Agir pour l'environnement

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Agir pour l'environnement

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Faire pression sur les responsables politiques et décideurs économiques en menant des campagnes de mobilisation citoyenne
Zone d’influence France, internationale
Fondation
Fondation
Identité
Siège 2 rue du Nord - 75018 Paris
Président Karim LAPP
Secrétaire général Jacques CAPLAT
Directeur général Stéphen KERCKHOVE
Trésorier Jean HASCOËT
Financement 100% indépendant des pouvoirs publics
Membres 10545
Employés 8
Représentativité Agréée et habilitée
Site web agirpourlenvironnement.org

Agir pour l’environnement (APE) est une association française de mobilisation citoyenne en faveur de la protection de l’environnement. Elle a été fondée en février 1997 en diffusant l’appel pour une planète vivable. Par arrêté du 14 décembre 2015, l'association a été agréée au titre de l'article L141-1 du code de l'environnement[1]. En décembre 2016, l'association a également été habilitée au titre de l'article L141-3 du code de l'environnement[2], reconnaissance institutionnelle lui permettant d'être désignée pour prendre part aux débats sur l'environnement qui se déroulent dans le cadre des instances consultatives nationales. L’association compte, au 31 décembre 2017, 10545 adhérents et fonctionne avec un budget de 712 367 euros. Depuis 2017, Agir pour l'Environnement a décidé de renoncer à toute subvention publique afin de garantir son indépendance.

À l'occasion du lancement de l'association, un comité de parrainage présidé par René Dumont et composé d’Anémone, Cabu, Tignous, Albert Jacquard, Théodore Monod, Edgar Morin, Claude Piéplu, Pierre Rabhi, Siné, Jacques Testart, … a permis à l’association de se faire connaître et de s’imposer comme l’un des acteurs clefs du monde environnemental hexagonal.

L’association a été présidée tour à tour par Marie-Françoise Mendez, Denis Baupin, Mireille Ferri, Domi Bernard, Philippe Colomb et, depuis 2018, par Karim Lapp. Le conseil d'administration de l'association est notamment composé de Jacques Caplat (auteur de L'agriculture biologique pour nourrir le monde[3]), Marie-Jeanne Husset (ancienne directrice du journal 60 millions de consommateurs), Julien Milanesi (co-réalisateur du film "L'intérêt général et moi"[4]), Arnaud Apotecker, Guillaume Bodin (réalisateur du film "0phyto, 100% bio"[5]), Anahita Grisoni, Jean Hascoët.

Elle est dirigée par Stéphen Kerckhove, auteur de l'ouvrage Grenelle de l'environnement : l'histoire d'un échec paru en octobre 2010[6].

L'association est membre du Réseau Action Climat, du Réseau Sortir du Nucléaire et d'Inf'OGM.

Objet de l'association[modifier | modifier le code]

L’objet de l’association est d’orchestrer un contre-lobbying environnemental citoyen afin de faire pression sur les responsables politiques ou décideurs économiques. Chaque trimestre, l’association diffuse des campagnes aux formats cartes-pétition. Il s'agit d'un document pédagogique, accompagné de cartes-pétitions à envoyer à deux ou trois cibles et édité entre 10 000 et 200 000 exemplaires. Une équipe de 8 permanents prend ensuite rendez-vous avec les acteurs institutionnels à même de faire évoluer dans un sens favorable les questions posées par les campagnes.

Mode d'action[modifier | modifier le code]

Ces campagnes de mobilisation citoyenne sont toujours menées en partenariat avec des acteurs de la société civile afin de créer des synergies inter-associatives et renforcer le poids structurel de chaque association et syndicat. L'association a participé, en 2009, au Grenelle des ondes avant d'en claquer la porte, au regard de la faiblesse des résultats obtenus. Pour mener à bien son action, l'association orchestre des campagnes de mobilisation citoyenne qui peuvent prendre la forme de manifestations, actions ponctuels, conférences de presse ou actions individuelles. L'association fournit des outils d'éducation à l'environnement. C'est ainsi qu'Agir pour l'Environnement a publié, aux éditions du Passager clandestin plusieurs ouvrages dont Le climat pour tous[7], La bio pour tous[8], Une planète pour tous et en 2018, Tous pollués[9].

