Agence spatiale algérienne

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Agence spatiale algérienne
Nom officiel (ar) الوكالة الفضائية الجزائرية
(ber) Tafullut Tadzayrit n Tallunt
Nom en français Agence spatiale algérienne
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Siège social 14 Rue Omar Aissaoui el Hammadia, Bouzareah, Alger
Création
Budget annuel 360 millions $ (2015)
Directeur général Azzedine Oussedik
Site Internet asal.dz

L'Agence spatiale algérienne, également désignée par son acronyme ASAL (en arabe : الوكالة الفضائية الجزائرية, Al-Wakālah al-Faḍa’iyyah al-Jazā’iriyyah?), est une agence spatiale responsable du programme spatial de l'Algérie. L’Agence Spatiale Algérienne (ASAL) est un établissement public national à caractère spécifique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a été créée auprès du chef du gouvernement par décret présidentiel n° 02-48 du 16 janvier 2002.

L’ASAL conçoit et met en œuvre de la politique nationale de promotion et de développement de l’activité spatiale. Son objectif principal est de faire de l’outil spatial un vecteur performant de développement économique, social et culturel du pays et d’assurer la sécurité et le bien-être de la communauté nationale.

Direction[modifier | modifier le code]

L'agence est dotée d'un Conseil d'administration et d'un conseil scientifique et technique, avec à sa tête un directeur général nommé par le président. Les membres du Conseil d'administration sont, outre le directeur général et un représentant du chef du gouvernement, les ministres détenant les principaux portefeuilles susceptibles d'être concernés par les applications satellitaires représentant 15 départements ministériels. L'agence comprend un comité scientifique composé d’experts dans les domaines des technologies et applications spatiales.

Entités opérationnelles[modifier | modifier le code]

L’Agence Spatiale Algérienne est constituée d’une structure centrale et de quatre entités opérationnelles.

Centre des Techniques Spatiales (CTS)[modifier | modifier le code]

Le Centre des Techniques Spatiales (CTS) est chargé de mener toutes les actions d’études et de recherches scientifiques et techniques dans les domaines :

  • de la technologie spatiale, notamment les techniques liées aux capteurs, aux radiomètres, aux télécommunications spatiales, aux stations terriennes de réception et de contrôle ainsi qu’aux engins et instruments d’observation de la terre et de l’atmosphère ;
  • de la physique de la télédétection aérospatiale, du bilan d’énergie au sol et de la physique de l’atmosphère ;
  • de la méthodologie de traitement des images satellitaires et du traitement des banques de données images ;
  • de la géodésie spatiale et des systèmes de références, des techniques et systèmes de navigation par satellites, de la radio-astronomie et l’altimétrie spatiale, de la détermination du champ de pesanteur et du géoïde, et des applications géodynamiques ;
  • de la géomatique, des bases de données et systèmes d’informations géographiques, des méthodes d’acquisition (topographique, photogrammétrie, télédétection et cartographie), de traitement et de restitution des données géographiques.

Centre des Applications Spatiales (CAS)[modifier | modifier le code]

Le Centre des Applications Spatiales (CAS)  est chargé de mettre en œuvre les actions d’exploitation des satellites et des systèmes découlant des programmes spatiaux, en relation avec les différents secteurs utilisateurs. Le centre assure la réalisation des projets opérationnels sectoriels et intersectoriels basés sur la télédétection et les systèmes d’information géographique, particulièrement dans les domaines de l’environnement et des risques naturels, de l’agriculture et des ressources en eau, de  l’aménagement du territoire et de  l‘urbanisme ainsi que de la géologie et des sciences de la terre.

Centre de Développement des Satellites (CDS)[modifier | modifier le code]

Le Centre de Développement des Satellites (CDS) est chargé de la conception, du développement et de la réalisation des systèmes spatiaux prévus dans le cadre du programme spatial national, notamment :

  • la mise à contribution de l’industrie nationale dans les domaines connexes des technologies spatiales, notamment les domaines de la mécanique, de l’électronique, de l’optique, de l’informatique et des télécommunications.

Le CDS a été inauguré le 23 février 2012 et il est situé à Oran[1].

Centre d’exploitation des Systèmes de Télécommunications (CEST)[modifier | modifier le code]

Le Centre d’Exploitation des Systèmes de Télécommunications (CEST) est chargé de la gestion, de l’exploitation et de la commercialisation des produits et services de satellites de télécommunications prévus dans le cadre du programme spatial national, notamment :

  • la gestion technique des infrastructures terrestres de réception et de contrôle ;
  • la prise en charge des produits et services des satellites en relation avec les secteurs utilisateurs concernés ;
  • la définition et la mise en œuvre d’une politique de commercialisation des produits et services.

Missions terminées[modifier | modifier le code]

Alsat-1[modifier | modifier le code]

Le premier satellite algérien mis sur orbite est Alsat-1, un micro-satellite de cartographie, visant principalement à la gestion des ressources naturelles et à la prévention des catastrophes naturelles comme les inondations et les tremblements de terre.

Il a été intégré par des ingénieurs algériens et britanniques chez SSTL, au Royaume-Uni. La mise sur orbite a été réalisée par un lanceur russe Cosmos-3M, le , de la base de Plesetsk en Russie.

Alsat-1 fait partie du programme Disaster Monitoring Constellation (DMC), visant à prévenir les catastrophes naturelles dans le monde. DMC comprend l'Algérie, le Royaume-Uni, la Chine, le Nigeria et la Turquie. Alsat-1 est le premier satellite lancé de la constellation.

Le satellite est arrivée en fin de vie le 15 août 2010.

