Roscosmos

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Image illustrative de l'article Roscosmos
Nom officiel Государственная корпорация по космической деятельности «Роскосмос» (Gossoudarstvennïa korporatsia po kosmitcheskoï deiatel'nosti « Roskosmos »)
Nom en français Entreprise d'État pour les activités spatiales « Roscosmos »
Pays Drapeau de la Russie Russie
Siège social Moscou
Création (Agence spatiale russe)
(nom actuel)
Budget annuel 165 milliards de roubles (5,5 milliards d'euros) (2014)[1]
Site Internet www.federalspace.ru
Le musée d'État Tsiolkovsky de l'histoire de la cosmonautique, à Kalouga, en Russie.

Roscosmos, officiellement Entreprise d'État pour les activités spatiales « Roscosmos » (en russe Государственная корпорация по космической деятельности «Роскосмос», Gossoudarstvennaia korporatsia po kosmitcheskoï deiatel'nosti « Roskosmos ») est l'agence chargée du programme spatial civil russe.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Agence spatiale russe (en russe Российское космическое агентство, transcription en français Rossiïskoïé aviatsionno-kosmitcheskoïé aguentstvo, en abrégé РКА et RKA) est créée comme agence gouvernementale le , avec à sa tête Youri Koptev. La RKA intervenait essentiellement dans le domaine spatial civil ; les opérations spatiales militaires étant du ressort des Forces spatiales militaires (UK-VKS, anciennement UNKS).

L'objectif de la RKA était de définir et coordonner les activités spatiales civiles de la Russie, aussi bien sur le plan politique qu'industriel. La tâche fut d'abord particulièrement difficile : bien que jeune et inexpérimentée, l'agence dut maintenir la cohésion avec les industriels russes tels que RKK Energia qui, dès les premières années qui ont suivi la chute de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), cherchent à négocier des contrats avec des agences étrangères dont la NASA et l'Agence spatiale européenne afin de survivre à l'effondrement de la sphère économique.

Au cours de la décennie 1990, la politique russe sur le plan industriel consistait à regrouper les entreprises travaillant dans le spatial pour tenter d'augmenter la productivité du secteur et d'abord de le sauver de la quasi-disparition. Avec un budget annuel équivalent à environ 150 millions de dollars américains[Quand ?], très inférieur à celui des grandes agences occidentales, la RKA ne put lancer de programme spatial ambitieux.

En juin 1999, la RKA fut réorganisée et rebaptisée Agence aérospatiale russe (en russe Российское авиационно-космическое агентство, Rossiïskoïé aviatsionno-kosmitcheskoïé aguentstvo), en abrégé Rossaviakosmos (Россавиакосмос). Elle voit alors son domaine d'intervention élargi à l'aviation. Youri Koptev reste à la tête de l'organisation.

L'accession à la présidence de Vladimir Poutine marqua progressivement un tournant dans la politique spatiale russe : si l'assainissement de l'économie demeura toujours de rigueur, la Russie considéra à nouveau l'espace comme un enjeu important. Les budgets alloués à l'agence augmentèrent, bien qu'ils demeurèrent toujours très en deçà de ceux des puissances spatiales occidentales. Ainsi, en 2002, la Russie avait consacré environ 700 millions de dollars des dépenses publiques pour l'espace, soit moins qu'un pays comme l'Italie.

Parmi les objectifs prioritaires de l'agence figurèrent alors la rénovation de la constellation de satellites[Quoi ?] ainsi que les engagements vis-à-vis de la Station spatiale internationale.

En , quelques jours avant la réélection de Vladimir Poutine à la présidence, de nombreux remaniements institutionnels eurent lieu, lesquels touchèrent notamment l'agence aérospatiale : le 9 mars, elle fut réorganisée, le pôle aéronautique étant à nouveau dissocié du pôle spatial. L'agence spatiale fut alors renommée en Agence spatiale fédérale russe (Федеральное космическое агентство, Fédéralnoïé kosmitcheskoïé aguentstvo, en abrégé ФКА et FKA). Koptev quitta la direction de l'agence, qu'il avait dirigée depuis sa création. Il fut remplacé par Anatoly Perminov, l'ancien chef des Forces spatiales militaires, puis par Vladimir Popovkine et enfin par Oleg Ostapenko.

À partir de la décennie 2010, une succession de défaillances techniques au niveau des lanceurs aussi bien que des satellites fit plus que jamais ressentir le besoin d'une modernisation et d'une restructuration des activités et de l'industrie spatiales russes[2]. Les tentatives de restructuration se succédèrent alors dans une suite de réformes hésitantes aussi bien sur la forme que sur le contenu. On créa d'abord[Quand ?] l'« Entreprise unifiée des fusées et de l'espace[réf. nécessaire] » (Объединенная ракетно-космическая корпорация[3], Obiédinénnaïa raketno-kosmitcheskaïa korporatsia, en abrégé ОРКК et ORKK). Finalement, c'est le dernier directeur de l'agence, Igor Komarov, un civil, qui œuvra à transformer l'agence en entreprise d'État, officiellement nommée depuis le Entreprise d'État pour les activités spatiales « Roscosmos » (Государственной корпорацией по космической деятельности «Роскосмос»[4], Gossoudarstvennoï korporatsieï po kosmitcheskoï deiatel'nosti « Roskosmos »), mettant fin à l'existence de l'agence spatiale russe en tant qu'agence gouvernementale après vingt-trois ans d'existence sous ce statut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) « Российский космический бюджет–2014 », sur novosti-kosmonavtiki.ru (consulté le 26 janvier 2016)
  2. (en) « Russian space industry in 2010s », sur www.russianspaceweb.com (consulté le 26 janvier 2016)
  3. (ru) « ОРКК - Объединенная ракетно-космическая корпорация | », sur www.rosorkk.ru (consulté le 26 janvier 2016)
  4. (ru) « Государственная корпорация по космической деятельности РОСКОСМОС | », sur www.roscosmos.ru (consulté le 26 janvier 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]