Affaire Asia Bibi

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Affaire Asia Bibi
Nature du crime Blasphème envers l'Islam
Violation de la Loi Anti-blasphème du Pakistan
Titre Affaire Asia Bibi
Pays de lieu du crime Drapeau du Pakistan Pakistan
Ville Ittan Wali
31° 32′ 27″ Nord 73° 39′ 38″ Est / 31.540886, 73.660498 (Ittan Wali)
Jugement
Statut Affaire en appel : condamné à la peine de mort (2010)
Tribunal Tribunal de Nankana Sahib (2010)
Haute Cour de Lahore (2014)
Date du jugement

Recours Cour suprême du Pakistan (encours)

L'affaire Asia Bibi est une affaire judiciaire pakistanaise dans laquelle une femme, Asia Bibi, a été condamnée à mort en première instance en novembre 2010, accusée de blasphème envers l'Islam en juin 2009. Ayant interjeté appel de la décision devant la Haute Cour de Lahore, Asia Bibi voit sa condamnation à mort confirmée par la Cour le 16 octobre 2014 [1], la Cour rejetant les arguments tendant à voir les témoins du plaignant désavoués et rejetant les allégations de faux témoignages.

L'affaire est très médiatisée au Pakistan et dans le reste du monde. Elle provoque au Pakistan une polémique concernant la loi de 1986 interdisant le blasphème, et suscite de vives tensions entre les islamistes et les autorités. Différentes manifestations se sont formées pour et contre la loi, ainsi que des grèves, après que des membres du parti au pouvoir, le Parti du peuple pakistanais (PPP), aient appelé à la modification de la loi.

Le , le gouverneur du Pendjab Salman Taseer, qui avait publiquement défendu Asia Bibi, est assassiné. Le 2 mars, le ministre fédéral des Minorités religieuses, Shahbaz Bhatti, de confession catholique, qui l'avait lui aussi publiquement soutenue, et avait appelé à un amendement de la loi sur le blasphème, est à son tour assassiné, par des hommes se réclamant d'une mouvance islamiste.

Depuis l'établissement de la loi interdisant le blasphème en 1986, plusieurs personnes ont été condamnées à mort mais aucune n'a jamais été exécutée, ayant été acquittées en appel ou graciées par décision du président. Les opposants à la loi affirment que celle-ci est détournée par ceux qui l'invoquent pour régler des comptes personnels.

Les faits[modifier | modifier le code]

Asia Bibi

Nom de naissance ourdou : آسیہ بی بی
ourdou nastaliq : Aasiya Noreen
RR : Āsiyah Naurīn
Naissance 1971
Ittan Wali
31° 32′ 27″ Nord 73° 39′ 38″ Est / 31.540886, 73.660498 (Ittan Wali)
Nationalité Drapeau du Pakistan Pakistan
Diplôme
Profession
Conjoint
Ashiq Masih
Descendants
Trois filles

Compléments

Connu pour sa condamnation à mort sous l'inculpation de blasphème

Asia Bibi (également appelée en ourdou nastaliq : « Aasiya Bibi », RR : « Āsiyah Bī Bī », ourdou : آسیہ بی بی)[1], de son vrai nom « Asia Noreen » (ourdou nastaliq : « Aasiya Noreen », RR : « Āsiyah Naurīn », ourdou : آسیہ نورین)[2] est né à Ittan Wali (Pakistan) en 1971. [3] Asia est une ouvrière agricole, qui a eu trois filles avec Ashiq Masih, un fabriquant de brique né en 1960, et qui était déjà marié depuis dix ans à une chrétienne, Yasmine, qui n’a jamais accepté de divorcer. Ashiq et Yasmine ont eu deux filles. Dans la même maison, habitent sous le même toît, les cinq filles d’Ashiq, lui-même, sa femme Yasmine et Asia. Leur maison se trouve à Ittan Wali, un petit village sans eau courante ni électricité, où vivent 1500 habitants dans des maisons construites en torchis. Le village appartient au district de Nankana Sahib de la province de Punjab au Pakistan oriental, à 30 milles (48,28 km) de Lahore.

