Agvan Dorjiev

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Agvan Dorjiev
Dorjiev.jpg
Agvan Dorjiev, avant 1917
Biographie
Naissance
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Khara-Shibir (Bouriatie) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom dans la langue maternelle
Доржиин АгбанVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Russe (jusqu'en ), Soviétique (à partir de ), Russe (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Geshe Larampa et Tsanit Khenpo
Activité

Agvan Dorjiev (bouriate : Доржиин Агбан, translit: Dorjiin Agban ; russe : Агван Доржиев ; tibétain : ངག་དབང་རྡོ་རྗེ, Wylie : ngag dbang rdo rje, THL : Ngawang Dorjee), Agvan Lobsan Dorzhiev, Dorjieff ou Tsenyi Khempo (1853-29 janvier 1938) est un moine bouddhiste gelugpa, un Khori-Bouriate, sujet russe, puis citoyen soviétique, né dans le village de Khara-Shibir (ru), près d'Oulan-Oude, à l'est du lac Baïkal, en Bouriatie[1]. Il fut un acteur majeur de la politique du Tibet des années 1890 à 1920, étant notamment l'ambassadeur du 13e dalaï-lama, Thubten Gyatso, auprès de la cour russe à Saint-Pétersbourg avant la Révolution d'Octobre. Il fut également le confident et l'ami du 13e dalaï-lama.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études bouddhistes au Tibet[modifier | modifier le code]

Le monastère de Drepung, où Agvan Dorjiev a étudié

Il quitta son domicile en 1873 à dix-neuf ans pour rejoindre le monastère gelugpa de Drepung proche de Lhassa, le plus grand de tout le Tibet. Après avoir complété avec succès le cursus religieux traditionnel, il commença des études académiques bouddhistes de Geshe Lharampa (le plus haut niveau en philosophie bouddhiste)[2]. Il continua cette formation jusqu'au milieu des années 1880 et, après quinze années d'études, obtint le titre de Tsanit Khenpo, qui peut se traduire par Maitre de la philosophie bouddhiste ou encore par Professeur de Métaphysique Bouddhiste[3],[4].

Il devint un des enseignants du 13e dalaï-lama avec lequel il débattait et garda ce poste jusqu'à la fin des années 1910. Il contribua probablement également à protéger le jeune dalaï-Lama des intrigues de la cour de Lhassa. Il était très proche de son disciple, avec lequel il entretenait des relations suivies[5],[6].

Représentant du dalaï-lama[modifier | modifier le code]

Pastel de Félix Régamey figurant la cérémonie bouddhique tibétaine au musée Guimet présidée par Agvan Dorjiev à laquelle assistent Georges Clemenceau (au premier plan à droite) et Alexandra David-Néel le 27 juin 1898.
Agvan Dorjiev sortant du Palais de Peterhof après une audience avec le tsar le 23 juin 1901

En 1896, le tsar Nicolas II donna à Agvan Dorjiev une montre monogrammée de grande valeur pour les services qu'il avait rendus aux agents russes de Piotr Badmaïev à Lhassa[7]. Au début de l'année 1898, Dorjiev se rend à Saint-Pétersbourg afin de « récolter des fonds pour son monastère »[8]. Il se lia ainsi d'amitié avec le prince Esper Esperovitch Oukhtomskyi, gentilhomme de la cour du tsar et orientaliste. Lors de sa quête, Dorjiev fut présenté au tsar. Avant de retourner à Lhassa, Dorjiev se rendit avec son assistant Buda Rabdanov (ru) à Paris[9] et à Londres[10],[11]. Il est vraisemblablement le premier représentant de la culture tibétaine à se rendre en Occident[12]. En France, la visite de Dordjiev, porteur d'une lettre d'introduction de Sergueï Oldenbourg, a pour but d'établir une entente franco-russe pour le Tibet, selon Sylvain Lévi[13]. A Paris, il a une entrevue avec Georges Clemenceau[9]. Il est présenté à Émile Guimet par Joseph Deniker[14]. Le , assisté de Rabdanov, il conduit une cérémonie bouddhique tibétaine, la première en France selon Roland Barraux[15], au musée Guimet en présence de Georges Clemenceau et d'Alexandra David-Néel[16],[17]. Il donne également un long exposé sur le bouddhisme en mongol traduit simultanément en russe par Rabdanov, puis du russe en Français par Deniker[14]. Alexandra David-Néel qui se convertira plus tard au bouddhisme pose timidement quelques questions[14]. En octobre 1899, il est à Londres[18].


