Adoption internationale

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L'adoption internationale est l'adoption d'une personne d'un pays par une personne ou un couple d'un autre pays.

C'est une cause classique de conflit de loi dans l'espace en droit international car il s'agit de concilier la loi du pays donneur avec celle du pays preneur à l'adoption.

L'adoption internationale est régie par la Convention de La Haye de 1993, sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale.

Depuis 2003, le nombre d'adoptions internationales en France comme dans le monde entier baisse fortement[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Les débuts de l'adoption internationale en France[modifier | modifier le code]

Les premières réflexions sur l'adoption internationale sont menées dans les après-guerres, les deux conflits mondiaux ayant créé des enfants orphelins ou abandonnés en nombre considérable (en 1918, par exemple, on compte au moins 750000 Français de moins de 18 ans dont le père est mort au combat). Après la Seconde Guerre mondiale, qui a fait davantage de victimes civiles que la précédente, la France "doit garder tous ses enfants, y compris ceux nés de mères françaises et de soldats allemands d'occupation ou de GI's américains venus libérer le pays" et "récupérer les enfants nés à l'étranger dans des conditions exceptionnelles"[2].

Dès la fin des années 1940, des figures médiatiques de divers pays ont contribué à populariser l'adoption internationale. Ainsi, la romancière américaine Pearl Buck, prix Nobel de littérature en 1938 : après avoir adopté sept enfants de diverses origines avant la Deuxième Guerre, elle fonde Welcome House, association pour l'adoption internationale et interraciale, qui encourage notamment la prise en charge des enfants de mères asiatiques et de pères soldats américains.

Joséphine Baker, devenue célèbre avec la "Revue Nègre" de 1925, résistante en France et en Afrique du Nord sous l'Occupation, fonde à partir des années 1950 sa "Tribu Arc-en-ciel" en adoptant douze enfants de nationalités, de cultures et de religion diverses : deux enfants japonais, fils de soldats américains abandonnés par leurs mères, en 1954 ; Jari, qui vient d'Helsinki, Luis, de Colombie, Jean-Claude, un petit Français, et Moïse, qui est de confession juive ; Brahim et Marianne, en 1956, qui ont été trouvés dans la campagne algérienne, le premier étant né de parents berbères et la seconde de parents pieds-noirs ; Koffi, ramené de Côte d'Ivoire en 1957 ; Mara, Amérindien du Venezuela adopté en 1959 ; Noël, trouvé dans une rue de Paris ; Stellina, enfin, Franco-Marocaine née à Paris[3].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Mignot, « L'adoption internationale: les raisons du déclin », Population et sociétés, no 519,‎ , p. 1-4 (lire en ligne)
  2. Yves Denéchère, Des enfants venus de loin, Histoire de l'adoption internationale en France, Paris, Armand Colin, , 407 p. (ISBN 9782200249748), p. 27
  3. Yves Denéchère, Des enfants venus de loin, Histoire de l'adoption internationale en France, Paris, Armand Colin, , 407 p. (ISBN 9782200249748), p. 56-57

Liens externes[modifier | modifier le code]