Association pour le cinéma indépendant et sa diffusion

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ACID
Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion
Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion

Création 1992
Type Association
Siège Paris
Personnes clés Fabienne Hanclot (Déléguée générale)
Site web https://www.lacid.org/

L'Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID ) est une association de cinéastes défendant le cinéma indépendant. Elle soutient la diffusion en salles de films indépendants et œuvre à la rencontre entre ces films, leurs auteurs et le public.

La force du travail de l’ACID repose sur son idée fondatrice : le soutien par des cinéastes de films d’autres cinéastes, français ou étrangers. Chaque année, les cinéastes de l’ACID accompagnent une trentaine de longs métrages, fictions et documentaires, dans plus de 200 salles indépendantes et dans les festivals en France et à l’étranger.

Parallèlement à la promotion des films auprès des programmateurs de salles, au tirage de copies supplémentaires et à l’édition de documents d’accompagnement, l’ACID renforce la visibilité de ces films par l’organisation de débats, lectures de scénarios, concerts, dans des salles françaises, des festivals et des lieux partenaires à l’étranger. Afin d’offrir une vitrine aux jeunes talents, l’ACID est également présente depuis 1993 au Festival de Cannes avec une programmation parallèle de 9 films pour la plupart sans distributeur[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1991, 180 cinéastes français signent un manifeste intitulé « Résister »[2] écrit par Luc Béraud, Claudine Bories, Jean-Pierre Gallepe, Serge Le Péron, Gérard Mordillat et Jean-Pierre Thorn[3]pour la défense du cinéma indépendant. Le texte indique : « Il s’agit donc pour les cinéastes de résister, de ne pas se laisser imposer une morale qui n’est pas la leur : une morale qui ne pense qu’en termes de classement, de hiérarchie, d’exclusion, d’argent. Depuis toujours dans le cinéma français la marge et le centre sont intimement liés, indissociables. Toucher l’un, c’est atteindre l’autre. Henri Langlois avait fondé sa morale sur l’idée que "tous les films sont égaux". Il n’en est pas d’autre qui vaille. Il s’agit donc pour les cinéastes de résister. Résister en donnant une vraie chance à tous les films d’être vus. »

En 1992 la parution du manifeste, les cinéastes signataires décident de créer une structure pour créer un lien entre eux, les distributeurs, les exploitants et les spectateurs, dans l'optique d’aider des films indépendants à atteindre leur public : ce sera l'ACID, une association de loi 1901. L’agence signe en août une convention avec le CNC et un accord avec l’Agence du Développement Régional pour le Cinéma, qui finance des copies pour diffuser des films en province (quatre films, avec une copie par film pour dix salles). L’ACID fait des déplacements en régions et contacte les exploitants pour organiser des projections de prévisionnement, et en faisant venir auteurs, réalisateurs et comédiens. Les films sélectionnés sont ceux sortent toujours sur moins de 40 copies[4].

Les premiers films soutenus sont La Petite Amie d’Antonio de Manuel Poirier et Parfois trop d'amour de Lucas Belvaux. L'association participe aux tables rondes sur la distribution et l’exploitation avec Association des cinéastes documentaristes (ADDOC), l'Association Française des Cinémas d'Art et d'Essai (AFCAE), l'ARP, le Groupement National des Cinémas de Recherche (GNCR), la PROCIREP ou encore la SACD[5].

En novembre 1993 l'ACID participe pour la première fois au Festival de Cannes, en proposant sept projections de films. Les années suivantes ce nombre monte à 10. L'association met aussi en place une « chaîne » de salles indépendantes dans Paris qui hébergent chaque mois des rendez-vous : d'abord au République chaque lundi (du 22 novembre 1993 au 28 octobre 1997), puis à la Vidéothèque de Paris un jeudi sur deux (du 15 janvier 1998 au 25 juin 1998) ensuite à l’Espace Saint Michel, le deuxième lundi de chaque mois. À chaque fois un réalisateur présente le travail d'un autre réalisateur, et la projection est précédée d'un court-métrage et suivie d'un débat avec l'équipe du film.

Au fil du temps l'ACID a noué un partenariat avec plus de 350 cinémas art et essai[6] qui programment ses films. Chaque année elle organise près de 400 événements (rencontres, ciné-concerts, ateliers...). Un programme « réseau de spectateurs » permet à ces derniers de soutenir à leur tours des films en salles. L'ACID organise également des projections avec des festivals, lieux culturels ou universités en France et à travers le monde.

À sa création l’action de l'association était concentrée sur les villes petites et moyennes, mais au fil du temps elle s'est élargie aux grandes villes car l'accès des films indépendants aux salles s'y est dégradé.

En 2012 une rétrospective des films ACID est organisée par la Cinémathèque française[7].

Parmi les membres actifs[modifier | modifier le code]

(membres ou anciens membres du Bureau)

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prix décerné dans le cadre de la semaine de la critique
  2. « Résister : Manifeste des cinéastes en France », sur ACID, (consulté le 4 novembre 2014)
  3. Fabienne Hanclot, déléguée générale de l'ACID, entretien réalisé par Ariel Schweitzer, Cahiers du cinéma, n° 678, mai 2012, p. 48
  4. Clarisse Fabre, « L'ACID fête ses 20 ans », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. « 20 ans de cinéma indépendant », sur ACID, (consulté le 4 novembre 2014)
  6. Cédric Lépine, « Festival de Cannes 2015 : entretien avec Fabienne Hanclot, déléguée générale de l’ACID », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  7. « Revue de presse - 20 ans de l'ACID », sur L'ACID, (consulté le 30 novembre 17)

Lien externe[modifier | modifier le code]