Dans les années 1890, Dorjiev avait commencé à répandre la légende selon laquelle la Russie était le territoire mythique de Shambhala, que le tsar était celui qui sauverait le bouddhisme, car il était une émanation de Tara blanche. Il avait également répandu chez les Tibétains l'idée selon laquelle le bouddhisme se diffusait en Russie et que cette dernière pourrait être une alliée contre les manigances britanniques.

Au printemps 1900, Dorjiev retourna en Russie avec six autres représentants de Thubten Gyatso, le 13e dalaï-lama tibétain. Ils voyagèrent à travers l'Inde et rencontrèrent le tsar au palais Livadia, en Crimée[19] « À leur retour ils apportèrent à Lhassa des armes et des munitions russes ainsi que – assez paradoxalement – un superbe jeu de robes épiscopales comme cadeau au dalaï-lama »[20].

En 1901, Thubten Chökyi Nyima, le 9e panchen-lama, reçut une visite d'Agvan Dorjiev. Même si ce dernier ne resta que deux jours à Tashilhunpo, il reçut quelques enseignements secrets de la part du panchen-lama, comme des lectures des Prières de Shambhala écrites par Lobsang Palden Yeshe, le 6e panchen-lama. Chökyi Nyima fit aussi à Dorjiev quelques cadeaux, dont plusieurs statues d'or[21].

Craintes des Britanniques[modifier | modifier le code]

La ville de Gyantse et le fort (en arrière-plan)

En 1903 Lord George Curzon, vice-roi d'Inde et Sir Francis Younghusband, devinrent tous deux convaincus que la Russie et le Tibet avaient signé des traités secrets menaçant les intérêts britanniques en Inde, et soupçonnèrent Dorjiev de travailler pour le gouvernement russe[22],,[23] ce qui servit d'excuse pour l'invasion britannique du Tibet en 1904. Des rumeurs couraient également selon lesquelles Dorjiev était responsable de l'arsenal de Lhassa et qu'il dirigeait des opérations militaires depuis le fort de Gyangzê Dong[24]. Il apparut finalement que ces rumeurs étaient fausses et il n'y a aucune preuve permettant de dire que Dorjiev était alors un agent du tsar, même s'il avait à plusieurs reprises été envoyé comme ambassadeur du dalaï-lama, et du Tibet[25],[26],[27], pour essayer d'obtenir le soutien de la noblesse russe[28].

« Évidemment, le 13e dalaï-lama avait un vif désir d'établir des relations avec la Russie, et je pense également qu'il était quelque peu sceptique envers l'Angleterre au début. Puis vint Dorjiev. Pour les Anglais il était un espion, mais en réalité, c'était un bon savant et un moine bouddhiste sincère qui avait une grande dévotion pour le 13e Dalai Lama. » [29] dit le 14e dalaï-lama dans une déclaration à propos de Dorjiev.

Pendant l'invasion britannique du Tibet par Sir Francis Younghusband au début de l'année 1904, Dorjiev réussit à convaincre le dalaï-lama de fuir à Oulan-Bator, en Mongolie, à environ 2 500 kilomètres au nord de Lhassa. Il y passa environ un an à enseigner aux Mongols. Le , la convention entre la Grande-Bretagne et le Tibet fut signée au palais du Potala. Alors que le dalaï-lama visitait le monastère de Kumbum et voyageait à travers le Xining vers Pékin, il fut convié à une audience avec le jeune empereur de Chine, en face duquel il refusa de se soumettre au rituel du kowtow. Il resta à Pékin jusqu'en 1908. Quand il retourna au Tibet, il commença à réorganiser le gouvernement, mais la Chine envahit le Tibet moins de deux mois plus tard, ce qui le força à la fuite vers l'Inde[30]. Au cours de l’été 1912, le 13e dalaï-lama rencontra Agvan Dorjiev à Phari-Dzong, et ce dernier l’accompagna ensuite au monastère de Samding, avant son retour à Lhassa[31]. Il ne put retourner à Lhassa avant que les Tibétains ne chassent les Chinois deux ans plus tard. Le Tibet expérimenta une période de relative stabilité jusqu'à sa mort en 1933 et profita de bonnes relations avec les Britanniques[32].,[33]

Le communisme, son arrestation par le NKVD et sa mort[modifier | modifier le code]

