Affaire Adrien Perez

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Affaire Adrien Perez
Fait reproché homicide volontaire, tentative d'homicide volontaire et violences avec armes[1]
Chefs d'accusation Violences volontaires ayant entraîné la mort avec l'intention de la donner
Pays Drapeau de la France France
Ville Grenoble
Date
Nombre de victimes un mort et trois blessés
Jugement
Statut Affaire en cours (deux condamnations et un contrôle judiciaire en attente de procès)

Le , à Meylan près de Grenoble, Adrien Perez[N 1] est tué lors d'une rixe avec trois autres hommes, sur le parking de la boite de nuit Le Phoenix, alors qu'il fêtait son vingt-sixième anniversaire. L'affaire, au début peu couverte par les médias nationaux, a retenti dans la presse régionale et d'extrême-droite.

Évènements[modifier | modifier le code]

Faits présumés[modifier | modifier le code]

Adrien Perez et ses agresseurs présumés s'étaient déjà disputés dans la boite de nuit, car l'un d'eux aurait fait une remarque ou un geste déplacé à une amie de Perez, mais sans plus de gravité[2],[3]. La scène a été filmée par les caméras de surveillance de la discothèque[4],[N 2]. Vers 5 heure 30 du matin[5],[6], en voulant s'interposer lors d'une rixe entre ses amis et trois hommes d'une vingtaine d'années, Perez a été poignardé par deux de ces derniers, « à l'arme blanche avec des couteaux et des cutters »[6]. Un autre homme de 19 ans, Diego, maçon[7], a aussi été agressé le même soir, par semble-t-il, les mêmes agresseurs que Perez et deux autres personnes ont été plus légèrement touchées[5],[3]. Les victimes ont été emmenées au CHU de Grenoble et hospitalisées et Diego n'est plus en danger[6],[3].

Les suspects[modifier | modifier le code]

Yanis El Habib s'est rendu à la police de Meylan, vers 2 heure du matin du 30 juillet[2]. Son frère Younes a été interpellé chez lui, dans la soirée[2],[3]. Ils ont été présentés devant un magistrat instructeur le lendemain et ont été placés en détention provisoire par le parquet de Grenoble[8] ; pendant ce temps, un troisième homme, frère d'un des premiers et considéré suspect principal, a été retrouvé dans l'après-midi[2].

Procédure judiciaire[modifier | modifier le code]

Ce dernier homme a été conduit au palais de justice de la ville[3]. Ils ont été écroués pour « homicide volontaire, tentative d’homicide volontaire et violences avec armes »[9] et en « réunion »[10]. Le troisième homme a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, mais le parquet de Grenoble a fait appel de cette décision[11],[12]. Les frères sont incarcérés dans les centres pénitentiaires de Saint-Quentin-Fallavier et de Varces[13].

Cet habitant de Saint-Martin-d'Hères n'est, selon son avocat Maître Bernard Ripert, « pas intervenu de manière violente et n'a blessé personne », mais la juge fait remarquer qu'il est « reconnaissable à ses cheveux décolorés sur la vidéo. » Maître Denis Dreyfus, avocat de la famille d'Adrien, ne doute pas de sa participation[14], mais le , la cour d'appel de Grenoble ne change pas son verdict et il reste sous simple contrôle judiciaire en attendant le procès[15].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les parents d'Adrien[modifier | modifier le code]

M. Bruno Perez se dit révolté, considérant que «  le niveau de violence dans l’agglomération grenobloise est inadmissible. » et Mme Patricia Perez estime que son fils « a fait preuve d’héroïsme » pour avoir voulu aider ses amis[10]. Ils déclarent être contre toute récupération politique et célébrent des obsèques publiques le à l’église Saint-André, à 14h30, de Grenoble[16],[12].

