Affaire Nóos

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L'affaire Nóos ou opération Babel (en espagnol caso Nóos et Operación Babel)[1] est une affaire de corruption politique surgie en 2010, dérivée de la dite affaire Palma Arena, au moment de la mise en examen des dirigeants de l'Institut Nóos, Iñaki Urdangarin, duc consort de Palma de Majorque (mari de la duchesse, l’infante d’Espagne Cristina de Borbón y Grecia), et son ancien associé Diego Torres Pérez, pour détournement de fonds, prévarication, contrefaçon et blanchiment d'argent. Les activités délictueuses ont été présumément réalisées à partir de l’Institut Nóos, organisation à but non lucratif dédiée à l'organisation d'évènements sportifs, ainsi qu’un réseau d’entreprises qui lui était associé.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les principales personnes mises en cause dans l’affaire sont[2] :

  • José Luis Ballester Tuliesa, ancien champion olympique de voile, directeur général des sports du gouvernement des Îles Baléares.
  • Carlos García Revenga, secrétaire privé des infantes et membre de la direction de la Fondation Reina Sofía ; il est inculpé depuis février 2013[3],[4]
  • Jaume Matas i Palou, ancien président des îles Baléares. Sous son mandat le gouvernement baléare confia à Nóos l'organisation de deux forums sur le tourisme et le sport, pour un montant estimé à 2 300 000 entre 2005 et 2006. Il figure parmi les premiers mis en cause.
  • Ana María Tejeiro, épouse de Diego Torre, ancienne responsable du secteur juridique et fiscal de Nóos.
  • Diego Torres Pérez, expert en stratégie et sponsoring, mis en cause dans l’affaire depuis juin 2011.
  • Iñaki Urdangarin, ancien joueur professionnel de handball, époux de l’infante Cristina, il est mis en cause en 2012[2]
  • Miguel Zorío, proche collaborateur d'Urdangarin et Torres à partir de 2004 ; responsable de la communication autour du Valencia Summit, un évènement sportif organisé par Nóos pour le compte du gouvernement valencien.
  • Cristina de Borbón y Grecia, fille du roi d’Espagne Juan Carlos Ier et épouse d'Urdangarin, mise en examen début avril 2013 par le juge José Castro, chargé de l’affaire[5],[6], mais la procédure est annulée le 8 mai suivant par l’audience de Palma de Majorque[7].

Cette affaire est un des moteurs de la crise institutionnelle qui pousse le roi Juan Carlos Ier d'Espagne à abdiquer en faveur de son fils le 2 juin 2014[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Andreu Manresa, Jesús García ¿Por qué la Policía llamó a la iunvestigación sobre Urdangarín «Operación Babel»?, ABC, 30/12/2011
  2. a et b (es) Iñaki Urdangarin, imputado, La Vanguardia, 29/12/2011.
  3. (es) Eduardo Inda, Esteban Urreiztieta, Carlos García Revenga o la Casa Real como tarjeta de presentación, El Mundo, 23/02/2013.
  4. (es) Carlos García Revenga: La sombra de Elena y Cristina, La Voz de Galicia, 30/01/2013.
  5. (es) Andreu Manresa, El juez cita como imputada a la infanta Cristina en el ‘caso Urdangarin’, El País, 3/4/2013.
  6. (es) La Fiscalía Anticorrupción recurrirá la imputación de la Infanta Cristina, El Mundo, 3/4/2013.
  7. (es) Andreu Manresa, La Infanta evita por ahora la imputación, El País, 08/05/2013.
  8. Enric Sopena, « Espagne. Réinventer la couronne », El Siglo de Europa & Courrier international,‎ 13 janvier 2014 & 2 juin 2014 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]