Agnès Tricoire

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Agnès Tricoire
Description de l'image 02912 Agnès Tricoire.JPG.
Nom de naissance Agnès Tricoire
Naissance France
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence France
Profession
Autres activités
Initiatrice et déléguée de l'Observatoire de la liberté d'expression en matière de Création de la Ligue française des droits de l'Homme
Chargée d'enseignement à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, à l'Université Jean Moulin Lyon 3, à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et à la Cité du design (École supérieure art et design de Saint-Étienne)
Formation

Agnès Tricoire est une avocate française à la Cour de Paris depuis 1989, connue pour son expertise dans le droit de la propriété intellectuelle et en particulier dans le domaine de la protection et la création de l'art.[réf. nécessaire]

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1986 à 1988, elle étudie le droit à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et obtient un Diplôme d'études approfondies[réf. nécessaire]. Le 25 janvier 1989, elle prête serment en qualité d'avocate au barreau de Paris, où elle est toujours en exercice, avec une spécialisation en propriété intellectuelle[1].

Pendant l'année 1996, elle est secrétaire de la Conférence[1],[2].

En 2002, elle est initiatrice de l'Observatoire de la liberté d'expression, créée sous l'égide de la Ligue française des droits de l'Homme (LDH). Elle en est depuis déléguée en matière de création[3],[2].

Depuis 2006, elle prépare une thèse de droit privé à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne sur «la Définition de l’œuvre» sous la direction de Pierre Sirinelli[4],[5].

Activité de formation[modifier | modifier le code]

Elle est chargée d'enseignement à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon[2],[6], à l'Université Jean Moulin Lyon 3[2],[7], à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne[7] et à la Cité du design (École supérieure art et design de Saint-Étienne)[2],[7]

Elle est également formatrice à ACT (Formation continue des professionnels), dans le cadre de l'Association pour la gestion du congé individuel de formation (AGECIF), en droit d'auteur, droit des contrats, liberté d'expression et de création[6],[7].

Dossiers notables[modifier | modifier le code]

Agnès Tricoire est intervenue en qualité d'avocate spécialiste de la propriété intellectuelle dans les dossiers suivants :

  • Jakob Gautel c/ Bettina Rheims : affaire de la Nouvelle Eve, dans le cadre de laquelle Me Tricoire a défendu avec succès Jakob Gautel dont une œuvre avait été utilisée, sans consentement, par Bettina Rheims qui se rendait ainsi coupable de contrefaçon[8],[9] ;
  • affaire du Piss Christ, dans le cadre de laquelle Éric Mézil, client de Me Tricoire, s'est vu menacé de mort pour avoir exposé Piss Christ et Sœur Jeanne Myriam d'Andres Serrano dans le cadre d'une exposition de la Collection Lambert à Avignon en 2010 et 2011[10], provoquant de nombreuses réactions d'hommes d'État[11],[12] ;

Publications et participation à des colloques et débats[modifier | modifier le code]

Agnès Tricoire est régulièrement invitée aux colloques et débats concernant l'art, sa création, sa protection et ses limites[13],[14],[15],[16],[17].

Elle a par ailleurs contribué ou publié plusieurs ouvrages concernant l'art au sens large, étudiant les interactions entre jugement de droit et jugement de goût[2] :

  • Petit traité de la liberté de création, Éditions La Découverte, collection Cahiers libres, mars 2011 (ISBN 978-2707159823)[18] ;
  • Une démocratie asphyxiée : L'état des droits de l'Homme en France !, collectif avec Agnès Tricoire, Jean-Pierre Dubois, Françoise Dumont et Henri Leclerc, Éditions La Découverte, collection Sur le vif, 2008 (ISBN 978-2707154767) ;
  • La liberté sexuelle, collectif, Éditions Presses Universitaires de France PUF, mars 2005, (ISBN 978-2130548898) ;
  • Du chaos social à l'ordre moral, (direction), Éditions Le Bord de L'eau, collection Clair & Net, novembre 2004, (ISBN 978-2915651027) ;
  • La création est-elle libre ?, (direction), Éditions Le Bord de L'eau, collection Clair & Net, décembre 2003, (ISBN 978-2911803796).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b 'Barreau de Paris, Annuaire: Agnès Tricoire, consultée le 15 mai 2012.
  2. a, b, c, d, e et f 'Calendrier des sciences sociales, La liberté de conception face aux institutions sociales, consultée le 15 mai 2012.
  3. 'Observatoire de la censure, 20 décembre 2011: Une exposition et deux essais sur la censure, consultée le 16 mai 2012.
  4. 'Thèses, La définition de l'œuvre par Agnes Tricoire, consultée le 13 mai 2012.
  5. « «Le droit doit englober l'art de son temps» », Libération, 30 décembre 2006, consultée le 13 mai 2012.
  6. a et b 'École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Revue Novembre Décembre 2007, Droit et création contemporaine, consultée le 15 mai 2012.
  7. a, b, c et d 'Réunion des Musées Nationaux, Les Lundis du Grand Palais, Lundi 16 janvier 2012: l'art peut-il tout montrer?, consultée le 15 mai 2012.
  8. 'Libération, 17.11.2008, Bettina Rheims, la photo copie, consultée le 13 mai 2012.
  9. 'Libération, 14.11.2008, Bettina Rheims condamnée pour contrefaçon, consultée le 16 mai 2012.
  10. 'Le Figaro, L'art au risque du blasphème, consultée le 16 mai 2012.
  11. Une œuvre d'art controversée détruite à Avignon lefigaro.fr, 18 avril 2011.
  12. Présence policière discrète pour la réouverture de la collection Lambert, lexpress.fr, 19 avril 2011.
  13. 'Salon du livre 2012, Pomme C, Pomme V, du "copier-coller" au plagiat?, consultée le 16 mai 2012.
  14. 'Le Nouvel Observateur, Donner, bignole de la littérature, consultée le 28 mai 2012.
  15. 'France 5, Archives Café Picouly, consultée le 28 mai 2012.
  16. 'Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme, 3e Rencontres du livre et de la presse des droits de l’Homme, consultée le 28 mai 2012.
  17. 'EU-China project on the protection on intellectual property right (IPR2), 100th anniversary of China’s Copyright Law , consultée le 28 mai 2012.
  18. 'Non Fiction, L’objet du scandale observé par une juriste, consultée le 15 mai 2012.

Lien externe[modifier | modifier le code]