Emblème du NKVD

Après la Révolution d'Octobre, Dorjiev fut condamné à mort, mais obtint un sursis grâce à l'intervention d'amis de Saint-Pétersbourg. Malheureusement, le temple bouddhiste de Saint-Petersbourg fut pillé et ses papiers brûlés. Dorjiev n'était pas, à l'origine du moins, opposé à la conversion de monastères en sovkhozes. En 1926, les monastères bouddhistes de Bouriatie furent nationalisés. La responsabilité de la gestion des monastères fut confiée à la communauté. Le clergé fut dépossédé de son pouvoir. Malgré cette hostilité du pouvoir central, les monastères restèrent très actifs[34]. En , il organisa une conférence de docteurs tibétains à Atsagat. Des propositions furent faites pour créer un institut central ayant pour visée de superviser la production et la standardisation des médecines tibétaines[35].

Il réussit à coexister avec les communistes pendant les années 1920, mais fut encore arrêté pendant les Grandes Purges staliniennes le par le NKVD, et accusé de trahison, préparation d'un soulèvement armé et espionnage en faveur des Japonais et des Mongols. Il mourut dans un poste de police, apparemment d'un arrêt cardiaque, ce après avoir été transféré de sa cellule vers l'hôpital le à l'âge de 85 ans[36].,[37]

Il fut enterré dans un cimetière traditionnel secret dans la forêt, près de Chelutai. Il ne fut jamais complètement réhabilité même si, lorsque le cas fut mis à la disposition du public, le il apparut qu'il n'y avait aucune preuve ni activité criminelle[38]. Le cimetière secret ne fut découvert que récemment et l'on estime à environ 40 000 le nombre de personnes qui y sont enterrées[37].

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Autobiographie d'Agvan Dorziev

L'autobiographie de Dorjiev a été traduite en anglais et publiée par Thubten Jigme Norbu et Dan Martin en 1991[39].

Lors d'une visite en Mongolie en 1979, Thubten Jigme Norbu apprend l’existence des mémoires de Dorjiev. Il rencontre même un Mongol de Bouriatie qui avait lu l'autobiographie dans sa version mongole quelques années auparavant et pouvait en décrire le contenu. Finalement, durant l'été 1984, après sa visite d'un monastère de Bouriatie, on lui présente deux exemplaires, un manuscrit tibétain et une ancienne lithographie manuscrite mongole. Au cours d'un second voyage en Union Soviétique, il reçoit trois autres versions, l'une en caractères cyrilliques mongols, l'autre en russe (une traduction du mongol), ainsi qu'un vieux manuscrit en caractères mongols[40].

Actions politiques et religieuses[modifier | modifier le code]

Le mythe des Tsars blancs comme émanation de Tara blanche[modifier | modifier le code]

Statue représentant Tara blanche

Depuis Catherine II de Russie, les Romanov ont été considérés par les bouddhistes tibétains comme des émanations de Tara blanche, une bodhisattva considérée comme une émanation de Chenresig et protectrice du peuple tibétain[41].,[42] 1913 vit de grandes célébrations pour le 300e anniversaire de la maison Romanov. Dorjiev fit alors un discours pour remercier le Tsar de son soutien à la communauté bouddhiste de Saint-Pétersbourg[43].

Ekai Kawaguhi, moine japonais qui voyagea au Tibet du 4 juillet 1900 au 15 juin 1902 rapporta dans son livre Trois ans au Tibet que Dorjiev faisait circuler un pamphlet dans lequel il développait l'argument que le tsar allait compléter le mythe de Shambhala en fondant un grand empire bouddhiste[43]. Ceci est possible, mais n'a néanmoins pas encore été certifié.

Le traité Tibet-Mongolie de 1913[modifier | modifier le code]

Texte du traité

Au début de l'année 1913, Agvan Dorjiev et deux autres représentants tibétains signèrent un Traité d'amitié et d'alliance entre le Gouvernement de Mongolie et le Tibet à Oulan-Bator. ce traité proclamait la reconnaissance mutuelle des deux pays et leur indépendance par rapport à la Chine. L'autorité d'Agvan Dorjiev concernant ce traité a été, et est toujours, discutée par certaines autorités.

John Snelling dit à propos de ce traité « Même si l'on a pu douter de son existence, ce traité entre le Tibet et la Mongolie est bel et bien réel. Il fut signé le 8 janvier 1913 par Dorjiev et deux tibétains émissaires du Dalai Lama, ainsi que par deux mongols représentant le Jebtsundamba Khutukhtu ». Selon Sir Charles Alfred Bell, plusieurs auteurs britanniques aurait discuté de l'existence de ce traité en partant des dires d'un haut responsable tibétain[44], mais les savants mongols sont toujours partis du postulat selon lequel un tel traité existait. Le texte mongol du traité a par exemple été publié par l'Académie des sciences de Mongolie en 1982[45].