Le , Asia Bibi qui a 38 ans, participe comme chaque année à une cueillette de baies falsa avec trois autres femmes dans un champ de la ferme du propriétaire foncier « Idrees Mohammed ». Deux femmes ont demandé à Asia de l’eau à boire. Asia va chercher de l'eau à un puits à proximité du champ, prend un gobelet avec lequel elle boit une gorgée d’eau, puis ramène un récipient d’eau auprès des femmes. Mais une des femmes refuse de boire l’eau disant à Asia qu’elle a souillé l’eau du puits parce qu’elle est chrétienne donc impure (haram). Asia, ne comprenant pas pourquoi aujourd’hui on lui fait se reproche, se défend en disant qu’elle ne croit pas que le prophète Mahomet soit d’accord avec ce qu’elle dit. Cela suscita l'indignation de cette femme et d’autres femmes ont renchéri : « Comment oses-tu parler au nom du prophète, tu viens de commettre un blasphème ». Mais les femmes n’allèrent pas tout de suite se plaindre. [4]

Depuis 1986, établissement de la loi anti-blasphème, trois cent innocents sont accusés chaque année de blasphème envers le prophète ou le Coran, par ceux qui veulent régler des comptes personnels, des problèmes de mœurs, de voisinage, ou tout autre raison sans pouvoir prouver qu’ils ont dit quelque chose à l’encontre du prophète. Pour accuser son voisin, il suffit de déposer devant sa porte quelques pages du Coran. Ils sont immédiatement jetés en prison sans enquêtes policières. Sous la pression des mollahs fondamentalistes, les juges ne voulant pas être accusé de défendre les blasphémateurs ne peuvent pas faire autre chose que de condamner ses derniers. Cette loi sème la terreur à travers tout le pays.

Aussi, Yasmine ne voulant plus qu’Asia vive sous son toît, elle va conspirer avec des femmes musulmanes et se servir de la loi afin qu’Asia soit emprisonnée. Ce n’est que cinq jour plus tard, le , que les femmes sont allées se plaindre à Qari Muhammad Sallam (Saleem, ou encore Salim), l'imam du village et mari de l'une d'entre elle. Juste après, des hommes se rendirent dans la maison d’Asia et la battirent, ainsi que sa famille.

Le mollah Qari Sallam alla signaler le blasphème d’Asia au commissariat de police de Nankana Sahib qui enregistra la plainte au n° 326/2009. La police est intervenue pour protéger Asia. En raison des menaces de mort, la famille de Asia est entré dans la clandestinité et la police garda Asia à la prison de Shekhupura pour sa propre sécurité. [5]

La procédure[modifier | modifier le code]

La police mena une enquête sur les propos d'Asia, qui est arrêtée et placée en détention en l'attente de son jugement. Asia est inculpée pour blasphème.

Asia Bibi qui est analphabète, ne sachant ni lire ni écrire, nie avoir commis un blasphème envers l'Islam. [6] Asia déclare simplement qu'elle est victime d’une personne voulant « régler un vieux compte » graçe à la loi anti-blasphème dont sont couramment victimes tous les pakistanais aussi bien musulmans que chrétiens, peu importe l’appartenance à une religion. [7]

Le , le juge Muhammed Naveed Iqbal du tribunal de Nankana Sahib du district de Shekhupura condamne Asia en première instance à la peine de mort par pendaison avec une amende de deux ans et demi de salaire (850 euros) pour avoir contrevenu aux paragraphes 295 B et C de la loi anti-blasphème envers l'Islam du Code pénal pakistanais. [8]

Asia interjette appel de la décision devant la Haute Cour de Lahore, qui émis une ordonnance de suspension contre une éventuelle grâce du président Asif Ali Zardari, qui était sur le point d'accorder sa libération. En attendant Asia est emprisonnée dans une petite cellule de 2.4 m × 3.0 m (8-by-10-foot) sans fenêtre à la prison de Lahore, dont le directeur est Khalid Sheikh.

D'après Human Rights Watch, la situation de Asia n'est pas rare,[9] bien que personne n'a encore été exécuté pour blasphème au Pakistan.[10]

Soutiens, controverses et protestations[modifier | modifier le code]

Au niveau international, l’affaire provoque plusieurs soutiens : [11]

Le , Markus Löning, le délégué du gouvernement fédéral pour la Politique des droits humains et l'Aide humanitaire, a déclaré : « Nous surveillons très étroitement les poursuites contre Asia Bibi. Sa condamnation en première instance nous inquiète vraiment. Poursuivre les gens en raison de leur foi n'est pas acceptable ». [12]

L'affaire provoque une controverse dans l'opinion publique pakistanaise. Certaines personnalités politiques soutiennent l'abrogation ou l'amendement de la loi. Asia Bibi est soutenue par certains hommes politiques pakistanais, pour la plupart affiliés au parti au pouvoir, le Parti du peuple pakistanais (PPP).

