Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique
| Fondation |
|---|
| Sigle |
Agence bio |
|---|---|
| Type | |
| Domaine d'activité | |
| Pays |
| Site web |
|---|
| data.gouv.fr |
|---|
L'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, dite Agence bio, est un groupement d'intérêt public de promotion de l'agriculture biologique en France, sous tutelle du ministère de l'Agriculture et du ministère de la Transition écologique.
Histoire
[modifier | modifier le code]L'Agence bio est créée le [1] sous le gouvernement Jospin, par le ministre de l'Agriculture Jean Glavany et celui le ministère de la Transition écologique. Yves Cochet[2]. Elle concour au développement de l'Agriculture biologique en France[3] et notamment permettre à la France d'atteindre l'objectif européen adopté en 2019, repris par le Pacte vert européen adopté par la Commission européenne en (Stratégie « De la ferme à la fourchette »), qui est que 25 % des surfaces agricoles soient cultivées en bio en 2030 sur tout le territoire de l'Union européenne. Cette évolution des modes de production, doit contribuer à diviser par deux l'usage des pesticides, et les ventes d’antibiotiques pour les animaux d’élevage ; il s'agit aussi de réduire de 20 % le recours aux engrais chimiques avant 2030.
Son siège est basé à Montreuil dans le département de la Seine-Saint-Denis.
En 2025, en commission, la majorité (de droite) du Sénat français vote une proposition de Laurent Duplomb, ancien président FNSEA et personnalité de l'industrie agroalimentaire, soutenue par le gouvernement, qui déclare faire 2,9 millions d'économies, visant à supprimer l'Agence BIO, (opérateur de l’État) en suggérant une reprise de ses missions par le ministère de l’agriculture [4],[5]. Elle retire également du projet de loi d'orientation agricole, l'objectif de 21% de surfaces agricoles cultivées en bio à horizon 2030 (cet objectif-cible devait mettre à jour le Code rural et de la pêche maritime, où il était de 15 %, à atteindre avant le (tel que fixé en 2021 ; encore inférieur au nouveau seuil de l'Union européenne, et par ailleurs jamais atteint, car en 2025, le taux est plutôt d'environ 10 %). À l'Assemblée nationale, les députés de gauche, et le gouvernement réintroduissent l'objectif de 21 % au (qui est celui du correspondant au chiffre qui figure dans le programme national pour l'agriculture biologique, et que l'Assemblée nationale avait initialement souhaité). Au Sénat, le rapporteur LR Laurent Duplomb, motive ce retrait en arguant que cet objectif ne correspondrait pas à un marché du bio qui s'est contracté (« Est-ce qu'aujourd'hui, objectivement, avec 8 % de la surface agricole en bio et le marasme de la consommation, indiquer 21 % de surface, sans adéquation avec la consommation, ce n'est pas prendre les producteurs pour des imbéciles ? » a-t-il précisé, alors que Daniel Salmon, notait lui que « L'ambition de ce projet de loi est de répondre au défi du renouvellement des générations et en ce sens l'agriculture biologique est centrale car elle est plébiscitée par les jeunes qui souhaitent s'installer en agriculture. 30 à 50 % des futurs agriculteurs veulent le faire en bio. Pourquoi ? Parce qu'il y a une recherche de sens et de qualité au travail »[6]. La gauche sénatoriale et le gouvernement déposent une dizaine d'amendements pour réintroduire ce seuil dans la loi, tous rejetés par la majorité sénatoriale[6]. Ce retrait suscite des protestations[7], notamment basées sur le fait que l'Agriculture Bio est plus vertueuse en termes de réduction des gaz à effet de serre, de préservation de la biodiversité, et de mise sur le marché de produits sains du point de vue de la santé environnementale. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard a réagi en disant que le Gouvernement ne souhaitait pas supprimer cette Agence mais qu'il travaille à l'optimiser[5].
Missions
[modifier | modifier le code]L'Agence bio est en relation étroite avec des partenaires ayant vocation à contribuer au développement de l'agriculture biologique, en particulier des organisations publiques, professionnelles et interprofessionnelles, chercheurs, circuits de distribution, organisations de la protection de l'environnement et de défense des consommateurs. Particulièrement, elle a pour mission de communiquer et d'informer sur l'agriculture biologique et ses produits, de développer et d'approfondir l'Observatoire national de l'agriculture biologique, de faciliter la concertation entre partenaires, de contribuer au développement de la structuration des filières et de gérer les notifications des producteurs et autres opérateurs certifiés, ainsi que le logo « AB » depuis 2008.