Le temple bouddhiste tibétain de Saint-Petersbourg[modifier | modifier le code]

En 1909, Dorjiev obtint du tsar la permission de construire un important datsan au centre de Saint-Pétersbourg dont il espérait qu'il deviendrait la résidence du premier gouvernant bouddhiste de Russie. Néanmoins, l'Église orthodoxe se battit contre la construction de ce temple « païen », et, si elle ne réussit pas à empêcher la construction, elle la ralentit considérablement. En 1909, est posée la première pierre du bâtiment dont la construction se termine en 1915 avec les financements du 13e dalaï-lama, de Dorjief et des communautés kalmouk et bouriate[46]. La première cérémonie fut donnée le 21 février 1913 et la construction complétée en 1915, lorsque Nicolas II de Russie confirma l'arrivée de neuf lamas : trois venus de Transbaikal, quatre d'Astrakhan et deux de la région de Stavropol. Une cérémonie importante fut célébrée le 9 juin 1914 pour consacrer une statue de Gautama Bouddha, cadeau du roi Rama VI du Siam ainsi qu'une statue de Maitreya, don du Conseil Russe à Bangkok.

La consécration du datsan fut faite le 10 août 1915, lorsque lui fut donné le nom de Gunzechoinei, c'est-à-dire La source de l'enseignement religieux de Bouddha qui a une profonde compassion pour tous les êtres humains[47].

Le bâtiment fut endommagé à de nombreuses reprises. Il fut brièvement contrôlé par l'Armée rouge, qui l'endommagea, en 1919. Quelques réparations furent faites en 1922, mais la majorité furent effectuées en 1926, hélas juste avant une période de persécution du bouddhisme pendant laquelle les monastères étaient fermés et leurs propriétés, incluant des livres sacrés, des ornements, etc. saisies. Malgré tout, le temple resta intact pendant un moment. À la fin de l'année 1933, il préside une dernière cérémonie en l'honneur du 13e dalaï-lama, qui venait de décéder le 17 décembre 1933[46]. Néanmoins, en 1935, un grand nombre de lamas furent arrêtés par le NKVD et envoyés pour trois à cinq ans dans des camps de travail. En 1937, les quelques bouddhistes restant dans la ville furent arrêtés et aussitôt exécutés[48].