Missions en cours[modifier | modifier le code]

Cartographie[modifier | modifier le code]

Alsat-2[modifier | modifier le code]

Le deuxième satellite algérien mis en orbite est Alsat-2A, un satellite d'observation de la Terre à haute résolution. Il a été intégré et testé en France, dans les locaux d'EADS Astrium avec la participation de 29 ingénieurs algériens.

Alsat-2A a été lancé par une fusée PSLV le 12 juillet 2010 depuis le Centre spatial de Satish Dhawan situé à Sriharikota près de la métropole de Chennai (sud de l'Inde). Avec une résolution au sol de 2,5 m en mode panchromatique et de 10 m en mode multispectral, il sert à différentes applications notamment la topographie, l'agriculture, la cartographie, le suivi de l'environnement...

Alsat-1B[modifier | modifier le code]

Alsat-1B est le troisième satellite algérien d'observation de la terre à moyenne résolution. Placé en orbite à 670 km d’altitude, il fournit des images en mode multispectral (visible et proche infrarouge) et panchromatique.

Il a été lancé le 26 septembre 2016 à 04 h 43’ heure algérienne [9 h 13’ heure indienne] par le lanceur indien PSLV C-35 et ce, depuis le site de Sriharikota du Centre Spatial de Satish Dhawan, situé dans la région du Chennaï au Sud-Est de l’Inde.

L’exploitation de ces images Alsat-1B répond entre autres à des objectifs liés à la protection de l’environnement et des différents écosystèmes naturels, à L’observation des phénomènes de la désertification et à leurs cartographies, à la cartographie de l’occupation des sols, à l’aménagement des territoires et du littoral et à la prévention et la gestion des risques naturels.

Alsat-1B fait également partie de la constellation internationale DMC (Disaster Monitoring Constellation).

Alsat-2B[modifier | modifier le code]

Alsat- 2B est le quatrième satellite d'observation de la terre à haute résolution, placé sur une orbite située à 670 km d’altitude et ce, après Alsat -2A en orbite depuis juillet 2010.

Ce satellite a été lancée le 26 septembre 2016 à 04 h 43’ heure algérienne [9 h 13’ heure indienne] par le lanceur indien PSLV C-35 et ce, depuis le site de Sriharikota du Centre Spatial de Satish Dhawan, situé dans la région du Chennaï au Sud-Est de l’Inde[2].

Les images prises par Alsat-2B dans les modes multispectral (visible et proche infrarouge) et panchromatique, permettent d'augmente la fréquence des prises de vue et de renforcer les capacités de couverture du territoire algérien.

L’exploitation des images Alsat-2B à 2.5 m en mode panchromatique et en mode couleur rehaussé permettra d’investir des domaines thématiques et économiques importants tels, la planification et l’aménagement urbains et agricoles des territoires et du littoral, la cartographie et le suivi des infrastructures et des ouvrages d’art, l’établissement et la mise à jour du cadastre steppique et saharien et la prévention et la gestion des risques naturels (inondations, feux des forêts…). 

Recherche scientifique[modifier | modifier le code]

Alsat 1N[modifier | modifier le code]

Alsat-1N (ou Alsat Nano) est un nanosatellite à mission scientifique et de démonstration technologique développé dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de coopération entre l'Agensce spatiale algérienne et l’Agence spatiale du Royaume-Uni (UKSA), par une équipe mixte d'ingénieurs algéro-britannique.

Ce satellite a été lancée le 26 septembre 2016 à 04 h 43’ heure algérienne [9 h 13’ heure indienne] par le lanceur indien PSLV C-35 et ce, depuis le site de Sriharikota du Centre Spatial de Satish Dhawan, situé dans la région du Chennaï au Sud-Est de l’Inde.

Ce satellite est destiné à l’analyse du comportement de trois charges utiles innovantes (caméra, mesure de radiation/magnétomètre et film solaire), ainsi que l’exploitation des données géomagnétiques terrestres et des images de la terre, fournies à titre démonstratif. L’exploitation de ces données sera réalisée par des équipes composées de chercheurs et universitaires algériens.

Projets en cours de développements[modifier | modifier le code]

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Alcomsat-1[modifier | modifier le code]

Le satellite de télécommunications Alcomsat-1, sera lancé mi-2017 en Chine par une fusée Chang Zheng 3 dans la base de Xichang et sera donc le premier satellite de ce genre en Algérie[3].

Il fait partie de la gamme des Dong Feng Hong 4, qui a une masse de 5 200 kg et qui fait 26 mètres d’envergure pour une durée de 15 ans en orbite géostationnaire.

Il emportera des transpondeurs en bande KU, pour la télévision, en bade KA pour le V-Sat et les transmissions internet ainsi que des transpondeurs en bandes X, EHF et UHF pour les besoins de l’armée et des secteurs stratégiques de l’État.

Les deux stations de contrôle au sol ont été construites, l’une à Médéa et la seconde à Ouargla. Elles permettront de contrôler le satellite, de le maintenir et de le mettre à jour. Elles seront opérées par un personnel algérien qui a été formé en Chine.

La longitude d'Alcomsat-1 est de 24.8°W.

Références[modifier | modifier le code]

  1. F_401, « Algérie : inauguration du Centre de développement des satellites à Oran -Le Quotidien du Peuple en ligne », sur french.peopledaily.com.cn (consulté le 11 janvier 2017)
  2. « ASAL: Agence Spatiale Algérienne », sur www.asal.dz (consulté le 26 septembre 2016)
  3. Akramov, « Lancement d’Alcomsat-1, quels bénéfices pour l’ANP ? », sur MENADEFENSE,‎ (consulté le 26 septembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]