Adolf Daens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Daens.
Adolf Daens
Daens.JPG
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
AlostVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion
Ordre religieux

Adolf Daens (en français : Adolphe Daens), né à Alost (Belgique) le et décédé dans la même ville le , est un prêtre flamand catholique et une importante personnalité politique belge. Il fut très engagé dans les mouvements de progrès social, et ensuite dans la vie politique belge de la seconde moitié du XIXe siècle, cela malgré les réticences et opposition de sa hiérarchie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille modeste composée de six enfants, son père était ardoisier-couvreur et peintre de façades et sa mère confectionnait des bonnets qu’elle vend elle-même[1]. Il fit ses études primaires à l’école communal d’Alost et ses humanités au collège Saint-Joseph[2]. Daens entra comme novice dans la Compagnie de Jésus en 1859 et y resta jusqu'en 1870. À la suite de différends avec ses supérieurs, il dut quitter l'Ordre en 1871. Il fut néanmoins admis au grand séminaire de Gand et ordonné prêtre en 1873. Il travailla ensuite dans l'enseignement catholique. En 1873, il enseigna au collège Notre-Dame à Audenarde. Il exerça diverses fonctions pastorales : vicaire à Saint-Nicolas en 1876 puis à Kruishoutem en 1878. Par la suite, de 1879 à 1888, il fut professeur de poésie puis de rhétorique au collège de la Sainte Vierge à Termonde[3]. À partir de 1888, n'étant plus nommé à aucun poste, il revient à Alost sans aucune fonction au diocésaine[1]. À cette époque, il se qualifiait d’ailleurs lui-même de « prêtre libre et sans aucun poste »[4]. Ainsi, il se retrouva à aider son frère ainé, Petrus Daens, dans son imprimerie, rédacteur et éditeur des journaux « Werkman » et « Het Land van Aelst ». À côté, il donna aussi des leçons particulières et fit même du commerce d’huile et de vin par occasion[5].

Entrée dans la vie politique[modifier | modifier le code]

Depuis 1890, le mouvement flamand décide de résoudre les problèmes culturels par l’action politique. Afin d’atteindre ce but, Ninove et Alost, les 2 foyers militants du mouvement flamand, vont se rencontrer et vont par la suite, en 1893, nouer des contacts avec l’abbé Daens par l’intermédiaire de Petrus Daens. Ce dernier va d’ailleurs, dans ces journaux, activement défendre les revendications flamandes. Donc l’abbé Daens, en parallèle de ses activités ecclésiastiques, s’est fortement engagé au niveau politique. Le 15 avril 1893, il fonda le premier parti démocrate-chrétien autonome à Okegem, le Christene Volkspartij (Parti social-chrétien).

Le C.V.P. propose aux conservateurs catholiques de faire une liste commune mais ces derniers refusent[6]. Le parti décide alors de se présenter à part à Alost aux élections de décembre 1894, avec comme tête de la liste : l’abbée Daens. Les journaux de son frère Petrus consacrent une série d’articles concernant le Parti social-chrétien et cette publicité a contribué dans le succès considérable du parti lors des élections[7]. En effet, Daens obtiendra le deuxième meilleur score avec 26 852 voix et il fit ainsi son entrée au Parlement[8]. Tandis que son rival direct, Charles Woeste qui est le leader de la Fédération des Cercles catholiques, conserva son siège avec 27 524 voix[7]. Un résultat qui annonce désormais une opposition entre le conservateur Charles Woeste accompagné de ses partisans et le C.V.P. Il s’agit particulièrement d’une lutte déclarée à Daens, au « daensisme »[9].

Conflit avec l'Église[modifier | modifier le code]

Ch. Woeste et L. Béthune, les conservateurs, ensemble avec le Roi Léopold II, vont intervenir à Rome et auprès du nonce à Bruxelles dans le but de lutter contre les démocrates-chrétiens belges et notamment contre Daens. Par conséquent, le 5 mai 1895, Daens est invité à Rome par convocation du nonce. Ce n’est que 2 jours après que Daens se rend à Rome.

Le 11 mai, il quitte Alost et arrive le 14 à Rome. Sur place, l’abbée Daens n’obtint ni d’audience de Léon XIII ni de bénédiction papale. Il a plutôt été reçu par le préfet de la Sacra Congrefazione del Concilio et sera même interrogé par un de ses collaborateurs. Suite à cet entretien, Daens reçoit un avertissement écrit, appelé Monitum, de la part de la Sacra Congregazione, le 22 mai. Dans son message, on lui rappelle l’obéissance qu’il doit à son évêque et la prudence dont il doit faire preuve afin d’éviter une rupture de l’harmonie entre catholiques.