Thématiques[modifier | modifier le code]

En 2009, Agir pour l'Environnement a créé Le Jour de la Nuit, opération visant à sensibiliser le grand public aux effets de la pollution lumineuse. Chaque année, à la mi-octobre, ce sont plus de 700 animations locales (sortie nature, observation du ciel étoilé, extinction de l'éclairage public) qui sont organisées par des associations et collectivités locales. Le Jour de la Nuit est soutenu par 19 partenaires associatifs dont l'Association Française d'Astronomie, la Fédération Nationale des Parcs Naturels Régionaux, l'Association des Maires de France ou encore l'ANPCEN.

L'association est à l'origine d'une campagne visant à obtenir un moratoire sur l'utilisation des nanoparticules dans les biens de consommation courante. En juin 2016, Agir pour l'Environnement a rendu publiques les premières analyses mettant en évidence la présence de dioxyde de titane à l'échelle nano-particulaire[10] dans l'alimentation. L'association a également mis en ligne le site www.infonano.org référençant les produits suspectés d'utiliser des nanoparticules.

En rassemblant plus de 200 000 signatures, Agir pour l'Environnement a également obtenu, en lien avec l'Union Nationale de l'Apiculture de Française, l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes. Mobilisée en faveur de l'interdiction du glyphosate, l'association a rendu public un trombinoscope des parlementaires s'étant opposé à l'inscription, dans la loi Alimentation, de l'interdiction de cette substance potentiellement cancérigène. Engagée en faveur de la préservation des insectes pollinisateurs, Agir pour l'Environnement a incité son réseau d'adhérents à créer des zones de BZZZ en semant des graines mellifères. En 2018, ce sont ainsi plus de 7000 zones de BZZZ qui ont été créées.

Parmi les campagnes engagées, l'association s'est fortement mobilisée en faveur d'un seuil de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique servis en restauration collective. Agir pour l'Environnement a mis en ligne un site macantine.bio permettant de connaître la part de bio servie dans l'un des 50000 établissements scolaires français.

Agir pour l'Environnement s'est fortement engagée aux côtés des opposants à l'aéroport de Notre-Dame des Landes et a régulièrement soutenu les actions de l'ACIPA. L'association a relayé les combats contre les grands projets inutiles, notamment en contestant le projet de ferme-usine des 1000 vaches ou les projets autoroutiers. Agir pour l'Environnement a coordonné la publication du Petit livre noir des grands projets inutiles[11] paru aux éditions du Passager clandestin.

Depuis sa création, l’association a orchestré des campagnes sur des sujets aussi variés que les :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Arrêté du 14 décembre 2015 portant agrément de protection de l'environnement de l'association « Agir pour l'environnement - APE » | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 6 novembre 2018)
  2. Arrêté du 21 décembre 2016 portant habilitation de l'association « Agir pour l'environnement - APE » à être désignée pour prendre part au débat sur l'environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales (lire en ligne)
  3. « L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité | Actes Sud », sur www.actes-sud.fr (consulté le 6 novembre 2018)
  4. (en) « L'intérêt général et moi », sur L'intérêt général et moi (consulté le 6 novembre 2018)
  5. Guillaume Bodin, « [FILM DOCUMENTAIRE] Zéro Phyto 100% Bio » (consulté le 6 novembre 2018)
  6. "Grenelle de l'environnement : l'histoire d'un échec"
  7. (en) « Le climat pour tous - Le passager clandestin », sur lepassagerclandestin.fr (consulté le 6 novembre 2018)
  8. (en) « La bio pour tous - Le passager clandestin », sur lepassagerclandestin.fr (consulté le 6 novembre 2018)
  9. (en) « Tous pollués - Le passager clandestin », sur lepassagerclandestin.fr (consulté le 6 novembre 2018)
  10. « ENQUÊTE EXCLUSIVE - Des analyses révèlent la présence de #nanoparticules dans des aliments! », sur Association Agir pour l'Environnement (consulté le 6 novembre 2018)
  11. (en) « Le petit livre noir des grands projets inutiles - Le passager clandestin », sur lepassagerclandestin.fr (consulté le 6 novembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]