Adrien de Monluc

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Adrien de Montluc-Montesquiou
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Adrien de Lasseran de Massencome de Monluc dit Adrien de Monluc (1571-1646), baron de Montesquiou et de Saint-Félix, prince de Chabanais[1], comte de Carmain/Cramail du chef de sa femme Jeanne de Foix, est un noble français, petit-fils de Blaise de Montluc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils du célèbre Blaise de Monluc, il fut sous Henri IV l'un des plus écervelés parmi les galants de cour qu'on appelait « les Intrépides » ou « les Dangereux ». Accusé de conspiration contre le cardinal de Richelieu, il resta plus de 7 ans enfermé à la Bastille (1635-1643).

Le maréchal François de Bassompierre fut son ami depuis le règne de Henri IV et jusqu'à leur emprisonnement à la Bastille.

Plus présent à la cour ou sur les champs de bataille que sur ses terres du « pays de cocagne », ce Gascon mit en place un mode de gestion de ses biens reposant autant sur le système féodal que sur le monde de l'office seigneurial. Ces fidélités nouvellement créées dans le Lauragais s'appuyaient sur une maison domestique exogène, qui assure la surveillance du comté en des temps troublés.

Il fut, pendant un temps, protecteur de Giulio Cesare Vanini, même si son rôle dans l'arrestation et la mort de celui-ci suscite quelques questions.

Il s'occupait de littérature. Deux recueils de prose lui sont attribués. Ils furent compilés et publiés par un certain sieur Devaux dos Caros (doas caras = occit. "deux visages"), dont on ne sait pas grand-chose :

La nature des rapports entre Monluc et de Vaux, ainsi que la part des ouvrages propres de Monluc dans ces recueils restent à établir.

Il n'eut pas de postérité mâle légitime. Sa fille Jeanne de Montluc de Foix apporta toutes ses terres dans la maison d'Escoubleau, par son mariage avec Charles d'Escoubleau marquis de Sourdis[2].

Le personnage et l'activité littéraire d'Adrien de Monluc furent tirés de l'oubli au XXe siècle par le poète, éditeur et érudit Ilia Zdanevitch (Iliazd), qui publia plusieurs de ses œuvres avec des illustrations de Pablo Picasso. Il étudia longuement la vie de Monluc dans de nombreuses archives et en composa un fichier biographique détaillé, qu'il n'a jamais eu le temps de publier. Selon lui, de Vaux et Monluc seraient une seule et même personne, conclusion notamment suggérée par le nom Devaux dos Caros mais non démontrée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Kramer (éd.), Comédie de proverbes. Pièce comique, édition critique, Genève, Droz, 2003, 484 p. Introduction.
  • Véronique Garrigues, Adrien de Monluc (1571-1646) : d'encre et de sang, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, 2006, (ISBN 2-84287-376-9).
  • Chronologie d'Adrian de Monluc. Texte établi par Antoine Coron, d'après les notes de travail d'Iiazd (Ilia Zdanevitch), Toulouse, Imprimerie municipale, 1980. Contenu dans le catalogue de l'exposition "La Vie intellectuelle à Toulouse au temps de Godolin", présentée à la Bibliothèque municipale de Toulouse en 1980.
  • Adrien de Monluc, comte de Carmain, Œuvres, édition critique de M. Kramer et V. Garrigues, Paris, Honoré Champion, 2007.
  • J.-P. Cavaillé, « Adrien de Monluc, dévot ou libertin ? » et «  Guillaume de Vaux ou le Herti : Écrivain fou et impie des Petites Maisons », Les dossiers du Grihl, mis en ligne le [3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. titre hérité de son grand-oncle Joachim de Monluc qui avait acquis cette seigneurie de l'Angoumois, dont les seigneurs prirent le titre de au XVe siècle (Anselme de Sainte-Marie "Histoire de la maison royale de France et des grands officiers de la Couronne", tome VII, page 291).
  2. Anselme de Sainte-Marie "Histoire de la maison royale de France et des grands officiers de la Couronne", tome VII, page 293
  3. dossiersgrihl.revues.org

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]