L'Agence bio traite les notifications des producteurs, préparateurs, transformateurs et distributeurs, acteurs de la filière agriculture biologique. La conversion vers l'agriculture biologique (période de transition entre le conventionnel et l'agriculture biologique, pour les producteurs, mais aussi les préparateurs, les transformateurs et les distributeurs de produits biologiques) commence par l'identification auprès de l'Agence BIO en remplissant le formulaire de déclaration.
L'Agence bio tient à jour l'annuaire officiel des professionnels notifiés en agriculture biologique. Il regroupe tous les professionnels notifiés, qu'ils soient producteurs, préparateurs ou transformateurs, distributeurs ou importateurs de produits bio.
Depuis 2007, l'Agence bio dirige le Fonds de structuration des filières biologiques dénommé « Avenir Bio ». Elle est dotée de 3 millions d'euros par an pendant cinq ans sur la période 2008-2012. L'appel à projets Avenir Bio est institué dans l'objectif de tripler les surfaces en agriculture biologique, en France, à l'horizon 2012 (passage de 2 % à 6 %). Dans le cadre du Programme Ambition bio 2017 lancé en 2013, 4 millions d'euros par an sont désormais alloués à l'Agence bio pour gérer Avenir Bio.
Chaque année, l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique organise l'Opération Printemps bio avec des acteurs de l'agriculture biologique.
Organisateur des Assises de l'agriculture biologique à partir de 2007, l'Agence bio participe chaque année au Salon international de l'agriculture, au Salon Biofach en Allemagne, au Congrès mondial de l'International Federation of Organic Agriculture Movements (IFOAM) ou encore au Salon international bisannuel Tech&Bio.
Organigramme
[modifier | modifier le code]L'Agence bio rassemble des représentants des pouvoirs publics (ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et ministère de l'Écologie de l’Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire) ainsi que des professionnels (la Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France (FNAB), les Chambres d'agriculture, Synabio et Coop de France) au sein de son conseil d'administration.
Présidence
[modifier | modifier le code]- Pascal Gury (Coop de France) : 2009-2011[8]
- François Thiéry (FNAB) : 2011-2013[9]
- Étienne Gangneron (Chambre d'agriculture en France) : 2013-2015
- Didier Perréol (Synabio) : 2015-2017[10]
- Gérard Michaut (Coop de France) : 2017-2019
- Philippe Henry (FNAB) : 2019-2021
- Loic Guines (APCA) : 2021-2023
- Jean Verdier (Synabio) : 2023-2025
- Bruno Martel (La Coopération Agricole) : 2026-(en cours)[11]
Direction
[modifier | modifier le code]- Michel Helfter :
- Élisabeth Mercier : 2004-2016[12]
- Florent Guhl : 2016-2020
- Laure Verdeau : 2020- (en cours)
Identités visuelles
[modifier | modifier le code]-
Ancien logo
-
Nouveau logo
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Transrural Initiatives n°199 du 23 octobre 2001, page 1.
- ↑ « L’Agence Bio, 20 ans de promotion de l'agriculture biologique française », lire en ligne (consulté le 23 janvier 2025)
- ↑ Réussir Fruits & Légumes n°201, novembre 2001, page 14.
- ↑ Simon Barbarit, « Budget agriculture : la droite sénatoriale supprime l’Agence Bio, et provoque la colère des écologistes », sur Public Sénat, (consulté le ).
- « Malgré la pression du Sénat, l'exécutif ne veut pas fermer l'Agence bio », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- Romain David, « Loi d'orientation agricole : le Sénat efface du code rural les objectifs chiffrés sur le bio », sur Public Sénat, (consulté le ).
- ↑ « Un mur dressé contre la fermeture de l'Agence Bio », sur zoomdici.fr, (consulté le ).
- ↑ http://www.agencebio.org/actualites.asp?n1=3&n2=&FK_categorie=1&page=1&PK_actualite=88
- ↑ « [NOMINATION] François Thiery est élu President de l'Agence BIO », sur Actu-Environnement (consulté le ).
- ↑ « Didier Perreol élu président de l'Agence BIO » sur agrisalon.com,
- ↑ « Bruno Martel, éleveur laitier en Ille-et-Vilaine, est le nouveau président de l’Agence Bio », Ouest-France, .
- ↑ « Décret du 10 février 2016 portant nomination d'une inspectrice générale de l'agriculture de 1re classe - Mme MERCIER (Elisabeth) »
, sur Légifrance (consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