Soutiens et marche blanche[modifier | modifier le code]

Ils ont reçu le soutien des parents de Diego, qui a quitté l'hôpital le et qui « souffre d’importants troubles cognitifs »[7]. Les parents d'Adrien ont aussi organisé le une marche blanche qui a réuni un millier de personnes[17] pour protester contre les violences dans la ville[18]. La marche réunira un millier de personnes[19]. Ironie, le soir-même, selon France Bleu, une fusillade survint dans la Villeneuve de la capitale des Alpes ; la police penche pour un règlement de comptes[20].

Lettre des parents à Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

Les parents d'Adrien Perez ont envoyé une lettre à Emmanuel Macron le mercredi et ils en ont publié le texte car « malgré le caractère gravissime de ce qu’elle relate et dénonce, [la famille] n’a reçu aucune réponse de la part du chef de l’État » ont-ils déclaré dans le magazine Valeurs actuelles. Sur sa page Facebook officielle, le 27 septembre, comme Emmanuel Macron n'a pas répondu à ladite lettre, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, écrit « alors qu’aucune politique sérieuse n’est mise en œuvre, le Président de la République devrait au moins faire preuve de compassion et de respect à l’égard des familles confrontées à l’explosion de l’ensauvagement de notre pays. »

Le père de Yanis et de Younes[modifier | modifier le code]

Mourad El Habib, père de Yanis et Younes, est un éducateur du quartier Teisseire de la capitale des Alpes[13], ainsi qu'ancien président de l'ancien club de football du même quartier[21]. Le , il s'est confié au Dauphiné Libéré[22]. Il désire que « [ses] fils soient jugés pour ce qu'ils ont fait », «  [qu'il] essaie de défendre [s]es gamins du mieux possible », « [qu']il faut faire confiance à la justice ». Et il demande aussi à ce qu'ils ne « soient [pas] considérés "comme des racailles" », invoquant le fait d'être lui-même de parents nés en France[23],[22]. Il souhaite aussi que les menaces que sa famille et sa belle-famille reçoivent cessent[23].

Protestation de Génération identitaire[modifier | modifier le code]

Le samedi 11 août, Génération identitaire s'est réunie devant le palais de justice de Grenoble, avec une banderole, des t-shirts et une pancarte Génération anti-racaille pour demander « justice pour Adrien ». Maître Dreyfus précise alors que cette manifestation s'est déroulée sans que les parents d'Adrien Perez en aient été informés et s’érige contre toute récupération politique[24],[25],[N 3]. Le mercredi , l'association a participé à la marche silencieuse, en hommage à Adrien Perez. Le 12 août sur BFM TV, la famille d'Adrien Perez s'est déclarée « extrêmement choquée » et a déploré la tentative de récupération politique de Génération Identitaire[26]. L'avocat se verra visé par des propos antisémites et dépose plainte[27].

Couverture par les médias[modifier | modifier le code]

Le 1er août, Stéphane Ravier, maire du VIIe secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône a appelé à partager massivement la nouvelle de la mort de Perez, « pour informer sur cette babarie : on en a marre[N 4] ! » Tout en s'exclamant que les « meurtriers devront payer cher », il prophétisa que « pour lui [Perez], pas de grand-messe médiatique, de victimisation permanente et d'émeutes : il ne sera qu'une victime de plus de cette insécurité barbare. »

Cette affaire a été peu reprise par la presse grand-public à ses débuts, et plus par la presse régionale qui a parlé de la douleur de la famille et a relaté les faits et les décisions de justice. « La fachosphère se déchaîne » a estimé Place Gre'net[28], avec l'événement, tel Le Politique.fr, qui considère que « M. Perez est mort héroïquement mais dans l’ignorance », se moquant qu'il « n’intéresse pas le microcosme germano-pratin-élyséen[29]. Valeurs actuelles qualifie Grenoble de « ville coupe-gorge »[30]. Dans Sputnik France est dénoncé le « silence coupable des médias », et, avec une sélection de tweets, le journal montre une solidarité des internautes. D'autres voient dans ce silence un « racisme anti-blanc » et prétendent que l'inverse serait « à la une H24 sur toutes les chaînes infos »[31].