Ce n'est qu'en 1989 que la communauté bouddhiste de Saint-Pétersbourg fut officiellement reconnue. Cette année-là une cérémonie, la première depuis cinquante ans, fut célébrée par le lama kushok Bakula Rinpoché du Ladakh. Le 14 juillet 2004, le 150e anniversaire d'Agvan Dorjiev fut célébré au temple bouddhiste de Saint-Pétersbourg. Une plaque fut posée en son souvenir et un discours fut donné par l'universitaire bouddhiste américain Robert Thurman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Guide de voyage Red Star
  2. (en) Chö-Yang: La Voix de la religion et de la culture Tibétaine'. Year of Tibet Edition, p. 80. 1991. Gangchen Kyishong, Dharamsala, Inde.
  3. (en) Ostrovskaya-Junior, Elena A. "Buddhism in Saint Petersburg."
  4. (en) John Snelling. (1990). The Sacred Mountain: The Complete Guide to Tibet's Mount Kailas. (1983). Édition augmentée (1990), p. 232. London and The Hague: East-West Publications. (ISBN 978-0-85692-173-5).
  5. (en) Helen Hundley. (1993). "Tibet's part in the 'great game.' (Agvan Dorjiev)." History Today, Vol. 43, pp. 45-50
  6. (en) Patrick French Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, p. 186. (1994). Reprint: Flamingo, London. (ISBN 0-00-637601-0)
  7. Martin Saxer (2004). Voyage avec la médecine Tibétaine : Comment la médecine Tibétaine arriva à l'Occident: L'histoire de la famille Badmayev, p. 35. Masters Thesis, Université de Zurich.
  8. (en) Hugh E. Richardson (1984) Tibet and its History. Second Edition, p. 81. Édition revue et augmentée, p. 106. Shambhala, Boston & London. (ISBN 978-0-87773-376-8).
  9. a et b Alexandre Andreyev, Soviet Russia and Tibet: The Debarcle of Secret Diplomacy, 1918-1930s, p. 28
  10. (en) Patrick French, Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, p. 187. (1994). Flamingo, Londres. (ISBN 0-00-637601-0).
  11. (en) Martin Saxer,(2004). Journeys with Tibetan Medicine: How Tibetan Medicine came to the West: The Story of the Badmayev Family, p. 35.Thèse, Université de Zurich. [PDF] lire en ligne
  12. Early Twentieth-Century Tibetan Encounters with the West
  13. Sylvain Lévi, Sergueï Oldenbourg, Correspondances orientalistes entre Paris et Saint Pétersbourg (1887-1935), p. 119 : « Dordjiev s'est rendu en France à plusieurs reprises, à la fin des années 1890, afin d'établir une entente franco-russe en faveur du Tibet, que convoitent alors les Britanniques. Lors de sa première visite, en 1898, Agvan Dordjiev est porteur de lettres d'introduction rédigées par S. F. Ol'denburg à l'attention des ses collègues indianistes : voir John Snelling. Buddhism in Russia, op. cit., p. 72. Sur le passage à Paris d' Agvan Dorjiev en 1898, voir Cérémonie célébrée au Musée Guimet le 27 juin 1898 par le Khanbo-Lâma Agouan Dordji, Paris. »
  14. a, b et c Hervé Beaumont, Les aventures d'Émile Guimet (1836-1918). Un industriel voyageur, p. 204
  15. Roland Barraux, Histoire des dalaï-lamas: Quatorze reflets sur le Lac des Visions, p. 190
  16. Fred Campoy, Une vie avec Alexandra David Néel - Tome 2, p. 91
  17. https://treasuryoflives.org/biographies/view/Agvan-Dorjiev/P1KG4195
  18. Sketch: A Journal of Art and Actuality, volume 27, p. 356
  19. (en) Helen Hundley (1993). "Tibet's part in the 'great game.' (Agvan Dorjiev)." History Today, Vol. 43 (Oct. 1993), pp. 45-50. Téléchargé depuis ce lien.
  20. (en) Spencer Chapman (1940). Lhasa: The Holy City, p. 131. Readers Union Ltd., Londres.
  21. (en) John Snelling (1993). Buddhism in Russia: The Story of Agvan Dorzhiev : Lhasa's Emissary to the Tsar, p. 77. Element Books. (ISBN 978-1-85230-332-7)
  22. (en) Patrick French Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, p. 188. (1994). Flamingo, Londres (ISBN 0-00-637601-0).
  23. (en) Martin Saxer (2004). Journeys with Tibetan Medicine: How Tibetan Medicine came to the West: The Story of the Badmayev Family, p. 37. Université de Zurich. Consultable en ligne
  24. (en) Patrick French. Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, p. 233. (1994). Flamingo, Londres. (ISBN 0-00-637601-0).
  25. Alexandre Andreyev, Soviet Russia and Tibet: the debacle of secret diplomacy, 1918-1930s, Éditeur BRILL, 2003, (ISBN 978-90-04-12952-8), p. 114 : « was discussed at the Narkomindel, with the participation of the former Tibetan ambassador to Russia, comrade Dorzhiev. »
  26. Robert P. Geraci, Michael Khodarkovsky, Of religion and empire: missions, conversion, and tolerance in Tsarist Russia, Cornell University Press, 2001, (ISBN 978-0-8014-8703-3) p. 225 « who had gone to Tibet in 191 1 to pursue his education and had returned to Petrograd in 1922 as representative of the Tibetan ambassador to the USSR, the former Ban- dido-Khambo-Lama Dorzhiev »
