Ahad Ha'Am

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Ahad Ha'Am
Description de l'image Ahad Haam.jpg.
Nom de naissance Asher Hirsch Ginsberg
Naissance
Kiev
Décès à 71 ans
Tel-Aviv
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture hébreu

Ahad Ha'am ou Asher Hirsch Ginsberg (1856-1927) est un penseur nationaliste juif et leader des Amants de Sion. Il est l'un des pères de la littérature hébraïque moderne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît en 1856 en Russie. Il signe son premier article « Lo zé hadérèh » (« Ce n'est pas la voie ») du nom de Ahad Ha'am (« Un du Peuple »), qui deviendra son pseudonyme. Dans son article, où il appelle à la renaissance morale de chacun, indispensable avant toute action, il brille par son style clair et précis. Il est de ceux qui pensent qu'on ne peut ramener la totalité du Peuple Juif sur la Terre d'Israël, et qu'ainsi, un État juif ne peut être la solution idéale aux problèmes de l'ensemble du peuple. Pour lui, la solution passe par une activité éducative étendue et compétente. Toujours d'après Ahad Haam, La Libération du Peuple passe par la création d'un centre spirituel sur la Terre d'Israël. De là provient son opposition au sionisme politique de Theodor Herzl, duquel il est resté en marge durant toute son existence. Il fonde alors les Bnéï-Moshé.

Après la divulgation des pogroms de Kishinev, Ahad Haam et d'autres poètes de langue hébraïque publient un manifeste appelant les Juifs à l'auto-défense.

Ahad Haam séjourne plusieurs fois en Palestine et, avec courage et transparence, il dénonce les lacunes inhérentes aux nouvelles implantations juives, particulièrement celles qui sont sous la coupe du Baron de Rothschild. Dans son journal Hashiloah (Siloé) qu'il dirige de 1896 à 1902, de nombreux écrivains influents de l'époque s'expriment.

Il définit un corps de doctrine. La question est moins le sort des Juifs dans le monde que la survie même du judaïsme. L'existence de la culture juive est menacée par l'assimilation. La Palestine peut être un refuge culturel pour une élite ayant mission d'unifier la conscience collective pour le reste de la diaspora. Sa vision relève du sionisme spirituel opposé au sionisme politique. Ses adversaires lui reprocheront son manque d'esprit politique et l'absence de solutions politiques aux problèmes de l'heure[1] .

En 1922, Ahad Haam s'installe à Tel Aviv où il meurt en 1927.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henry Laurens, La Question de Palestine Fayard 1999, T.I L'invention de la Terre sainte p. 117

Sources[modifier | modifier le code]

  • Avraham Berman, Un accomplisseur. Éd. Réouven Mass. Jérusalem
  • Yossef Goldstein, Ahad HaAm. Éd. Kéter. Jérusalem 1992

Liens externes[modifier | modifier le code]