Agaricus campestris

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Agaric champêtre, Rosé des prés

L'agaric champêtre ou rosé des prés (Agaricus campestris) est une espèce de champignons (Fungi) basidiomycètes de la famille des Agaricaceae. Au XIXe siècle, il était aussi appelé Souris-rose[1].

Fiche[modifier | modifier le code]

Famille: Agaricacées.

Synonymes: psalliota campestris, psalliote champêtre, rosé-des-près.

Comestible: excellent comestible.

Chapeau: jusqu'à 10 cm de diamètre, blanc à beige pâle.

Lames: libres, rose vif puis brun chocolat.

Pied: atteignant 7-8 cm de longueur sur 1,5-2 cm d'épaisseur,en fuseau à la base, à anneau mal formé, souvent à peine visible, ou qui disparaît avec l'âge.

Chair: blanche ou un peu rose, ne changeant pas de couleur à la coupe; bonne odeur de champignon de paris.

Description[modifier | modifier le code]

Agaric champêtre retourné.

Ce petit agaric est un proche parent du champignon de paris.

Il est facile à repérer dans les prairies où il forme souvent de grandes colonies, parfois en mélange avec les autres agarics des près beaucoup plus gros, comme l'agaric des jachères (Agaricus avensis).

Son identification est aisée grâce à son pied dit en fuseau, dont le diamètre diminue vers la base, et de son anneau souvent peu visible, réduit à une simple ligne un peu membraneuse.

Habitat et saison[modifier | modifier le code]

Le rosé-des-près pousse dans les prairies rases, avec une préférence pour celles pâturées par les vaches ou les chevaux; on le voit surtout en automne.

Comestibilité[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2016)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Il est largement ramassé et mangé, même par des personnes inexpérimentées. Ce champignon n'est pas cultivé commercialement en raison de sa maturation rapide et de sa courte durée de vie. Il peut être consommé sauté ou frit, en sauce, ou même cru dans les salades. Par sa saveur et sa texture, ce champignon est presque entièrement identique au champignon de Paris (Agaricus bisporus).

Il est important de bien le laver pour le débarrasser de tout le sable et des petites larves blanches qui creusent des tunnels dans le pied et le chapeau.

Risques de confusion[modifier | modifier le code]

50 % des cas d'empoisonnement liés à la famille des Agaricacées sont dû à l’Agaricus xanthodermus[2]. Le rougissement de sa chair le distingue l'Agaricus campestris de l’Agaricus xanthodermus (responsable de problèmes gastro-intestinaux) dont la chair jaunit[réf. nécessaire].

Agaricus campestris est parfois confondu avec l'Amanite vireuse (Amanita virosa) et l'Amanite phalloïde (Amanita phalloides), cette dernière surtout à l'état jeune, champignons mortels dont les lamelles sont blanches. Ces amanites peuvent s'aventurer en prairie à quelques mètres de la lisière d'un bois, se mêlant aux Agaricus comestibles, d'où la confusion fatale

Il est parfois aussi confondu avec des Clitocybes blancs vénéneux.

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Le genre agaricus a été décrit pour la premières fois en 1753 par le Suédois Carl von Linné.

Il regroupait alors tous les champignons qui avaient des lamelles sous le chapeau.

Les mycologues ont ensuite découpé cet énorme ensemble en de nombreux genres de taille plus modeste et aujourd'hui, ce nom ne s'applique qu'a des champignons à chair fibreuse, à lame libres et à spores brun chocolat ou noirâtre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle[réf. incomplète]
  2. (en) Peter Jordan, The Mushroom Guide and Identifier: The Ultimate Guide to Identifying, Picking and Using Mushrooms, London, Hermes House, (ISBN 1-84038-574-X), p. 100

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]