Adolphe Bernard

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Adolphe Bernard
Naissance
Asnières (Hauts-de-Seine) (Drapeau de la France France)
Décès (à 74 ans)
Paris (Drapeau de la France France)
Actif vers 1917-1935
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines aéronautique

Adolphe Bernard, né le à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, et mort le à Paris[1], était un ingénieur aéronautique français, fondateur de la Société des Avions Bernard.

Biographie[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1917, Adolphe Bernard, âgé de 36 ans, fonde les Établissements Bernard à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Dans la vaste usine d'aviation qu'il avait fait construire, il assure la production en série des avions SPAD. Le , l’explosion accidentelle d’un dépôt de munitions cause la destruction des ateliers. En dépit de cet accident, la société maintient une cadence de production qui la place en tête du secteur aéronautique à la fin de la guerre[2]. À la cessation des hostilités, 2486 SPAD des modèles XI, XIII et XVI y avaient été construits[1].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Ses ateliers étant surdimensionnés pour les commandes du temps de paix[1], Bernard opéra leur reconversion en novembre 1920 en créant la Société industrielle des métaux et du bois (SIMB) ou « Ferbois »[2]. La SIMB se destinait à « toutes les opérations d'une nature quelconque se rattachant à la fabrication de meubles, outils, machines-outils et machines de toutes espèces »[1]. La branche aéronautique démarra en 1922 avec comme directeur technique Jean Hubert[2], assisté notamment des ingénieurs André Vautier, Georges Bruner et Marcel Gianoli[1].

La faillite de la SIMB et la fermeture de ses ateliers survinrent en [2]. Le , Adolphe Bernard fonde la Société des Avions Bernard[2]. Succédant à la SIMB, elle n'en reprend que la branche aéronautique, en conservant les cadres, les ingénieurs et la maîtrise de Ferbois.

Les Avions Bernard fermèrent leurs portes en et furent mis en liquidation judiciaire le . Une éphémère société de gérance fut bien créée au début de 1936 à l'initiative de l'as de guerre Jacques Ortoli, mais elle n'eut pas d'activité créatrice. Bernard n'y figurait plus qu'en qualité de sixième et dernier administrateur. Elle fut également dissoute la même année.

Adolphe Bernard décéda le . Il avait bien mérité de l'aviation française sur le plan technique, grâce à une lignée d'ingénieurs de très grand talent[2].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Bernard 1[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard 1.

Premier avion conçu par Adolphe Bernard, l'A.B.1, sorti à deux exemplaires, était un bombardier de nuit biplan biplace, équipé de deux moteurs Hispano-Suiza de 180 ch et emportant 600 kg de bombes. Une version civile de transport pour neuf passagers, l'A.B.3, resta à l'état de prototype.

Bernard 10 et 12[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard 10.

Bernard V-1 et V-2[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard SIMB V-2.

Bernard 14[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard 14.

Bernard 18[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard 18.

Bernard 190[modifier | modifier le code]

Dérivé du 18-T, le Bernard 190-T vola en 1928. Il pouvait transporter huit passagers avec le même moteur. La CIDNA en commanda huit exemplaires pour la ligne Paris-Strasbourg-Prague-Budapest[1].

Article détaillé : Bernard 190.

La version 191 « Grand Raid » conçue par Jean Galtier paraissait apte à traverser l'Atlantique Nord. Trois Bernard 191 GR à moteur Hispano-Suiza 12 Lb de 600 ch furent produits en 1928.

Article détaillé : Bernard 191 GR.

Bernard 60[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard 60.

Extrapolé du 190-T en 1929, le trimoteur 60-T F-AKBV pour douze passagers souffrit d'une construction hâtive et dut attendre 1931 pour recevoir ses moteurs définitifs Gnome-Rhône 7 Kdrs de 300 ch. Tout en bois, il devint le 61-T avec un fuselage métallique et fut abandonné en 1934[1].

Bernard 160[modifier | modifier le code]

Très voisins, mais tout métalliques, étaient les trimoteurs coloniaux 160 à trois Gnome-Rhône 7 Kdrs et 161 à trois Lorraine 7 Ma de 300 ch, transformables en avions sanitaires (1931 et 1932).

Bernard 20[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard 20.

Bernard S-72[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bernard S-72.

Pour la coupe Deutsch de la Meurthe 1934 (en l'absence de Roger Robert, invité au Japon pour réaliser un chasseur chez Nakajima), Georges Bruner étudia un racer aux ailes minuscules et au fuselage dessiné en fonction du « gabarit » de Jean Doumerc, alors particulièrement mince. Le pilote vint souvent à l'usine pour se glisser dans l'habitacle de la maquette-grandeur. Le projet en resta là, le moteur Salmson de 8 litres faisant défaut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g « Adolphe-Bernard », sur Fan d'avions, (consulté le 7 février 2018).
  2. a b c d e et f Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 95.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 95.

Liens externes[modifier | modifier le code]