Dans Mediapart, Wael Mejrissi a titré son article « Le Dauphiné Libéré, un journal nauséabond », où il s'est moqué que le journal donne le nom des agresseurs de Perez, alors qu'il n'avait pas donné celui d'Aboubakar, tué par un fonctionnaire de police, arguant que « ça dépend de la ligne éditoriale du journal »[32]. Le Monde a noté une « impression de déjà-vu » et titre « Adrien Perez, nouvelle victime de la "culture de la violence" à Grenoble »[33].

Réactions des élus et de l'opinion locale[modifier | modifier le code]

La ville de Grenoble a été critiquée pour son manque de sécurité, et il a été reproché à Laurent Wauquiez et Emmanuel Macron de ne pas avoir réagi à cela[28]. Les députés En Marche de l'Isère, Olivier Véran et Émilie Chalas, ont déclaré attendre « une réaction ferme du maire de Grenoble », parlant aussi du « déni » d'Éric Piolle, car « il n’est plus acceptable d’entendre pour seule réponse du maire de Grenoble : “la sécurité, c’est pas moi c’est l’État” »[28]. Le même article a rapporté « [qu']au lendemain de la marche blanche, Éric Piolle écrivait sur les réseaux sociaux que “les élus étaient présents […] pour soutenir les proches d’Adrien Perez et dénoncer la banalisation de la violence”. Et signalait son intervention sur France info, “pour évoquer l’urgence d’augmenter les effectifs de la police dans notre agglomération” » ; mais les réactions furent « pour le moins acerbe[28]. »

Gérard Collomb, alors ministre de l'intérieur, a annoncé le 28 septembre à la presse un renfort de 35 policiers d'ici fin 2019 pour la ville et « hisser le drapeau de la République dans chaque quartier[34] » ; cette nouvelle a été bien accueillie par les maires Éric Piolle de Grenoble[N 5], David Querios de Saint-Martin-d'Hères et Renzo Sulli d'Échirolles[35].

Fermeture temporaire puis réouverture du Phoenix[modifier | modifier le code]

Le 22 août, le préfet de l'Isère a pris un arrêté de fermeture administrative de six mois pour la discothèque[36]. L'Express souligne que le personnel n'a fait aucune déclaration à la police de leurs observations sur ce qui s'est passé durant la nuit du meurtre, et comme BFMTV, de rapporter que Patricia Perez déclara à la presse que « pour [elle], la discothèque a laissé faire[37],[38]. » La boite devait rouvrir avec une soirée intitulée « Big opening Beach party », ce qui est « légèrement en décalage avec les évènements tragiques survenus voilà moins d’un mois sur le parking de l’établissement », écrira Place Gre'net[39].

La dicothèque a rouvert le , bien qu'elle aurait pu rouvrir le , mais le gérant de la boite a souhaité attendre une semaine de plus, « par décence vis-à-vis de la famille ». La réouverture fut discrète, la discothèque comptant sur le bouche-à-oreille et assurant avoir renforcé sa sécurité. Mme Perez espère que les responsables de la boite se « souvien[dront] de cette soirée et qu'ils fassent respecter la loi [...], tout le monde à la même enseigne. » Elle demande aussi à ce que l'on ait une pensée pour son fils[40].

