Agriculture & Environnement

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Agriculture & Environnement
A & E
Image illustrative de l’article Agriculture & Environnement

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité mensuel
Format A4
Genre revue spécialisée
Diffusion 6500[réf. nécessaire] ex. (janvier 2013)
Date de fondation 2003

Propriétaire Amos Prospective
Directeur de la rédaction Gil Rivière-Wekstein
ISSN 1638-8410
Site web www.agriculture-environnement.fr

Agriculture & Environnement est une lettre d'information mensuelle française et un blog de décryptage polémiste de l'actualité agricole. Fondée et rédigée par Gil Rivière-Wekstein et éditée par la société de conseil Amos Prospective, elle est disponible par abonnement. Des éditoriaux, des actualités, des dossiers et des revues de livres sont régulièrement[évasif] publiés sur le site internet. De plus, une lettre d'information est proposée gratuitement sur le site.

Statut et direction[modifier | modifier le code]

La société éditrice de la revue et du site web, Amos Prospective, n'est pas une société de presse mais une société de conseil[1]. Elle emploie deux salariés[2]. M. Rivière-Wekstein est directeur de la publication tandis que Mme Rivière-Wekstein est secrétaire de rédaction[3]. Elle a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires de 191 455 euros[1].

Diffusion[modifier | modifier le code]

La revue est disponible par abonnement, à un tarif allant de 75 à 150 euros par an. D'après le directeur de la rédaction, 30 à 40 structures agricoles sont abonnées pour un tarif moyen de 3 000 euros, l'abonnement incluant alors des activités de conseil[2].

Contenu rédactionnel[modifier | modifier le code]

Agriculture & Environnement est une lettre d’information de 8 pages et un site internet polémiste sur des sujets concernant l'agriculture et l'environnement dont les OGM, les pesticides, l'irrigation et la critique de l'agriculture biologique[4].

En 2013, un article du site[5] met en lumière les liens entre Gilles-Éric Séralini et la société de phytothérapie Sevene Pharma, dont certains administrateurs sont membres du mouvement Invitation à la vie (IVI), listé comme secte dans les rapports nos 2468 et 1687 (1995 et 1996) réalisés par la Commission d'enquête parlementaire. Vingt ans plus tard, cette association spirituelle n'est plus référencée comme telle[réf. nécessaire]. Interrogé par le journal Le Monde[6], Gilles-Éric Séralini dément toute relation avec IVI et déclare ignorer les liens entre IVI et Sevene Pharma, dont il a étudié les produits « détoxifiant » dans le cadre de l'encadrement d'une thèse et de deux publications. Dans deux droits de réponse[7] à Agriculture & Environnement, Daniel Chauvin, président du directoire de Sevene Pharma et président d'IVI, confirme les déclarations de Gilles-Éric Séralini et dénonce un « amalgame » qui alimente « une polémique qui oppose les tenants et les opposants aux OGM, et qui recherche à décrédibiliser le professeur Séralini et ses travaux sur la toxicité des OGM »[7].

Elle s'est faite ponctuellement l'écho des critiques du réchauffement climatique ou des remises en cause de son origine anthropique, donnant notamment la parole au climatologue français Marcel Leroux[8].

Critiques[modifier | modifier le code]

Marie-Christine Blandin, sénatrice Europe Écologie Les Verts, affirme qu'Agriculture et Environnement « attaque violemment ceux qui mettent en doute l’agriculture intensive et évoquent le réchauffement climatique. On y trouve des calomnies, des diffamations sur le professeur Belpomme, Greenpeace, Nicolas Hulot, le WWF ou l'association Kokopelli. Souvent des attaques sordides. Avec un ton presque militant »[9].

Le journaliste Stéphane Foucart considère aussi que « le site Web à l'origine des attaques lancées contre M. Séralini n'est pas anodin. Il est bien connu des chercheurs dont les travaux mettent en cause la sécurité des produits commercialisés par l'industrie agrochimique (OGM, pesticides, etc.). Notamment, des scientifiques travaillant sur les risques des pesticides pour les abeilles y sont systématiquement mis en cause, quand bien même leurs travaux ne sont pas controversés »[2]. Les cibles récurrentes du site sont par exemple le professeur Gilles-Éric Séralini, Christian Vélot et Angelica Hilbeck, tous trois responsables du CRIIGEN[10], ou encore le professeur Dominique Belpomme dont l'engagement pour la cause écologiste est également affiché[11].

Pour Jacques Testart, Gil Rivère-Wekstein est « un lobbyiste authentique rémunéré par l'industrie pour contre-attaquer systématiquement toute critique de l'agriculture productiviste »[12].

Dans un article du 22 juin 2006[13], Gil Rivière-Wekstein prétend que Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherches au CNRS et spécialiste des neurotoxiques chez les insectes, n'est pas docteur alors que celui-ci dispose d'un doctorat en sciences. Le 6 mars 2007, Gil Rivière-Wekstein est condamné par la Chambre correctionnelle d'Orléans à 750 euros d'amende et 2 500 euros de dommages et intérêts pour diffamation publique envers un fonctionnaire public[13]. La peine est confirmée en appel le 19 mai 2009 par la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel d’Angers[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]