Adolphe Amouroux

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Adolphe Amouroux
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité

Charles, Joseph, Adolphe Amouroux, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et mort le à Ciudad de Guatemala (Guatemala)[1], est un notaire, journaliste et homme politique français royaliste. Personnalité marquante des mouvements conservateur et royaliste dans le département des Pyrénées-Orientales, il est également connu pour avoir subi une banqueroute mémorable, entraînant avec lui plus de deux cents personnes. Cette faillite, perçue par les victimes comme étant la conséquence d'un complot juif, est l'une des causes de l'apparition de l'antisémitisme militant dans le département à la fin du XIXe siècle[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière

Adolphe Amouroux est le fils d'un notaire de Perpignan. Il épouse en 1857 Marie Massot, issue d'une famille d'imprimeurs. À 29 ans, il reprend l'étude de son père, puis est élu conseiller municipal de Perpignan de tendance conservatrice. Il devient un des meneurs du mouvement royaliste et le rédacteur en chef de la revue Roussillon[3] au début des années 1870. Après la Crise du 16 mai 1877, il est nommé parmi les personnes destinées à gérer Perpignan à la place du conseil municipal précédemment élu, qui a été révoqué[1].

Ayant massivement investi son argent dans l'Union générale, banque catholique qui fait faillite en 1882, il fait également faillite, son étude de notaire devant être fermée. Il quitte la France dès juin 1882, est condamné en 1884, par contumace, à 10 ans de réclusion criminelle : les notaires ayant fonction de banquier à cette époque, sa faillite a entraîné celle de nombreuses victimes et mis en difficulté des personnalités du département, parmi lesquelles Charles de Lazerme ou Pierre Bardou-Job. Exilé au Guatemala sous un faux nom, Albert Arnaud, il y meurt en 1886[4],[1],[2].

Famille

Adolphe Amouroux épouse Marie Massot-Reynier le , avec qui il aura trois enfants : Joseph (1858-1868), Thérèse (1861-1884) et Jacques (1865-1866)[5].

Marie Massot-Reynier, épouse d'Adolphe Amouroux

Mandats[modifier | modifier le code]

  • 1865-1870 et 1877-1878 : Conseiller municipal à Perpignan

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bonet, Denis Corratger et Nicolas Marty, « Amouroux (Charles, Joseph, Adolphe) », dans Nouveau Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Gérard Bonet, Denis Corratger et Nicolas Marty, « Amouroux (Charles, Joseph, Adolphe) », dans Nouveau Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
  2. a et b Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
  3. Gilbert Larguier, Jérôme Quarett, La Commune de 1871: utopie ou modernité ,Presses universitaires de Perpignan, 2000
  4. Edouard Clunet, André Henri Alfred Prudhomme, p.822, Journal du droit international, vol. 20, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 1893
  5. Laurent Fonquernie, « Portrait de Marie Massot-Reynier, épouse d’Adolphe Amouroux », sur Institut du Grenat, (consulté le 12 avril 2016)