Afek Tounes

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Afek Tounes
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Logotype officiel.
Nom arabe آفاق تونس
Présentation
Fondation

(refondation)
Disparition
(avant refondation)
Président Yassine Brahim
Porte-paroles Rim Mahjoub
Walid Sfar
Directeur exécutif Mohamed Ali Mankai
Siège 12bis, rue Imam Muslim
El Menzah IV
1002 Tunis
Positionnement Centre droit


Représentation
Députés (2014)
8 / 217
Orientations
Idéologie Libéralisme
Progressisme
Couleurs Rouge, blanc et noir
Informations
Site web www.afektounes.tn

Afek Tounes (arabe : آفاق تونس soit « Horizons de Tunisie » en français) est un parti politique tunisien de tendance social-libérale fondé le [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Afek Tounes est un parti libéral social qui est fondé le 28 mars 2011[2]. Son premier président est Mohamed Louzir.

Après l'élection de l'assemblée constituante du , à l'occasion de laquelle le parti obtient quatre élus, Emna Menif, porte-parole et figure emblématique du parti, annonce sa démission[3].

Le parti a souvent été accusé d'avoir des liens avec le Rassemblement constitutionnel démocratique, le parti au pouvoir sous le régime déchu de Zine el-Abidine Ben Ali et ceci entre autres par Moncef Marzouki. Afek Tounes a rejeté ces accusations et attaqué Marzouki en justice pour « manquement à l'éthique professionnelle »[4].

Le , un communiqué annonce une fusion avec le Parti pour le progrès[5]. Le , une fusion est annoncée, notamment avec le Parti démocrate progressiste et le Parti républicain[6], au sein d'Al Joumhouri ; celle-ci est officialisée le 9 avril[7]. L'ancien ministre Yassine Brahim devient secrétaire exécutif du nouveau parti.

Le , Brahim annonce dans une conférence de presse le retour officiel du parti après une scission avec Al Joumhouri justifiée par l'échec à unir les forces démocrates[8],[9]. Un mois plus tard, le conseil national confirme Yassine Brahim à la présidence du parti et du bureau politique avec 72 % des voix, Aymen Slimane étant désigné coordinateur général[10],[11].

Le programme électoral présenté en vue des élections législatives de 2014 comprend plusieurs réformes sur les plans social et économique, afin d'encourager l'initiative personnelle et réduire le taux de chômage, notamment la réduction de l’impôt, l’élargissement de la base imposable et l’augmentation de l'effectif de l'armée pour atteindre 70 000 soldats[12]. Le parti remporte huit des 217 sièges de la nouvelle assemblée, devenant ainsi la cinquième force politique du pays.

En 2016, le parti signe les accords de Carthage, un document qui doit œuvrer pour la formation d'un gouvernement d'union nationale[13].

En avril 2017, le parti organise son deuxieme congrès. Lors de ce dernier, Yassine Brahim est réélu président du parti avec 69,8 % des voix alors que Karim Helali est élu président du bureau politique[14]. En septembre de la même année, suite à un remaniement ministériel, Afek Tounes compte, au sein du nouveau gouvernement de Youssef Chahed, deux ministres : Faouzi Abderrahmane qui est nommé ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et Riadh Mouakher qui reste ministre des Affaires locales et de l'Environnement. Cependant, le parti perd le portefeuille du ministère de la Santé publique (Samira Merai) et le secrétariat d’État à la Jeunesse (Faten Kallel)[15].

Fin 2017, Afek Tounes s'insurge contre le contenu de la loi de finances 2018 adoptée par le gouvernement et, en décembre, le parti demande à ses ministres de démissionner du gouvernement[16], une démission refusée par le chef du gouvernement Youssef Chahed[17].

Le , les dirigeants du parti annoncent leur retrait des accords de Carthage[18].

Présidents[modifier | modifier le code]

Yassine Brahim, président du parti

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année Voix % Rang Sièges Gouvernements
Assemblée nationale constituante
2011 76 488 1,89 8e
4 / 217
Opposition
Assemblée des représentants du peuple
2014 102 916 3,02 5e
8 / 217
Coalition : Essid (2015-2016) et Chahed (depuis 2016)

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat Voix % Résultat
2014 Pas de candidat, soutient officiellement Béji Caïd Essebsi (Nidaa Tounes), qui a gagné au deuxième tour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 52 et pas 51 partis », sur ajidoo.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  2. « Présentation », sur afektounes.tn (consulté le 8 janvier 2018)
  3. « Tunisie - Démission d’Emna Menif d’Afek Tounes, en attendant d'autres », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 janvier 2018)
  4. (en) « Afek Tounes »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tunisia-live.net,
  5. Imed Bahri, « Tunisie. Le Parti du Progrès et Afek Tounes fusionnent pour quoi faire ? », sur kapitalis.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  6. « Tunisie : trois partis politiques annoncent leur fusion », sur jeuneafrique.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  7. « Tunisie : naissance du « Parti républicain » à l'issue du congrès unificateur des partis démocrates centristes », sur tunisienumerique.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  8. « Afek Tounes revient à la vie politique », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 janvier 2018)
  9. « Relance d'Afek Tounes »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur radioexpressfm.com,
  10. « Yassine Bahim élu à la tête d’Afek Tounes », sur businessnews.com.tn, (consulté le 8 janvier 2018)
  11. « Yassine Brahim élu à la tête d'Afek Tounes », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  12. « Partis politiques : quoi de neuf chez Afek Tounes aux prochaines législatives ? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tunivisions.net,
  13. « Tunisie : signature de « l’accord de Carthage » en vue d’un gouvernement d’union nationale », sur jeuneafrique.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  14. « Karim Helali, nouveau président du bureau politique d'Afek Tounes », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  15. « Afek Tounes approuve le récent remaniement ministériel », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  16. « Afek Tounes appelle ses ministres à démissionner du gouvernement », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  17. « Afek Tounes accorde un délai de 48 heures à ses ministres pour quitter le gouvernement », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  18. « Afek Tounes : Karim Helali jette l'éponge », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 8 janvier 2018)
  19. « Yassine Brahim élu à la présidence d'Afek Tounes », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 8 janvier 2018)

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Afek Tounes » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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