Le , une manifestation à Lahore de l'APMA (All Pakistan Minorities Alliance) a dénoncé la condamnation d'Asia Bibi et a appelé à l'abrogation de la loi sur le blasphème[13].

Le , l'ancienne ministre et députée Sherry Rehman (PPP) a déposé à titre personnel un projet d'amendement au secrétariat de l'Assemblée nationale visant à abolir la peine de mort en cas de blasphème ainsi qu'à limiter la peine de prison à 10 ans. Elle a été soutenue par le gouverneur de la province de Pendjab Salman Taseer, ainsi que par Asma Jahangir, présidente de l'association du Barreau de la Cour suprême[14].

Chaudhry Shujaat Hussain (Ligue musulmane du Pakistan (Q)), un des principaux chefs de l'opposition, a rejeté l'idée de modifier la loi mais a soutenu la création d'une nouvelle loi pour empêcher les applications abusives de la loi sur le blasphème.

Les opposants à la loi critiquent surtout sa mise en œuvre : selon eux, la loi est surtout invoquée dans le but de régler des comptes personnels et elle est appliquée de façon subjective par certaines juridictions[15]. La loi est souvent invoquée contre des minorités religieuses ou dans le cadre de conflits entre plusieurs courants de l'Islam.

Cela suscite de vives tensions entre les autorités et les fondamentalistes islamistes. Les idées émises contre la loi sur le blasphème ont provoqué de vives réactions de la part de certains religieux et des partis islamiques. Ces derniers ont appelé à une grève nationale et à des manifestations dans tout le pays pour soutenir la loi contre le blasphème[16]. Le gouvernement, accusé par certains de vouloir modifier la loi, a renié toute tentative en ce sens[15].

Le parti au pouvoir (le Parti du peuple pakistanais), vainqueur des dernières élections législatives de 2008, avait pourtant sous-entendu une telle modification dans son manifeste de 2008 (« les lois discriminantes à l'égard des minorités religieuses et sources de conflits communautaires seront revues »)[17].

Salman Taseer, gouverneur du Pendjab, un des principaux soutiens politiques d'Asia Bibi.

Le musulman Salman Taseer, gouverneur du Pendjab et le chrétien Shahbaz Bhatti, ministre fédéral des Minorités religieuses, défendent et soutiennent publiquement Asia. Taseer dénonce la loi interdisant le blasphème. Il visite plusieurs fois Asia à la prison avec sa femme, Aamna et sa fille Shehrbano, bien que plus tard, les magistrats pakistanais ont jugé qu'elle ne pouvait être visitée plus que par son conjoint et son avocat. Le , Taseer est assassiné par son garde du corps, Malik Mumtaz Hussein Qadri sur le marché de Kohsar Market (en) de Islamabad. [18] Le lendemain, des milliers de personnes étaient venus assister aux funérailles du gouverneur à Lahore en dépit de mises en garde par les talibans. [19] L'assassinat fait de nouveau monter les tensions et divise l'opinion publique[15]. Le des manifestations de soutien à la loi réunissent près de 50 000 personnes à Karachi.

Le ministre fédéral des minorités religieuses, Shahbaz Bhatti, qui se battait contre la loi de 1986 depuis plusieurs années, a également soutenue Asia Bibi. Il a en outre ouvertement demandé, à l'instar de plusieurs de ses collègues du Parti du peuple pakistanais, un amendement de la loi qui est détournée et instrumentalisée pour régler des comptes personnels. Après que des demandes aient été faites au président de la République Asif Ali Zardari de gracier Asia Bibi, celui-ci a demandé à son ministre des minorités religieuses Shahbaz Bhatti une enquête, qui conclut à l'innocence de l'accusée. Le président a d'abord annoncé qu'il pourrait la gracier, ce qui a provoqué de vives réactions des islamistes. Soucieux de préserver les fragiles équilibres politiques et religieux, Zardari a quelque peu tempéré ses propos, déclarant attendre la décision de la Haute Cour de Lahore. A Islamabad, le , près de la résidence de Shahbaz Bhatti, trois talibans pakistanais, se réclamant d'une mouvance fondamentaliste islamiste, qui considèrent Malik Mumtaz Hussein Qadri comme un héros, prennent Bhatti en embuscade, alors qu'il se rendait en voiture au conseil des ministres. [20] Bhatti reçoit au moins huit balles et décède peu après à l'hôpital. [21] [22] Le Président du Pakistan, Asif Ali Zardari et Amnesty International ont condamné l'attentat.

