Adrien Dax

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Adrien Dax
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Adrien Dax, né en 1913 à Toulouse, (Haute-Garonne) et mort dans cette même ville en 1979, est un peintre et un écrivain français, libertaire et surréaliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adrien Dax est l'enfant unique d'une famille pauvre. Son père meurt des séquelles de la Première Guerre mondiale.
Il fréquente l'école des Beaux-Arts de Toulouse en cours du soir. Il découvre la peinture surréaliste avec les reproductions de la revue Minotaure.
Au début des années 1930, après un passage aux « Jeunesses socialistes », Adrien Dax s'engage dans les « Jeunesses communistes ». Il en deviendra le secrétaire régional, mais en sera exclu peu de temps après. Seul soutien de sa mère, il renoncera à s'engager dans la guerre d'Espagne.
Après la défaite de 1940, Adrien Dax est emprisonné dans un stalag de Poméranie. Il est libéré deux ans après[1]

En 1947, il se rend à Paris pour suivre un stage de formation (afin de devenir « Ingénieur des travaux ruraux ») et, à cette occasion, il prend contact avec les surréalistes[2].

En 1950, dans son Almanach surréaliste du demi-siècle, André Breton publie le texte de Dax, Perspective automatique.

En , Le Libertaire, l'organe de la Fédération anarchiste, publie son premier article Art soumis art engagé où il souligne l'absence de différence entre l'art académique et bourgeois et le « réalisme socialiste stalinien ».

D'abord plasticien, Adrien Dax met au point une technique dérivée de l'automatisme : l'« impression de relief(s) » (1955). Proche de la lithographie, l'impression de relief est obtenue par des objets de hasard que l'artiste introduit entre la pierre et le papier au moment de tirer la lithographie[3].

Il signe le Manifeste des 121 (Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie du ).

Trois ans après la mort d'André Breton, craignant que le surréalisme ne puisse échapper au rabâchage, à la pose stérile et à la parodie, Adrien Dax fait partie du groupe qui proclame son auto-dissolution.

Il fut également un « collectionneur passionné d'Art océanien »[4].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie La Marée, Bruxelles, 1976
  • Galerie La Marée, Bruxelles, 1980
  • Actual, Paris, 1992
  • Galerie Carole Brimaud, Paris, 1994
  • Librairie L'Or du temps, Grenoble, 2000
  • Galerie Loin-de-l'œil, Gaillac, 2001
  • Galerie Convergences, Paris, 2014.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • L'Étoile scellée, Paris, 1955
  • Phases, Varsovie, 1959
  • Exposition internationale du surréalisme, Paris-New York, Galerie Cordier, 1959
  • Esposizione collettiva, Galerie Schwarz, Milan, 1960
  • The Enchanters Domain, Darcy's Gallery, New York, 1960
  • Solstice de l'image, Ranelagh, Paris, 1961
  • Mini-Collages, Galerie Saint-Laurent, Bruxelles, 1961
  • Donner à voir, Galerie Greuze, Paris, 1962
  • Phases, São Paulo, 1964
  • L'Écart absolu, exposition internationale du Surréalisme, Galerie L'Œil, Paris, 1965
  • Princip Slasti [Principe du plaisir], Musée d'art moderne, Prague, 1968
  • Det rite Landskapet [Le Paysage intérieur], Ritsutstallinger, Stockholm, 1969
  • Surrealism ?, Moderne Museet, Stockholm, 1970
  • Der Guest des Surrealismus, Baukunst, Cologne, 1971
  • Exposition surréaliste, Chicago, 1976

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adam Biro et René Passeron, Dictionnaire général du surréalisme et de ses environs, Office du Livre, Fribourg, Suisse et Presses universitaires de France, Paris, 1982, p. 118.
  • Gilles Bounoure, Présence d'Adrien Dax, dans Le Monde libertaire no 1666 du , p. 19.
  • Jean-Paul Clébert, Dictionnaire du Surréalisme, Paris, Seuil, 1996.
  • Adrien Dax, Écrits, édition établie et présentée par Guy Flandre et Oscar Borillo, Paris, éditions Rue des Cascades, 2010.
  • Adrien Dax, Perspective automatique, in Almanach surréaliste du demi-siècle, sous la dir. d'André Breton, Paris, Éditions du Sagittaire, 1950.
  • Gérard Durozoi, Histoire du mouvement surréaliste, Paris, Hazan, 1997.
  • Raphaël Neuville, « Adrien Dax : l'enchanteur noir », in Midi-Pyrénées patrimoine, n° 19, 2009, p. 112.
  • Raphaël Neuville, « Musée des Abattoirs : les peintures du surréaliste Adrien Dax », in Midi-Pyrénées patrimoine, no 26, 2011, p. 100-105.
  • Raphaël Neuville, Adrien Dax : surréaliste, Paris, galeries Intuiti et Convergences, 2014, 47 p.
  • Raphaël Neuville, « Adrien Dax : un ‘‘anartiste’’ sans attaches », in Midi‑Pyrénées patrimoine, no 43, automne 2015, p. 66‑73.
  • Raphaël Neuville, L’« enchanteur noir » du surréalisme : le parcours d’Adrien Dax (1913-1979), Thèse de doctorat en histoire de l’art, sous la direction de Jean Nayrolles et Luce Barlangue, Toulouse, Université – Jean Jaurès, 2016, 3 vol., 1795 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Bounoure, op. cit.
  2. Biro, op. cit. & Gérard Durozoi, op. cit., p. 665.
  3. Biro, op. cit., p. 216.
  4. R.R.R., Le Marteau et la rotule, ou les réflexes de la beauté, introduction à la réédition du texte de 1950 d'Adrien Dax, Perspective automatique, Gaillac-Toulouse, Galerie Loin-de-l'œil / Librairie Champavert, 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]