Agostino Casaroli

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Agostino Casaroli
Image illustrative de l'article Agostino Casaroli
Agostino Casaroli en Allemagne en 1980
Biographie
Naissance
Castel San Giovanni (Italie)
Ordination sacerdotale
Décès (à 83 ans)
Vatican
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
pape Paul VI
Fonctions épiscopales Président de l'administration du patrimoine du siège apostolique
Secrétaire d'État

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
COA cardinal IT Casaroli Agostino.png
« Pro fide et justitia »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Agostino Casaroli, né à Castel San Giovanni le et décédé au Vatican le , fut un prélat catholique italien, cardinal secrétaire d'État de 1979 à 1990, pendant le pontificat de Jean-Paul II. Il joua un rôle de premier plan dans les relations du Saint-Siège avec le bloc des pays communistes, notamment à propos du sort réservé aux chrétiens de l'autre côté du Rideau de fer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prêtre[modifier | modifier le code]

Né dans une famille modeste de la province de Plaisance, en Émilie-Romagne, Agostino Casaroli est ordonné prêtre le pour le diocèse de Plaisance, après avoir fait ses études au séminaire diocésain de Bedonia et au collège Alberoni de Plaisance. La même année, il entre à l'Académie pontificale ecclésiastique de Rome afin de s'initier à la diplomatie du Saint-Siège.

En 1961 il entre à la Secrétairerie d'État du Vatican sous les ordres du pape Jean XXIII. Pendant les années qui suivirent le concile Vatican II, sous le pontificat de Paul VI, Agostino Casaroli acquiert la réputation d'être un diplomate subtil, capable de négocier efficacement avec les régimes politiques hostiles à l'Église catholique romaine. En ce sens, il joue un rôle primordial dans l'Ostpolitik du Vatican. Les accords qu'il signe avec la Hongrie en 1964 et la Yougoslavie en 1966 marquent le début des relations du Saint-Siège avec des États où l'on persécutait les chrétiens. Ses mémoires, publiées en 2000, révèlent de sa part une opposition au marxisme-léninisme beaucoup plus déterminée que n'a pu en juger l'opinion, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Église, même si cette opposition n'apparaissait pas au grand jour.

Il préside la conférence d'Helsinki sur la sécurité et la coopération en Europe (c'est-à-dire sur les rapports Est-Ouest) du 30 juillet au et participe aux délibérations de l'Acte final.

Évêque[modifier | modifier le code]

Au sein de la curie, il a été nommé secrétaire du conseil pour les affaires publiques de l'Église et ordonné archevêque in partibus de Carthagène par le pape Paul VI le .

Après la mort du cardinal secrétaire d'État Jean Villot, quelques mois après le début de son pontificat, Jean-Paul II l'appelle à la secrétairerie d'État le . N'étant pas encore cardinal, Agostino Casaroli n'est pas nommé secrétaire d'état, mais pro-secrétaire d'état.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Jean-Paul II le crée cardinal avec le titre de cardinal-prêtre des Saints apôtres (Ss. XII Apostoli) lors de son premier consistoire le , et le nomme le même jour cardinal secrétaire d'État, préfet de la congrégation pour les affaires publiques de l'Église et président de la commission pontificale pour l'état de la cité du Vatican. Le pape lui délègue une bonne partie de ses pouvoirs si bien qu'il est surnommé le « vice pape »[1].

De 1981 à 1984, il exerce également les fonctions de président de l'administration du patrimoine du siège apostolique.

Pendant son mandat de secrétaire d'état, il met au point et signe avec le président du Conseil italien Bettino Craxi, le , le protocole de révision des accords du Latran entre le Saint-Siège et la République italienne[2].

Le Jean-Paul II l'élève au rang de cardinal-évêque du diocèse de Portus-Santa-Rufina, et le il quitte la Secrétairerie d'État où lui succède le cardinal Angelo Sodano.

Il est vice-doyen du Sacré Collège de 1993 à sa mort, en 1998, due à un malaise cardio-respiratoire.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier grand-croix de l'Ordre du Mérite de la République italienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Lecomte, Le roman des papes : de la Révolution française à nos jours, Monaco Paris, Éd. du Rocher,‎ 2011, 251 p. (ISBN 9782268071244)
  2. L. 25 marzo 1985, n. 121 - Texte intégral disponible sur Wikisource http://it.wikisource.org


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]