Agama Tirta

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Une crémation à Bali (2007)

Bali constitue la plus grande communauté hindouiste en dehors de l'Inde. Toutefois, l'hindouisme s'est développé différemment sur l'île indonésienne, si bien que ses habitants lui ont donné un autre nom : Agama Tirta. Cette expression est formée sur les mots d'origine sanskrite agama et tirtha et signifie littéralement « religion de l'eau sacrée »[1].

Description[modifier | modifier le code]

Cette religion, tout comme l'hindouisme d'Inde, fait appel à la notion de caste. Chaque Balinais doit remplir ses devoirs religieux selon sa caste. L'Agama Tirta a été influencé par des concepts religieux de Chine et de Java, en plus de ceux de l'Inde. C'est une religion plus près de la Terre, plus animiste. Ce sont les temples qui assurent la liaison entre les personnes et les dieux (il en existe tout un panthéon). Les Balinais ont d'ailleurs une très grande peur face aux esprits ou aux fantômes. Ils craignent qu'ils soient dissimulés sous l'apparence de chats noirs, de corbeaux ou de femmes nues.

Quelques rites[modifier | modifier le code]

Le limage des dents, qui a lieu à l'adolescence, le mariage et la crémation sont trois étapes importantes dans la vie d'une personne croyant à l'Agama Tirtal. Il y a également réclusion et purification symbolique chez les filles venant d'avoir leurs premières menstruations. Plusieurs rites de passage sont uniques à Bali.

On remarque à Bali que toutes les statues, et certains vieux arbres sont ornés de pagnes, le poleng. C'est une marque de respect dû à la croyance que chaque chose est un être, et qu'une fois la pierre sculptée, elle incarne réellement le dieu qu'elle représente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aarsse, Robert. L'Indonésie, Éditions Karthala, 1993, (ISBN 978-2-86537-349-9), p.37.
  • Dalton, Bill. Indonésie, Genève, Éditions Olizane, 1992, 367 p.
  • Richard, Élisabeth et Vicart, Antoinette. Indonésie, Paris, Éditions Arthaud, 1991, 449 p.