  27. Slovenská akadémia vied. Kabinet orientalistiky Asian and African studies, Volumes 11 à 12, Éditeur Vydavatel̕stvo Slovenskej akadémie vied, 2002, p. 17 : « A. Dorzhiev was also the official representative of Tibet at the Tzarist court in St. Petersburg and later the Tibetan ambassador to the Soviet government in Moscow. »
  28. (en) Patrick French. Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, p. 241. (1994). Reprint: Flamingo, London. (ISBN 0-00-637601-0).
  29. (en) Thomas Laird (2006). The Story of Tibet: Conversations with the Dalai Lama, p. 221. Grove Press, N.Y. (ISBN 978-0-8021-1827-1).
  30. (en) Spencer Chapman. (1940). Lhasa: The Holy City, p. 133. Readers Union Ltd., Londres.
  31. Alexander Andreyev, Soviet Russia and Tibet
  32. (en) Helen Hundley. (1993). "Tibet's part in the 'Great Game.' (Agvan Dorjiev)." History Today, Vol. 43 (Oct. 1993), pp. 45-50. Consultable en ligne.
  33. (en) Patrick French. Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, pp. 258-259. (1994). Flamingo, Londres. (ISBN 0-00-637601-0).
  34. (en) Martin Saxer (2004). Journeys with Tibetan Medicine: How Tibetan Medicine came to the West: The Story of the Badmayev Family, p. 35. Masters Thesis, p. 50. Université de Zurich. Consultable en ligne
  35. (en) Martin Saxer (2004). Journeys with Tibetan Medicine: How Tibetan Medicine came to the West: The Story of the Badmayev Family, p. 50. Masters Thesis, p. 50. Université de Zurich. Consultable en ligne
  36. (en) Patrick French. Younghusband: The Last Great Imperial Adventurer, pp. 259-260. (1994). Flamingo, Londres. (ISBN 0-00-637601-0).
  37. a et b (en) Alexandr Andreev. (1991). "Agwan Dorjiev and the Buddhist Temple in Petrograd", p. 221.
  38. (en) John Snelling. (1993). Buddhism in Russia: The Story of Agvan Dorzhiev : Lhasa's Emissary to the Tsar, p. 252. ElementBooks. (ISBN 978-1-85230-332-7).
  39. (en) István Keul, Transformations and Transfer of Tantra in Asia and Beyond, p. 421
  40. (en) Agvan Dorjiev, Thubten Jigme Norbu, Dan Martin, Dorjiev: Memoirs of a Tibetan Diplomat, 1991, Hokke Bumka Kenkyu : « Having heard so many different stories and conflicting opinions about Dorjiev, I was always looking for more information. While in Mongolia in 1979, I heard that an autobiography by Dorjiev existed. I looked through libraries of Tibetan books in Ulan Bator and still later in Leningrad and Ulan Ude. I always inquired about this and other works by Dorjiev. Everyone I asked knew the memoirs existed and some had even seen it in its Mongolian version. I eventually met a Mongolian in Buriatia who had read it a few years previously and could describe its contents. Finally, in the summer of 1984, I visited a monastery in Buriatia and, upon asking about Dorjiev's autobiography, was told that a copy could be procured. Two days later, I was presented with two copies, one a Tibetan manuscript and the other an old Mongolian script lithograph. On a second trip to the Soviet Union, I received three further versions, one in Cyrillic script Mongolian, one typescript version in Russian (a translation from the Mongolian), and also an old manuscript in Mongolian script. »
  41. (en) David Snellgrove. (1987). Indo-Tibetan Buddhism: Indian Buddhists & their Tibetan successors, Vol. I, p. 151. (ISBN 978-0-87773-311-9).
  42. (en) Michael Mayhew. Tibet, p. 64. 6th Edition. (2005). Lonely Planet. (ISBN 978-1-74059-523-0).
  43. a et b (en) Alexandr Andreev. (1991)."Agwan Dorjiev and the Buddhist Temple in Petrograd", p. 216.
  44. Cité par Sir Charles Alfred Bell, dans "Tibet and Her Neighbours", Pacific Affairs(Dec 1937), pp. 435–6, un haut responsable tibétain dit qu'il n'y avait « pas besoin d'un traité, nous nous aiderions toujours si nous le pouvions et s'il le fallait »
  45. (de) Udo B. Barkmann, Geschichte der Mongolei, Bonn 1999, p. 380f
  46. a et b Kim Yeshi, Tibet Histoire d'une tragédie, Édition La Martinière, 2009, (ISBN 978-2-7324-3700-2), p. 62
  47. (en) Elena A Ostrovskaya-Junior, "Buddhism in Saint Petersburg." Consultable en ligne
  48. (en) Alexandr Andreev. (1991)."Agwan Dorjiev and the Buddhist Temple in Petrograd", p. 221.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Snelling, 1993. Buddhism in Russia: The Story of Agvan Dorzhiev : Lhasa's Emissary to the Tsar. Élément Books. (ISBN 978-1-85230-332-7); (ISBN 978-1-85230-332-7).
  • (en) Alexandre Andreyev, 1996. « Soviet Russia and Tibet: A Debacle of Secret Diplomacy ». The Tibet Journal, vol. XXI, no 3, automne 1996, p. 4–34.
  • (en) Agvan Dorjiev, Thubten Jigme Norbu, Dan Martin, Dorjiev: Memoirs of a Tibetan Diplomat, 1991, Hokke Bumka Kenkyu

Autres lectures[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]