Agir ensemble contre le chômage

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logo d'AC !

Agir ensemble contre le chômage ou AC ! est une association française d'aide à la recherche d'emploi fondée en 1993 par des syndicalistes, originaires surtout de l'Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT, des militants associatifs et des personnalités politiques ou intellectuelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

AC ! s'est fait connaître en organisant des marches contre le chômage à travers toute la France au printemps 1994 et par sa participation active au mouvement des chômeurs de l'hiver 1997/1998. Les collectifs du réseau AC! organisent des permanences sociales, pour s'informer, se défendre… En 1998, le collectif parisien est rejoint par le Collectif d'Agitation pour un Revenu Garanti Optimal (CARGO) qui décide de s'autodissoudre au sein d'AC !. À partir de cette date, AC ! abandonne la revendication de la semaine de 32 heures pour s'axer principalement sur celle de l'augmentation des minimas sociaux au niveau du SMIC. AC-Paris semble cependant avoir été considérablement affaibli par la création en 2003 de la Coordination des Intermittents et Précaires (CIP).

En 2006, l'association a connu une scission, dont sont issus deux groupes de collectifs. Le collectif « ac-chômage »[1] est membre de la plate-forme européenne des « Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions ». L'autre collectif[2] est dénommé « ac-réseau ». Tandis qu'AC-Chômage maintient des liens avec les partis politiques regroupés au seins de la Fondation Copernic, AC-Réseau prône au contraire l'autonomie à l'égard des élus.

En 2005, AC-Réseau a initié la création du collectif « Résistance au Travail Obligatoire »[3]. À Paris, AC-Réseau soutient également les actions du Collectif des Mal-Logés En Colère et s'oppose ainsi à la municipalité dirigée par le Parti socialiste et les Verts.

Depuis 2011,le président national d' AC! est Serge Havet, et son porte-parole, Pierre-Étienne Bouchet. En juillet 2007, ils ont obtenu l'abrogation du décret du 22 décembre 2005, sur le contrôle fiscal et social des demandeurs d'emploi. Ce décret prévoyait que les inspecteurs et contrôleurs du travail puissent se faire communiquer par les administrations fiscales tous les documents nécessaires en cas de présomption de fraude de la part d'un chômeur. Le conseil d'État a donc validé le décret, suite à la démarche d'AC!

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]