Le , Anne-Isabelle Tollet publie son livre « Blasphème » sur Asia Bibi ce qui depuis ne lui permet plus de se rendre au Pakistan sans le risque d’y être assassiné. Le gouvernement français soutient Asia Bibi en recevant Achiq et sa fille au ministère des affaires étrangères le 30 mai 2011[23].

En février 2012, Qari Salam, l'homme qui a accusé Asia Bibi de blasphème, regrette d’avoir déposé la plainte, qui a été basée sur « des préjugés personnels et des émotions religieuses exaspérés par certaines femmes du village ». [24]

Le , la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) se joint à la déclaration d'Anne-Isabelle Tollet au Sommet de Genève des Droits de l’Homme et la Tolérance, pour lancer un appel en faveur d’Asia. [25],[26]

À la Noël 2013, Asia envoie une lettre au pape François pour lui faire part de ses conditions d'incarcération, puis, en octobre 2014, elle le supplie « de prier pour elle [...] pour son salut et pour sa liberté ». Elle écrit alors « Je suis encore agrippée avec force à ma foi chrétienne. Je sais que grâce à ta prière, ma liberté pourrait être possible »[27]. Le Pape reçoit Achiq et sa fille au Vatican et leur confie « Je prie pour Asia, pour vous et pour tous les chrétiens qui souffrent[28] ».

Ultime recourt[modifier | modifier le code]

La Haute Cour de Lahore, plus haute juridiction de la province du Pendjab.

Le , la Haute Cour de Lahore rejette les arguments tendant à voir les témoins d’Asia désavoués et rejette les allégations de faux témoignages. La Cour confirme la condamnation à mort d’Asia qui fait un ultime recourt devant la Cour suprême du Pakistan qui a trois ans pour la juger.

Depuis l'établissement de la loi anti-blasphème en 1986, les personnes condamnées à mort, n'ont jamais été exécutée, ayant été acquittées en appel ou graciées par décision du président du Pakistan. Si Asia est exécutée, elle sera la première femme au Pakistan à être tué légalement pour blasphème. Si elle est graciée, elle devra probablement quitter le Pakistan au risque que les fondamentalistes mécontents du verdict l’assassinent sans être inquiété. En cas de libération, l'Italie, la France, et l’Espagne offrent l’asile à Achiq et sa famille, qui refuse de quitter le pays tant qu'elle reste en prison. [29]

En attendant Asia est enfermée dans une petite cellule sans fenêtre de la prison de Multan. En cachette, et risquant d’être assassiné par les fondamentalistes, Ashiq lui rend visite tous les quinze jours en prison pour apporter de la nourriture à Asia afin qu’elle ne soit pas assassiné par empoisonnement. Pour ne pas qu’Asia soit libérée, Yasmine refuse d’aller raconter la vérité devant la cour. D’autant plus qu’Ashiq craint que cela amènerait à ce que Yasmine soit à son tour jeté en prison pour complot.

