Adrienne Charmet

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Adrienne Charmet
Description de cette image, également commentée ci-après

Adrienne Charmet en 2015.

Naissance (37 ans)
Semur-en-Auxois (Côte-d'Or)
Nationalité Française
Activité principale
Porte-parole et coordinatrice de La Quadrature du Net
Autres activités
Militante des libertés numériques
Wikipédienne
Présidente de Wikimédia France (-)
Distinctions

Adrienne Charmet, née le à Semur-en-Auxois, est une militante française des libertés numériques.

Présidente (2009-2011) puis directrice des programmes (2011-2014) de Wikimédia France, elle est coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le à Semur-en-Auxois, en Côte-d'Or[1], Adrienne Charmet[n 1] grandit dans une famille nombreuse[2] et catholique[3]. Elle est scoute[3] durant dix ans[2].

Elle poursuit ensuite des études d'histoire à Rennes et à Paris ; elle se spécialise dans le jansénisme, ce qui l'amène à commencer une thèse doctorale — abandonnée « faute d'argent » — sur ce sujet[4], puis, après un séminaire au cours duquel elle découvre Wikipédia[5], à y rédiger des articles en lien avec ce thème sous le pseudonyme « Serein »[réf. insuffisante][6],[7]. Elle devient également administratrice du site[8].

Chargée de cours à l'université Paris 13 Nord, puis professeur d'histoire-géographie au collège[4] durant un an[2], elle devient ensuite salariée dans une entreprise toulousaine de vente en ligne[4].

Après avoir assuré la présidence de l'association Wikimédia France de 2009 à 2011, elle en devient salariée comme directrice des programmes, poste qu'elle occupe trois ans.

En 2014, elle est nommée chevalier des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti au titre de sa participation à Wikipédia[9],[10].

La même année, en avril[11], elle entre à La Quadrature du Net (LQDN) en tant que porte-parole et coordinatrice[3]. Elle y est remarquée lors de l'opposition au projet de loi relative au renseignement[4],[12],[2] – finalement adoptée. En , elle annonce le changement de stratégie de LQDN, et son recentrage en direction de la sensibilisation de l'opinion publique[13].

Travaux[modifier | modifier le code]

Mémoires universitaires[modifier | modifier le code]

  • Sous la dir. de Jean-Noël Luc, La Représentation du jansénisme dans les manuels scolaires (1859-1969) (mémoire de maîtrise en histoire), Paris, université Paris-IV, , 184 p. (SUDOC 167470051)
  • Sous la dir. de Marie-José Michel, La Mémoire de Port-Royal (XIXe-XXe siècle) : histoire, mythes et acteurs (mémoire de diplôme d'études approfondies en histoire), Villetaneuse, université Paris-XIII,

Chapitres[modifier | modifier le code]

  • « Wikipédia et le monde du libre », dans Camille Paloque-Berges et Christophe Masutti (dir.), Histoires et cultures du libre : des logiciels partagés aux licences échangées, Paris-Rocquencourt, Framasoft-INRIA, coll. « Framabook » (no 13), (ISBN 978-2-9539187-9-3, notice BnF no FRBNF43580627, SUDOC 170176835, présentation en ligne, lire en ligne), p. 431-461
  • « Sensibiliser est un sport de combat », dans Nina Cercy et Tristan Nitot (dir.), Numérique : reprendre le contrôle, Paris, Framasoft, , p. 17-25

Préface[modifier | modifier le code]

Postface[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Également connue comme « Adrienne Charmet-Alix » ou « Adrienne Alix » (nom d'épouse de 2000 à sa séparation).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance no 259, état civil de la mairie de Semur-en-Auxois, .
  2. a, b, c et d Sonya Faure, « Adrienne Charmet-Alix veut libérer la Toile de ses chaînes », sur terraeco.net, .
  3. a, b et c Corine Chabaud, « Adrienne Charmet-Alix, Vaillante vigie du Web », La Vie, no 3671,‎ , p. 12-13 (lire en ligne).
  4. a, b, c et d Damien Leloup, « Adrienne Charmet-Alix, au-delà de l’écran », sur lemonde.fr, .
  5. « S'engager (3/5) : passages à l’acte numériques », sur franceculture.fr, , 5'.
  6. Jean-Luc Chappey, Ordres et Désordres biographiques : dictionnaires, listes de noms, réputation, des Lumières à Wikipédia (mémoire d'habilitation à diriger des recherches en histoire remanié), Seyssel, Champ vallon, coll. « La Chose publique », , 394 p. (ISBN 978-2-87673-600-9, notice BnF no FRBNF43573693), ?.
  7. Compte utilisateur sur les projets Wikipédia et Wikimédia.
  8. « S'engager (3/5) : passages à l’acte numériques », loc. cit., 6'7.
  9. Ministère de la Culture et de la Communication, « Arrêté du 9 juillet 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres (NOR : MCCA1416313A) », sur nextinpact.com, non connue (consulté le 11 avril 2016). Cet arrêté qualifiait par erreur Adrienne Charmet-Alix de « directrice des programmes d’une encyclopédie numérique participative », fonction inexistante au sein de Wikipédia, alors que la qualification réelle aurait pu être, par exemple, « directrice des programmes d’une association de soutien à une encyclopédie numérique participative ».
  10. « MIQ », Adrienne Charmet et Henri Verdier décorés par la Rue de Valois, sur nextinpact.com, .
  11. « Adrienne Charmet-Alix », sur premierparallele.fr.
  12. Bruno Texier, « Adrienne Alix : "Nous souhaitons diversifier les contributeurs de Wikipedia" », sur archimag.com, .
  13. Alice Maruani, « La Quadrature du Net ne veut plus « pédaler dans le vide » », Rue89, 17 mai 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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