Adolphe de Barrau

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Adolphe de Barrau
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Édouard Adolphe de Barrau, né le à Carcenac-Salmiech et mort le dans cette même commune de l'Aveyron[1], est un médecin, naturaliste et herboriste français.

Il appartient à l'une des familles originaires du département de l'Aveyron, la famille de Barrau ; il est le frère d'Hippolyte de Barrau et d'Eugène de Barrau.

Médecin, naturaliste et herboriste[modifier | modifier le code]

En 1829 il prépare un doctorat de médecine à la faculté de Montpellier. Il est chirurgien de la Marine française et il navigue durant plusieurs mois à travers l'archipel grec, dans les Baléares, dans la baie d'Alger et vers l'Égypte[2].

Parallèlement à des travaux de botanique, Adolphe de Barrau poursuit son activité de médecin. Le docteur Augustin Dassier, professeur de matière médicale et de thérapeutique à l’école préparatoire de médecine et médecin de l’hôtel-Dieu de Toulouse, dans sa brochure intitulée De la vertu fébrifuge du Variolaria Amara rapporte : « Action thérapeutique. – Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on a eu l’idée d’utiliser l’amertume de ce lichen pour combattre les fièvres intermittentes. En Allemagne, M. Cassebéer publia, il y a quelques années, une note sur ses propriétés fébrifuges ; M. le docteur de Barrau, qui ne connaissait pas probablement le travail du médecin d’outre-Rhin, eut l’idée lui aussi d’expérimenter la variolaire qu’il avait souvent trouvée dans ses promenades botaniques. Il s’est maintes fois convaincu qu’elle jouissait des propriétés toniques, fébrifuges, antipériodiques et anthelmentiques, et il a guéri radicalement plusieurs individus attaqués de fièvres intermittentes, ou de névralgies intermittentes et d’affections vermineuses. C’est donc à ce savant et modeste confrère que je fais remonter l’honneur de nous avoir donné un remède nouveau pour nous au moins, et qui peut rendre de si grands services. »[3]

Il herborise de 1820 à 1845[4] aux environs de Paris, à Montpellier, à Toulouse, dans l île de Minorque, en Algérie et en Aveyron où passionné par l'étude des plantes - avec son frère Hippolyte de Barrau - ils rédigent ensemble un catalogue qui contenait environ 2 260 espèces, dont 500 cryptogames. Ce catalogue fut communiqué à la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron en 1856, sous ce titre : Catalogue des plantes observées dans le département de l'Aveyron jusqu'à ce jour par MM. de Barrau et autres botanistes[4].

Membre de la Commission d'exploration scientifique d'Algérie[modifier | modifier le code]

En novembre 1839, il est nommé membre en tant que botaniste de la Commission d'exploration scientifique d'Algérie présidée par le colonel Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846)[5]. Il travaille notamment avec le capitaine Baccuet, le professeur Aimé, le bibliothécaire Berbrugger, le zoologue Deshayes, le préparateur Guichenot, le naturaliste Ravergié, le capitaine Levaillant et le commandant Pelissier dans le centre de la province de Constantine[5],[6]. Mais sa santé éprouvée par le climat, il rentre en France en juillet 1840. Les études géologiques et minéralogiques eurent par la suite ses préférences. Il fut membre de la société botanique de France dès l'année de sa fondation en 1854[4].

Membre de sociétés savantes[modifier | modifier le code]

Ses mandats électoraux[modifier | modifier le code]

Élu membre du Conseil général de l'Aveyron en 1852, il démissionne en 1855[7].

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Essai sur le scorbut (thèse de médecine)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Aveyron, commune de Salmiech, acte de décès no 49, année 1884 (consulté le 11 juillet 2014)
  2. Les chemins d'une vie (Carnets intimes d'un notable aveyronnais, 1832-1862) (Mémoires d'Eugène de Barrau), Archives historiques du Rouergue, 27, éd. Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, 2007, page XXXIV.
  3. Docteur Dassier, De la vertu fébrifuge du Variolaria Amara, page 9.
  4. a, b et c Émile Vigarié, Les frères de Barrau (dans Esquisse générale du département de l'Aveyron, page 236, géographie physique, second fascicule).
  5. a et b Monique Dondin-Payre, La Commission d'exploration scientifique d'Algérie, pages 42, 43, 80, 81. Archives historiques du Rouergue, 27, pages 52 et 55.
  6. Tableau de la situation des établissements français dans l’Algérie, volume 4, Imprimerie Royale, 1841, p. 110
  7. Les chemins d'une vie (Carnets intimes d'un notable aveyronnais, 1832-1862) (Mémoires d'Eugène de Barrau), Archives historiques du Rouergue, 27, éd. Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, 2007, page XXXVI.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monique Dondin-Payre, La Commission d'exploration scientifique d'Algérie : une héritière méconnue de la Commission d'Égypte. Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Nouvelle série : 14 : 142 p.
  • Émile Vigarié, Les frères de Barrau (dans Esquisse générale du département de l'Aveyron)
  • Brochure imprimée du docteur A. Dassier sur La Vertu fébrifuge du Variolaria Amara (date ?)

Liens externes[modifier | modifier le code]