Entre-temps, le Pape fait l’objet de toute une série de pressions de la part des conservateurs ainsi que du Roi Léopold II. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles, Daens n’a pas été reçu directement par Léon XIII qui craignait les effets d’une rencontre mal vue par la majorité du public. En réponse à cette pression venant de la Belgique, Léon XIII écrit une lettre au Roi dans laquelle, il dit être empêché prendre toute position et ne condamne pas le mouvement social des démocrates chrétiens. Le pape finit par critiquer les interprétations excessives faites quelques démocrates-chrétiens en rapport avec la question ouvrière mais il réprouva également l’attitude de certains conservateurs catholiques[10]. Une copie de cette lettre a également été envoyée au nonce et à l’évêque Stillemans. Malgré la discrétion de Daens à ce sujet, les démocrates-chrétiens font croire dans la presse que le pape a non seulement reçu Daens mais qu’il a également approuvé toute son action. Les conservateurs n’hésiteront pas à profiter de la situation pour renvoyer une mauvaise image de Daens, attisant ainsi la colère du nonce et de l’évêque de Gand[11].

Désobéissance de Daens[modifier | modifier le code]

En février 1896, l’abbé Daens décide d’attaquer ouvertement Ch. Woeste au Parlement. Au cours des mois suivants, l’évêque Stillemans insistera auprès de Daens de quitter le Parlement ainsi que de s’éloigner de la presse daensiste. Une demande à laquelle Daens va délibérément répondre en retard ou avec agressivité[11].

Au mois de mai 1896, il vota, avec l’opposition socialiste, contre un projet de loi qui assurait à la Compagnie du Chemin de Fer du Bas-Congo une aide financière pour achever la construction de la ligne Matadi-Léopoldville. En 1898, l'abbé Daens militera d’ailleurs activement dans les rangs de la Ligue belge des droits de l'homme, qui réclame la rupture de la solidarité morale liant la Belgique et le État indépendant du Congo[3].

Le 17 janvier 1897, le C.V.P sera remplacé par le Vlaamsch-Christene Volkspartij suite aux actions entreprises par les daensistes radicaux. En outre, le 14 février 1897, les statuts du parti en question seront adoptés et auront pour effet de renforcer la présence des tendances flamandes et démocratiques au détriment de l’influence chrétienne. Daens, n’étant pas d’accord avec ce changement radical, déclarera quelques mois plus tard ne plus être membre du parti[11].

Au départ, Daens avait le soutien de l’évêque de Gand, Stillemans qui défendait les idées démocratiques et donc ne s’opposait pas au développement d’un parti populaire catholique indépendant. Mais très vite, il céda aux pressions de Charles Woeste et de Léon de Bethune (nl). Il va alors, avec le soutien de l’épiscopat belge et le Saint-Siège, interdire à Daens de se présenter comme candidat aux élections de 1898. Daens se soumit à l’ordre de l’évêque jusqu’à ce qu’il décide de répondre aux accusations injustes et aux attaques violentes que les conservateurs lui faisaient subir. Il décida alors de se présenter aux élections communales d’Alost en 1899, jugeant que son obéissance à son évêque ne pouvait le priver de ses droits de citoyen. Une désobéissance qui engendrera l’évêque Stillemans à prononcer publiquement en décembre 1898, une suspension illimitée cette fois-ci et condamne en outre son action politique[7].

La sévérité de l’évêque de Gand est cependant désapprouvée par l’évêque Doutreloux de Liège ainsi que par le nonce. L’interdit épiscopal vient s’ajouter à l’exclusion de la Ligue démocratique belge formulée en septembre 1897, ce qui l’isolera et favorisera son rapprochement avec le Vlaamsch-Chrsitene Volkspartij jusqu’à en devenir président le 25 décembre 1898[12].

En septembre 1899, l’évêque Stillemans, en apprenant que Daens a conclu un accord avec les socialistes et les libéraux dans le but de lutter contre la liste catholique aux prochaines élections communales d’Alost, le convoquera auprès du palais épiscopal et le menacera cette fois-ci de sanctions plus intransigeantes. Au cours de cette convocation, à laquelle il répondra tardivement, il sera placé face à un dilemme de taille, à savoir qu’il devra choisir entre renoncer à la politique ou alors de ne plus porter l’habit ecclésiastique. Le 13 octobre 1899, après n’avoir obtenu aucune réponse de la part du prévenu, l’évêque Stillemans lui interdira l’exercice de toutes fonctions ecclésiastiques. Cette dégradation, fort infamante à l’époque, est annoncée publiquement dans les jours qui suivent. Quelques jours plus tard, il est élu député d’Alost à la Chambre des représentants. Et en 1902, il est élu député de Bruxelles malgré la condamnation de son évêque[12].

