Agnès Souret

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Agnès Souret
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Agnès Souret à Londres, en 1921.

Naissance
Bayonne, Pyrénées-Atlantiques (France)
Décès (à 26 ans)
Argentine
Nationalité française
Profession

Agnès Souret, née le à Bayonne[1] et morte en septembre 1928 en Argentine, est un mannequin français. Elle est la première Miss France, élue en 1920, alors appelée « la plus belle femme de France ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Jeanne Germaine Berthe Agnès Souret naît le à Bayonne, au no 32 Remparts Lachepaillet[1]. Elle est la fille illégitime de Marguerite Souret, âgée de 20 ans, sans profession, non mariée, domiciliée dans cette même ville. À l'âge de cinq ans, l'enfant est reconnue par sa mère comme l'indique une mention marginale sur son acte de naissance : « Par acte passé devant Nous, Jeanne Germaine Berthe Agnès dont la naissance est constatée ci-contre, a été reconnue pour sa fille naturelle par Marguerite Souret, sa mère à Bayonne le  »[1].

Elle porte le patronyme de son grand-père maternel, Henri Souret, un Béarnais agent des douanes dans le village de Bidarray, époux de Jeanne Carrica native du hameau d'Etxavé, au village d'Ossès. Au moment de son élection, elle habite avec sa mère le village d’Espelette.

Le concours de la plus belle femme de France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Miss France 1920.

En 1920, le concours de « la plus belle femme de France » est créé. Agnès Souret envoie donc une photo d'elle, en communiante avec une courte lettre dans laquelle elle écrit : « Je n'ai que 17 ans, dites-moi si je dois traverser la France pour courir ma chance »[2]. 2 063 candidates se présentent pour les éliminatoires, à l'issue desquelles 49 jeunes filles sont sélectionnées. Agnès Souret a le teint clair, des yeux bruns et des cheveux châtain et mesure 1,68 mètre[2].

Agnès Souret est élue par 115 000 voix[2], ou selon d'autres sources[Lesquelles ?] 198 000. Dans Le Figaro, Hervé Lauwick dit d'elle « Le ciel lui avait donné, outre une beauté éblouissante qu'on pouvait ne pas aimer, mais certaine, infiniment de sagesse et de bonté ; elle avait ce don précieux et rare entre tous les dons : un heureux caractère, que nul mouvement d'humeur n'a jamais troublé. Nous ne connaissons guère, pour être dans ce cas, qu'une seule femme illustre par sa beauté, à laquelle on pourrait peut-être en ajouter deux, mais surement pas trois, dans le monde entier. C'est si dangereux d'être trop belle ; et l'orgueil vient si vite au cœur humain ! »[2].

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Comme son idole Sarah Bernhardt, Agnès Souret rêve de la scène. Sa première tentative au cinéma est un premier rôle dans le film Le Lys du Mont Saint Michel[2], qui est un cuisant échec.

Elle travaille alors comme modiste chez Madeleine et Madeleine, puis poursuit sa carrière artistique dans le domaine de la danse en devenant, comme sa mère avant elle, danseuse au ballet de l'Opéra de Monte-Carlo. Elle est ensuite meneuse de revue aux Folies Bergère, à Paris. Pendant ce temps, entre ses revues et tournées, Agnès Souret revient de temps à autres dans son Pays basque natal, où elle aime se promener sur la croisette de Biarritz, à cheval ou avec son chien Cricri. C'est à cette époque que la maison de famille d'Espelette est renommée Ederrena, ce qui signifie « la plus belle ».

Mort[modifier | modifier le code]

En septembre 1928, alors qu'elle effectue une tournée en Argentine, Agnès Souret meurt d'une péritonite à une date non précisée[3]. Pour rapatrier sa dépouille et lui offrir un caveau dans le cimetière d'Espelette, sa mère vend alors tous ses biens, dont la maison Ederrena. Sa sépulture s'orne d'un médaillon du sculpteur Lucien Danglade.

Hommages[modifier | modifier le code]

André Darraïdou, maire d'Espelette invite l'architecte des bâtiments de France, pour inscrire la tombe à l'inventaire des monuments historiques et donc la restaurer. En 2002, une fête est organisée sur le thème d'Agnès Souret, avec une exposition sur sa vie ; une Miss France est même invitée[réf. nécessaire].

Citations[modifier | modifier le code]

En 1929, Marcel Périn dit d'elle : « son beau corps si souple, si élégant, ses gestes si gracieux, si chastes, tout en elle permettait la floraison d'une grande artiste »[2].

« La lauréate du premier concours de beauté en France fut, en 1920 je crois, une béarnaise : Agnès Souret. Je sais bien qu'à l'époque la mode n'était pas encore aux jeunes filles « sophistiquées ». Mais celle-là manquait vraiment de caractère. Une modiste de sous-préfecture ; et c'est bien à quoi elle continua de ressembler quand on tenta de la produire au music-hall. On promenait cette pauvre fille au-dessus de la salle des Folies Bergères dans une nacelle garnie de roses. Elle avait l'air de ne rien comprendre à ce qui lui était arrivé. Sa carrière au cinéma fut aussi brève, bien qu'un metteur en scène avisé eût découvert qu'elle avait un type propre à interpréter un personnage tiré d'un roman de Delly ! Et puis on appris qu'elle était morte. À Buenos Aires. Cette petite fille était trop grande pour elle », in Cinquante ans de panache, André Becq de Fouquières, 1951, Pierre Horay, page 246.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ekaïna Revue N°132-4e Trim 2014. Agnès SOURET (née à Bayonne le 21/01/1902, N°32 remparts Lachepaillet, décédée en septembre 1928 en Argentine (EC.Bayonne acte naissance N°35 du 24 janvier 1902). fille de Marguerite Souret 20 ans, père inconnu. ISSN O751-8447
  2. a, b, c, d, e et f Extrait du journal Sud-Ouest du 6 décembre 2000 sur monpetitvillage.free.fr
  3. Une mention marginale sur son acte de naissance indique : « Jeanne Germaine Berthe Agnès Souret, Illégitime, décédée en République argentine en  » mais sans précision du jour.