Le , le conseil municipal de Paris, sur la recommandation du maire Anne Hidalgo, a accordé la citoyenneté d'honneur de la capitale française à Asia.[30]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « ASIE/PAKISTAN - Confirmation de la part de la Haute Cour de Lahore de la condamnation à mort d’Asia Bibi », sur fides.org, FIDES,‎ (consulté le 16 octobre 2014)
  2. (de) Hasnain Kazim, « (de) Eine Ziege, ein Streit und ein Todesurteil », Der Spiegel,‎ (lire en ligne)
  3. Les sources sont contradictoires, Spiegel Online donne 38 ans contre 45 ans pour la [BBC http://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-11745100] et Focus.de, consultés le 12 novembre 2010
  4. http://radionotredame.net/emission/le-grand-temoin/17-03-2015/
  5. http://www.fides.org/fr/news/37473-ASIE_PAKISTAN_Asia_Bibi_nouveau_renvoi_de_l_audience_suite_a_l_absence_tactique_de_l_avocat_de_la_contrepartie#.VTfk8kSs00M
  6. Asia est accusé d’avoir dit à des femmes musulmanes qu’elle croit en Jésus-Christ qui est mort crucifié sur la Croix pour les péchés de l'humanité, et de leur avoir demandé ce que le prophète Mahomet avait fait pour ces femmes.
  7. (en) Rob Crilly et Aoun Sahi, « Christian Woman sentenced to Death in Pakistan for blasphemy », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  8. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/une-pakistanaise-condamnee-a-mort-pour-blaspheme_936271.html
  9. (en) Ali Dayan Hasan, « Pakistan: Filthy Business », Human Rights Watch,‎ (lire en ligne)
  10. (en) Rob Crilly, « chrétienne condamnée à mort au Pakistan "pour blasphème' », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  11. Asia Bibi bénéficie également du soutien du pape Benoît XVI qui a réclamé sa libération : « Je suis proche d'Asia Bibi et de sa famille et je demande que la liberté lui soit rendue au plus vite ». Le Pape a également appelé la communauté internationale à se pencher sur « la difficile situation dans laquelle se trouvent les chrétiens au Pakistan http://www.lexpress.fr/culture/livre/blaspheme-le-temoignage-poignant-d-asia-bibi_998270.html ».
  12. Blasphème au Pakistan : le ministre veut s'engager, consulté le 12 novembre 2010
  13. (en) « L'APMA demande la libération d'Asia Bibi » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 20130317, Dawn.com. Le 22 novembre 2010. Consulté le 12 janvier 2010
  14. (en) La loi sur le blasphème est mal utilisée, The Express Tribune. Le 21 novembre 2010. Consulté le 12 janvier 2010
  15. a, b et c (fr) Les Pakistanais divisés sur la peine de mort pour blasphème, France 24. Le 11 janvier 2011. Consulté le 12 janvier 2010
  16. (fr) Grèves et manifestations pour le maintien de la loi sur le blasphème, Radio Canada. Le 31 décembre 2010. Consulté le 12 janvier 2010
  17. (en) La position de Bilawal différente de celle des dirigeants du PPP, The Express Tribune. Le 12 janvier 2011. Consulté le 12 janvier 2010
  18. Le gouverneur du Pendjab tué dans une attaque à Islamabad, Le Nouvel Observateur. Consulté le 4 janvier 2011
  19. « Salman Taseer: Thousands mourn Pakistan governor (trad. : Des milliers pleurent le gouverneur Pakistanais », BBC News,‎ (consulté le 25 novembre 2013)
  20. (en) "Pakistan minister shot dead on way to cabinet meeting in Islamabad", The Guardian, 2 mars 2011
  21. Mathilde Gérard, « Asia Bibi, chrétienne du Pakistan, condamnée à mort pour blasphème », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 29 mai 2012)
  22. (en) "Pakistan minister shot dead on way to cabinet meeting in Islamabad", The Guardian, 2 mars 2011
  23. http://www.peinedemort.org/document.php?choix=5126
  24. Marco Tosatti, Asia Bibi, strani giochi, La Stampa, 26 février 2012, [1]
  25. « Speaker - Anne-Isabelle Tollet », sur Geneva Summit (consulté le 29 mai 2012)
  26. « Déclaration orale d'Anne-Isabelle Tollet aux Nations-Unies », sur Licra,‎ (consulté le 29 mai 2012)
  27. http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Dans-une-lettre-Asia-Bibi-demande-au-pape-de-prier-pour-elle-2014-10-30-1256837
  28. http://www.aleteia.org/fr/international/actualites/asia-bibi-son-calvaire-depose-dans-les-mains-du-pape-5891131699101696 le
  29. (en) « 'I'm Afraid She'll Be Killed Very Soon if Nothing Happens' », Christianity Today,‎ (lire en ligne)
  30. (fr) Asia Bibi élevée au rang de citoyenne d’honneur par le Conseil de Paris, Paris Dépêches, 17 mars 2015

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Albert, 2010, "L'augmentation des persécutions contre les minorités religieuses dans quelques pays musulmans: le cas Aasia Bibi au Pakistan", CRI-IRC
  • Asia Bibi et Anne-Isabelle Tollet, Blasphème, Éditions Oh!,‎ (ISBN 2361070227) (Oh! éditions, ce livre est le seul témoignage direct d'Asia Bibi. Le livre est publié en de nombreuses langues, dans le monde entier.)
  • Anne-Isabelle Tollet, La mort n'est pas une solution, Les Éditions du Rocher,‎ (ISBN 2268077551)