Suspension des fonctions ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Un changement est observé dans l’attitude romaine à partir de 1904. Daens ne peut plus s’appuyer sur le soutien des autorités ecclésiastiques qui sont décédées. Les nouveaux évêques de Liège (Rutten) et de Bruges (Waffelaert) s’opposent fortement à Daens. Après les élections législatives de 1904, l’évêque Waffelaert va écrire au nonce afin de mettre l’accent sur le poids du daensisme et la menace qu’il représente pour le parti catholique en Flandre. En réponse à la lettre, le nonce décide de consulter l’ensemble des évêques de Belgique. Suite à ces évènements, le 27 février 1905, l’abbé Daens est condamné de l’action politique ainsi que le prévoit une lettre émanant de Rome. Cette dernière est même publiée dans la presse catholique par des évêques et elle est affichée à la lecture de tous dans les églises. En mars 1905, Daens sera officiellement désapprouvé par le pape Pie X[13].

Réconciliation avec l'Église et mort[modifier | modifier le code]

Adolf Daens sur son lit de mort

L'abbé Daens voulait rester fidèle au peuple et à la démocratie. Mais il était aussi profondément croyant : sa vie aurait été dépourvue de sens s'il n'avait pu obéir à l'Église et à l'évêque. À la mi-janvier 1907, l’abbé Daens s’installe près de la demeure de sa nièce et de son neveu. S’affaiblissant très vite, il écrit, à la fin du mois, une lettre pour demander pardon à son évêque et se réconcilie avec l’Église en reniant son passé politique. Mais son frère et les autres continuèrent à poursuivre l'idéal du parti populaire chrétien-démocrate[14].  Le 14 juin 1907, Adolf Daens meurt à Alost, muni des derniers sacrements. Suite à sa demande et au vœu de son évêque, son enterrement religieux se déroule simplement, sans aucune présence politique manifeste ou symbolique[15].

Daensisme[modifier | modifier le code]

De l’action politique d’Adolf Daens est né le daensisme dans les année quatre-vingt du XIXe siècle. Il s’agissait d’un mouvement social et démocratique trouvant ses racines dans les conditions de vie misérables d’une grande partie de la population à Alost-Ninove-Audenarde (Flandre orientale). Au départ, l'objectif était seulement d'être un groupe de pression pour transformer le Parti catholique et conservateur en un parti chrétien-démocrate. Mais, à cause de l’hostilité du député Charles Woeste, les daensistes furent forcés de prendre part aux élections en tant que parti indépendant en 1893 (le Christene Volkspartij). Pour se faire, Daens s’allia avec certains notables locaux, des ouvriers ainsi que certains socialistes. Le programme de ce parti illustre les principales revendications de Daens qui étaient à l’origine:

  • La défense du petit peuple sur les plans économique et linguistique, par une législation sociale
  • Le suffrage universel pur et simple
  • L’égalité linguistique
  • L’antisocialisme[1]

Ainsi, ce mouvement autonome luttait à la fois pour le progrès social, le suffrage universel et la néerlandisation. C’est un parti du peuple mais avant tout un parti flamand, raison pour laquelle il s’appelle « Volkspartij ». La création du Christene Volkspartij reflète donc la rencontre du flamingantisme et de la démocratie chrétienne. Ce parti aura un écho favorable du côté de la petite bourgeoisie flamande (petits propriétaires terriens, médecins, avocats, instituteurs, artisans), des ouvriers et des petits paysans[6]. Cependant, bien que les daensistes se réclament des enseignements de l'encyclique Rerum novarum du pape Léon XIII, ils se heurtèrent au catholicisme conservateur ce qui déboucha sur une condamnation de l’abbé Daens par l’Église. En effet, à force de vouloir améliorer les conditions de vie des classes populaires, ce courant pris avec le temps un caractère plus socialiste qu'anti-socialiste (ce qui valut d’ailleurs à Daens le surnom de « démocrate-chrétien dissident » par l’autorité religieuse). En adoptant fréquemment des positions flamingantes, antimilitaristes et critiques à l’égard de la dynastie et de l’État du Congo, les daensistes vont durcir ce côté dissident et vont même s’attirer les foudres du roi Léopold II qui intervint auprès du pape Léon XIII pour entraver ses activités[16]. Les lettres du monarque résument bien les reproches des conservateurs à l'égard du prêtre alostois : « Quelques jeunes prêtres s'efforcent de s'attacher les ouvriers en prêchant des doctrines détestables. L'abbé Daens est à leur tête. L'attitude de ce prêtre... provoque de plus en plus les discordes civiles. Si elle était tolérée par ses supérieurs ecclésiastiques, c'est en fait de l'union des conservateurs, de l'union des catholiques et de leur force politique. »[17]. Dans une autre lettre, il écrit : « Je supplie le Saint-père, s'il veut prévenir la perte des Flandres et du Pays, d'ordonner à l'Évêque de Gand d'enjoindre à l'abbé Daens de quitter la politique et de ne plus égarer le peuple au moyen d'excitations auxquelles sa robe donne du crédit. »[17]. Dans ses instructions au ministre de Belgique auprès du Saint-Siège, il met les points sur les i : « Il faut débarrasser la chambre de l'abbé Daens. »[18]. Au final, le daensisme demeura un phénomène isolé qui ne connaîtra pas de percée nationale. Notons que Daens récusa toujours l’appellation de « daensisme », inventée par ses adversaires. Le 26 août 1895, il déclara à la Chambre : « Il n'y a pas de parti Daens ; il n'y a que le parti démocratique-chrétien. ». Le 19 janvier 1898, il s'exprima encore plus fermement : «Le daensisme n'existe que dans l'imagination malveillante de certains adversaires, qui ignorent ou méconnaissent notre programme. Notre programme, c'est le programme de la démocratie chrétienne»[19]. De nos jours, le daensisme, profondément humaniste, s'apparenterait à un socialisme social-démocrate ou à un courant social-chrétien.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La légende d'une statue érigée dans sa ville natale à l'occasion du cinquantième anniversaire de son décès résume son engagement : « Le travailleur ne doit être ni esclave ni mendiant, il doit être un homme libre et prospère. »
  • En 2004, Alost lui décerna le titre de citoyen d'honneur de la ville.
  • En 2005, il obtient la cinquième place dans la version néerlandophone de l'élection du plus grand belge (De Grootste Belg)
  • En 2014, le parti ROEL, acronyme de Recht Op Een Leven 69, créé à Alost par Vincent Minne, se revendique comme étant le « nouveau parti de Daens »[20].   