Rassemblement du 4 mai 2019[modifier | modifier le code]

Le , la famille annonce un rassemblement prévu le au cimetière de Meylan[19]. Ledit , l'événement a réuni 250 personnes, dont la famille[1]. Près du portail, une plaque commémorative fut dévoilée, suivie d'une minute de silence, après les mots des parents et de la sœur du jeune homme, Marjorie[1]. Les maires de la ville et de Corenc et le préfet de l'Isère, Lionel Beffre, furent présents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aussi fautivement écrit Pérez dans divers journaux. La lettre des parents de la victime à la fin de l'article de France Bleu Isère témoigne de l'orthographe correcte.
  2. « Nous avons une bonne vision des choses. Les trois suspects portent des coups et les deux frères sont porteurs de couteaux », a déclaré Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, pour 20minutes.fr.
  3. Se présentant comme « la première ligne de la résistance » « face au raz de marée de l’immigration massive », G.I. fera des actions contre ce qu'elle considère comme la « racaille » et du « racisme anti-blanc », comme on peut lire sur le site officiel.
  4. Les mots « barbarie » et « marre » sont en majuscule, dans le texte original.
  5. « Notre mobilisation collective a été entendue et le ministre a entendu les Grenoblois directement. Il amène des mesures concrètes, dont évidemment, on se réjouit » cite L'Essor Isère dans son article du 1er octobre 2018

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/on-n-oubliera-jamais-proches-elus-anonymes-rassembles-souvenir-adrien-perez-pres-grenoble-1664581.html
  2. a b c et d https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/07/30/meurtre-de-meylan-un-homme-se-constitue-prisonnier
  3. a b c d et e https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/bagarre-mortelle-a-meylan-deux-jeunes-en-garde-a-vue-un-troisieme-recherche-1532970317
  4. https://www.20minutes.fr/justice/2315959-20180801-isere-trois-suspects-places-detention-provisoire-apres-meurtre-devant-discotheque-phenix
  5. a et b https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/07/29/meylan-un-homme-tue-dans-une-rixe-devant-le-phoenix
  6. a b et c https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-jeune-de-25-ans-tue-et-deux-blesses-au-cours-d-une-bagarre-en-boite-de-nuit-a-meylan-1532849920
  7. a et b https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/08/04/a-meylan-l-agression-oubliee-du-29-juillet
  8. https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/07/31/meurtre-de-meylan-deux-suspects-deferes-le-troisieme-toujours-recherche
  9. https://www.lyoncapitale.fr/justice/un-lyonnais-poignarde-a-la-sortie-dune-discotheque/
  10. a et b https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/08/01/meurtre-de-meylan-en-tuant-notre-fils-ils-ont-detruit-notre-vie
  11. https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/mon-fils-est-un-heros-temoignent-les-parents-d-adrien-mort-poignarde-dans-l-isere-au-cours-d-une-bagarre_2878773.html
  12. a et b https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/03/2846086-isere-temoignage-bouleversant-parents-adrien-tue-coup-couteau-boite-nuit.html
  13. a et b http://radio-isa.com/rig2/actu/flash-actu/6143-affaire-adrien-perez-le-pere-des-meurtriers-presumes-prend-la-parole
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  15. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/meurtre-adrien-perez-pres-grenoble-troisieme-suspect-reste-controle-judiciaire-1525924.html
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  35. https://abonnes.lemonde.fr/police-justice/article/2018/09/28/grenoble-gerard-collomb-annonce-le-renforcement-des-effectifs-policiers_5361863_1653578.html?
  36. https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/meurtre-d-adrien-perez-le-prefet-interdit-la-reouverture-de-la-discotheque-le-phoenix-1534958695
  37. https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fermeture-administrative-de-la-discotheque-devant-laquelle-adrien-perez-est-mort_2032147.html
  38. https://www.bfmtv.com/police-justice/mort-d-adrien-perez-la-discotheque-a-laisse-faire-deplore-sa-mere-1510442.html
  39. https://www.placegrenet.fr/2018/08/23/meurtre-dadrien-perez-le-prefet-de-lisere-ordonne-la-fermeture-administrative-de-la-boite-de-nuit-le-phoenix/203958
  40. https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/meurtre-d-adrien-perez-reouverture-de-la-discotheque-ou-s-etait-deroule-le-drame-il-y-a-7-mois-1551469486