (ISBN 978-2-330-12566-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Mehmet Altan, dissident turc de père en fils », sur le site de La Croix, daté du 12 février 2018.
  2. a b et c « Turquie. L’ultime échappée d’Ahmet Altan loin de sa geôle », sur L'Humanité,
  3. « En Turquie, perpétuité requise pour un "message subliminal de coup d’État" », sur le site lemonde.fr, daté du 12 février 2018.
  4. « En Turquie, l’écrivain Ahmet Altan libéré sous contrôle judiciaire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2019)
  5. Voir sur telerama.fr.
  6. « Turquie : perpétuité confirmée pour les journalistes Ahmet Altan et Nazli Ilicak », sur lemonde.fr, .
  7. Voir sur actualitte.com.
  8. « En Turquie, le journaliste Ahmet Altan de nouveau arrêté », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]