Littérature[modifier | modifier le code]

Louis Paul Boon publia en 1971 le roman en néerlandais Daens (titre complet : Pieter Daens of hoe in de negentiende eeuw de arbeiders van Aalst vochten tegen armoede en onrecht), dans lequel Pieter Daens, le frère d'Adolf, occupe la place de narrateur.

Film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Gerin 1993, p. 13.
  2. Simon 1961, p. 245 à 248.
  3. a et b Stenmans 1955, p. 167.
  4. van Isacker 1959, p. 43.
  5. Gerin 1993, p. 21
  6. a et b Gerin 1993, p. 14
  7. a b et c Simon 1961
  8. Joye et Lewin 1967, p. 135.
  9. Gerin 1993, p. 16.
  10. Gerin 1993, p. 18
  11. a b et c Gerin 1993, p. 19.
  12. a et b Gerin 1993, p. 20.
  13. Gerin 1997, p. 267 à 289.
  14. van Isacker 1982, p. 36 à 43.
  15. Gerin 1993, p. 22
  16. Delwit 2010, p. 72
  17. a et b cité dans Stengers 1992, p. 202.
  18. cité dans Stengers 1992, p. 203
  19. « Annales parlementaires de Belgique, chambre des Représentants : Séance du 19 janvier 1898 » [PDF], p. 376.
  20. Blaise 2014, p. 55.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Blaise et al., « Les résultats des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014 », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. 2223-2224, no 18,‎ , p. 5-114 (DOI 10.3917/cris.2223.0005).
  • Paul Gerin, « Les écoles sociales belges et la lecture de Rerum novarum », Rerum novarum,‎ , p. 267-28 (lire en ligne)
  • Paul Gerin, « Première partie. Le contexte », dans Daens : un film de Stijn Coninx, Liège, Le Centre Culturel des Grignoux et le centre de documentation du C.T.L., .
  • A. Simon, « Daens », dans Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Biographie Nationale, t. 31, Bruxelles, Établissements Émile Bruylant, (lire en ligne [PDF]), col. 245-247.
  • A. Stenmans, « Daens », dans Inst. roy. colon. belge, Biographie Coloniale Belge, t. 4, (lire en ligne [PDF]), p. 167.
  • Karel van Isacker, « Le daensisme ou les origines du mouvement démocrate chrétien en Flandre », Septentrion, no 2,‎ , p. 36-43 (présentation en ligne).
  • (nl) Karel van Isacker, Het Daensisme. De teleurgang van een onafhankelijke, christelijke arbeidersbeweging in Vlaanderen. 1893-1914, De Nederlandsche Boekhandel, (présentation en ligne).
  • Pierre Joye et Rosine Lewin, L'Église et le mouvement ouvrier en Belgique, Société populaire d'éditions, (présentation en ligne).
  • Henri Verbist, Les grandes controverses de l'Église contemporaine, Marabout, (présentation en ligne).
  • Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles,
  • Jean Stengers, L'action du Roi en Belgique depuis 1831, Éditions Duculot,

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]