Affaire de la Sempap

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La Sempap est la Société d'économie mixte parisienne de prestation qui fut créée en 1986 en remplacement de l'imprimerie municipale. Elle fut dirigée par Jacques Brats, aujourd'hui décédé. Elle fut dissoute en 1996.

Détournement de fonds publics[modifier | modifier le code]

La Sempap est soupçonnée d'avoir favorisé des entreprises dans la passation de marchés publics, d'avoir financé le RPR via le cabinet de la mairie de Paris et d'avoir imprimé gracieusement des documents personnels pour Bernadette Chirac. Ces détournements auraient coûté entre 99 et 110 millions de francs (15 à 16 millions d'euros) à la ville de Paris[1].

En avril et , deux rapports de l'Inspection générale de la ville de Paris dénonçaient l'existence d'un « système sciemment mis en place qui prive la Sempap de toute marge de manœuvre avec ses fournisseurs et qui peut, à tout moment, provoquer un scandale politico-financier qui ne manquera pas d'éclabousser la ville et le maire de Paris lui-même. »

Dix personnes ont été mises en examen dans ce dossier. Certaines d'entre elles, dont l'épouse de Jacques Brats, ont évoqué des remises d'argent en espèces.

Trois proches de Jacques Chirac ont été entendus comme témoins en 2003 et 2004 par le juge Armand Riberolles visant des faits de « favoritisme, détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts » : Michel Roussin, Jean Tiberi et Bernard Bled.

Protagonistes[modifier | modifier le code]

Jacques Brats[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui décédé, Jacques Brats fut considéré par les enquêteurs comme le principal bénéficiaire des détournements.

Jacques Chirac[modifier | modifier le code]

Jacques Chirac a été entendu comme témoin le en tant que témoin par le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy[2].

Selon le Monde, il lui a expliqué tout ignorer de ce dossier. « En 1985-1986, j'avais d'autres préoccupations que celles de savoir ce que devenait cette Sempap dont j'ignorais l'existence. » Interrogé sur une convention entre la ville de Paris et la Sempap, M. Chirac a expliqué : « Je signais des montagnes de parapheurs tous les soirs, je ne lisais pas tout ce que je signais. »

Michel Roussin[modifier | modifier le code]

Michel Roussin est un ancien directeur de cabinet du maire de Paris, Jacques Chirac. Il a réfuté toute remise d'argent au sein du cabinet.

Jean Tibéri[modifier | modifier le code]

Jean Tiberi est ancien maire de Paris. Il a nié avoir été informé de ces « dysfonctionnements. » Il a affirmé que seul Jacques Chirac avait été destinataire de rapports de l'inspection générale de la ville de Paris qui les dénonçaient.

Bernard Bled[modifier | modifier le code]

Bernard Bled fut secrétaire général de la ville de Paris. Il a affirmé n'avoir jamais donné d'instructions pour faire disparaître un des rapports.

Références[modifier | modifier le code]