Africa Eco Race

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Africa Eco Race
Description de l'image Logo AER 2012.png.
Généralités
Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Catégorie International
Site web officiel
Passage du camion "De Rooy", zone de Tijirit en Mauritanie lors de l'Africa Race 2008.

L'Africa Eco Race est un rallye-raid international créé en 2009 par la volonté de pays africains [1] de maintenir un rallye sur le continent après le déplacement du Rallye Dakar en Amérique du Sud.

Histoire et positionnement[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, le Rallye Dakar est perturbé à plusieurs reprises par des menaces terroristes. En raison de graves problèmes de sécurité en Mauritanie, qui devait accueillir 8 étapes, la course qui devait commencer en janvier 2008 est annulée peu avant le départ. L'organisateur du Rallye Dakar décide de faire courir l'édition de l'année suivante en Amérique du Sud, mettant un terme aux rallyes-raids en Afrique.[réf. nécessaire]

Pendant l'année 2008, un nouveau projet d'un rallye en Afrique, Africa Eco Race, est lancé. D'anciens vainqueurs du Rallye Dakar (Hubert Auriol, Jean-Louis Schlesser) se rallient à ce projet, qui se réclame plus proche de l'esprit de Thierry Sabine, mais moins médiatisé[2].

Outre l'aspect sportif, le rallye a pour ambition de reprendre les valeurs des rallyes raids[3] et de prendre en compte des nouveaux aspects sécuritaires et environnementaux. Les bivouacs sont choisis loin des villes et des tarmacs d'aéroport, les concurrents se retrouvent en plein désert, loin de tout, livrés à eux-mêmes.

Véhicules et catégories[modifier | modifier le code]

Passage d'un Buggy, zone de Tijirit en Mauritanie lors de l'Africa Race 2008.

Les trois catégories principales sont les motos, les autos et les camions.

  • les motos : classe 450 cm3 (jusqu’à 450 cm3), classe Open (au-dessus de 450 cm3) et quads ;
  • les autos et camions : les T1 (tout terrain modifié), les T2 (tout terrain de série), les SSV, le Groupe Open et les T4 (camion tout terrain) ;
  • le groupe « expérimental » : véhicules à énergie propre créés spécialement pour la course, avec un classement spécifique aux kilomètres parcourus.

Éditions[modifier | modifier le code]

Parcours 2012
  • La première édition de l' Africa Race (qui allait devenir l' Africa Eco Race) s'est déroulée du 26 décembre 2008 au 11 janvier 2009. Le départ s'est fait de Marseille en France et l’arrivée à Dakar, la capitale du Sénégal. Le rallye comptait 12 étapes pour un total de 4 089 km de spéciales et 3 401 km de liaisons.
  • La seconde édition, rebaptisée Africa Eco Race, a eu lieu du 27 décembre 2009 au 10 janvier 2010.
    • Elle fut remportée à nouveau par Jean-Louis Schlesser en catégorie Auto. L'italien Marco Capodacqua gagne en moto et le hongrois Miklos Kovacs en camion.
  • L'édition 2011 eu lieu du 27 décembre 2010 au 9 janvier 2011. Le départ fut donné à Château Lastour (Aude) et l’arrivée, comme de coutume, à Dakar, la capitale du Sénégal.
    • Troisième victoire en 3 édition pour Jean-Louis Schlesser en auto. Titre moto pour Willy Jobard (KTM hybride) et titre camion pour le tchèque Tomáš Tomeček (Man).
  • L'édition 2012 Sonangol-Africa Eco Race a pris son départ le 27 décembre 2011 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 8 janvier 2012.
    • Quatrième victoire pour Jean-Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser. Titre moto pour Oscar Polli sur KTM et titre camion pour Tomáš Tomeček avec son camion Man qui obtient une seconde place au général[4].
  • L'édition 2013 Sonangol-Africa Eco Race a pris son départ le 28 décembre 2012 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 9 janvier 2013.
    • Cinquième victoire pour Jean-Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser. Titre moto pour Martin Fontyn sur KTM et titre camion et seconde place au général pour Anton Shibalov avec son camion Kamaz devant Tomáš Tomeček et son camion Tatra.
  • L'édition 2014 Sonangol-Africa Eco Race a pris son départ le 29 décembre 2013 de Saint-Cyprien pour arriver sur les rives du Lac Rose à Dakar le 11 janvier 2014.
    • Sixième victoire pour Jean-Louis Schlesser en auto sur buggy Sonangol-Schlesser, copiloté par Thierry Magnaldi. Titre moto pour Mika Pisano sur Honda 450cc et titre camion pour Tomáš Tomeček avec son Tatra.
  • L'édition 2015 a pris son départ de Saint-Cyprien le 28 décembre 2014 pour arriver au Lac Rose à Dakar le 11 janvier 2015.
    • Jean Antoine Sabatier et Jean Luc Rojat sur Bugga One, dans la catégorie Auto, Pal Anders Ullevalseter sur KTM pour le titre Moto et deuxième victoire pour Anton Shibalov avec son Kamaz pour la catégorie camion.

Controverses[modifier | modifier le code]

Bien que l'Africa Eco Race n'ait eu à déplorer aucun incident depuis ses débuts, le sport automobile en général, et le rallye Paris-Dakar en particulier, suscitent des mouvements d'opposition. Ces critiques sont de plusieurs ordres :

  • Le manque de sécurité sur le parcours du rallye Paris-Dakar est mise en avant, avec des accidents mortels de spectateurs africains dont ceux de Boubacar Diallo (Guinéen de 10 ans, tué le 13 janvier 2006) et Mohamed Ndaw (Sénégalais de 12 ans, tué le 14 janvier 2006) lors du Paris-Dakar de 2006. Un collectif (le Cavad) initialement créé par opposition au Paris-Dakar, a également pris officiellement position contre l'Africa Eco Race [5]. Dans une interview[6], questionné sur ce sujet, l'organisateur affirme que « toutes les dispositions seront prises afin que les conditions de sécurité soient réunies sur le parcours du rallye. »
  • La problématique de la sécurité des participants du rallye Paris-Dakar a été soulevée à la suite de l'assassinat de 4 touristes en Mauritanie le 24 décembre 2008, ASO avait annulé le rallye 2008 et entraîné le rallye vers l'Amérique du Sud. Certains se posent la question des "vraies fausses menaces"
  • L'organisateur du rallye indique néanmoins bénéficier du soutien des autorités mauritaniennes[6] : « Le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal m’ont sollicité en mars 2008, à la suite de ces événements pour réfléchir à l’organisation d’une autre épreuve. ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]