Administration de l'Aisne

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Le département de l'Aisne, qui fait partie de la région Hauts-de-France dont la capitale régionale est Lille, est subdivisé en cinq arrondissements administratifs, lesquels sont découpés en 21 cantons, encadrant 804 communes.

Laon est la préfecture de l'Aisne depuis sa création en 1790.

La préfecture est Laon et les sous-préfectures sont par ordre alphabétique : Château-Thierry, Saint-Quentin, Soissons et Vervins.

Dans le domaine de l'administration territoriale, le département de l'Aisne a, depuis ses origines, subi de nombreux changements, dont celui d’avoir changé de limites départementales depuis sa création, ou encore d’avoir connu des changements de la carte administrative (variation du nombre des communes comme de celui des cantons).

Dans l’Ancien Régime, et tout particulièrement au XVIIIe siècle, l'administration des provinces était devenue si complexe qu'il était devenu pressant de la réorganiser en profondeur.

Le département actuel de l'Aisne est l’héritier d'une des anciennes provinces de la Picardie dont la capitale était Amiens, d'une portion de l'Île-de-France dont la capitale était Paris, d'une portion de la Champagne dont la capitale était Troyes et d'une petite portion des Flandres dont la capitale était Lille.

L'événement historique de la Révolution française avec la chute de la royauté et l'instauration d'une République laïque a contribué à un bouleversement considérable de la carte administrative de la France.

Depuis la loi de décentralisation de 1982, les attributions du Conseil départemental de l'Aisne dont le siège départemental est fixé à Laon n'ont cessé de se multiplier et de se renforcer. Les nouvelles formes de gestion administrative de l'espace territorial n'échappent pas à l'Aisne qui est l'un des départements français les plus avancés en termes d'intercommunalités. En Picardie, il compte derrière l'Oise le deuxième plus grand nombre de structures intercommunales de la région.

Historique : les origines et les causes[modifier | modifier le code]

Dans l'Ancien Régime et tout particulièrement au XVIIIe siècle, l'administration des provinces était devenue si complexe qu'il était devenu pressant de la réorganiser en profondeur. L'événement historique de la Révolution française avec la chute de la royauté et l'instauration d'une République laïque bouleversa considérablement la carte administrative de la France.

Pendant l'Ancien Régime, le roi se faisait représenter dans ses nombreuses provinces, aux dimensions fort inégales, par un intendant qui avait la charge d’une circonscription portant le nom de généralité. Mais avec la centralisation du pouvoir monarchique absolu, l'administration des provinces était devenue particulièrement complexe, notamment au XVIIIe siècle.

Tout d’abord, au XVIIe siècle, la généralité de Soissons incluait l’ensemble du département actuel sauf l'élection de Saint-Quentin qui relevait de celle d'Amiens.

Dans l'Ancien Régime, Noyon appartenait à l'ancienne province de l'Île-de-France et était l'une des élections de la Généralité de Soissons.

En 1640, un intendant était délégué à Soissons. Son pouvoir s’étendait sur l'ensemble de l'Aisne actuel. La généralité de La Rochelle se subdivisait alors en six élections : Laon, Guise, Château-Thierry, Noyon, Crépy-en-Valois et Soissons. La fonction d’intendant comprenait la justice, la police et les finances. En fait, la justice était du seul ressort du Paris qui étendait son influence judiciaire sur l'ensemble de l'Aisne actuel.

En termes de Bailliage, le département dans ces limites actuelles était divisé en dix bailliages: Saint-Quentin, Guise, Marle, Laon, La Fère, Coucy, Chauny, Soissons, Villers-Cotterêts et Château-Thierry. Certes, elles étaient des circonscriptions judiciaires où on rendait la justice du roi mais sous l'Ancien Régime, elles avaient perdu de leurs importances par rapport à la généralité.

Quant à l'administration militaire, trois gouvernements généraux se partageaient le département dans ces limites actuelles: Picardie dont le siège était à Amiens, Île-de-France dont le siège était à Paris, et Champagne-et-Brie dont le siège était à Reims.

Quant à l’administration religieuse, quatre diocèses se partageaient l'Aisne d'aujourd'hui : Cambrai, Laon, Noyon et Soissons.

La Révolution française mit fin à cet enchevêtrement des pouvoirs administratifs, judiciaires, de la police et même religieux. Pendant la Révolution, l’Assemblée constituante décida une réorganisation administrative complète qui lui permettait d’enlever au roi une partie de ses moyens d’action et de constituer des circonscriptions électorales.

La création des départements correspondait au besoin de simplifier l'organisation territoriale de la France et de rendre l'administration plus proche de la population. Pour ce faire, le comité de constitution de l’Assemblée constituante s’adjoignit les députés qui se réunirent par province en novembre 1789, à Paris. Ces derniers élaborèrent la loi du 22 décembre 1789 instituant la création des départements.

Le 13 janvier 1790, la France est donc divisée en 83 départements, eux-mêmes partagés en districts, lesquels sont subdivisés en cantons. Ces départements devaient avoir en moyenne 350 lieues carrées pour être formés – c’est-à-dire 6 000 km2 – et tout habitant devait pouvoir se rendre au chef-lieu de son département à cheval en une journée.

Création du département de l'Aisne[modifier | modifier le code]

Historique de la création du département[modifier | modifier le code]

Limites départementales de l'Aisne entre 1790 et 1799.

À la suite de la décision de l'Assemblée Nationale de supprimer les anciennes limites territoriales des juridictions de l'Ancien Régime en septembre 1789, plusieurs commissions sont mises en place pour redécouper le territoire.

En novembre 1789, le projet initial prévoit 80 départements avec un premier département formé de la Haute-Picardie et de la partie nord-est de l'Île-de-France et centré sur Laon, et un second département formé de la partie occidentale de la Champagne, avec deux portions d'Île-de-France, l'une au sud-ouest, et l'autre au nord.

Le premier département aurait ainsi compris la partie orientale de la province de Picardie avec le Vermandois et la Thiérache et une portion du Nord-Est de l’Île-de-France. Ce département était centré sur Laon qui aurait revendiqué le titre de chef-lieu. Ce département aurait inclus Soissons mais celle-ci voulait un département composé de son ancienne généralité avec des rectifications de limite départementale et centré autour d'elle. Elle aurait privé alors Laon du titre de chef-lieu du département.

Le deuxième département aurait été composé d'une partie de la province de Champagne avec la Brie dont un des projets de découpage en département prévoyait de lui donner un département. Château-Thierry aurait pu alors revendiquer le titre de chef-lieu de ce département. Elle aurait inclus aussi Meaux et Provins mais comme ces trois villes rivales voulaient obtenir le titre de chef-lieu, Meaux arriva à imposer à l'Assemblée Nationale la formation d'un département centré autour d'elle par rapport au projet initial d'où le ralliement de Château-Thierry au projet de Soissons.

Face à cette querelle entre Laon et Soissons, l'Assemblée Nationale décide d'adopter le 10 décembre 1789, le plan où Laon était le centre d'un département mais elle donna la possibilité de modifier les limites départementales par rapport au projet adopté. Cela permit de nouveau un duel entre Soissons, qui voulait un département étendu plus au Sud et Laon, souhaitant le maintien du projet adopté.

Dans le même temps, Melun, Meaux et Provins formaient un nouveau département, lors de l'adoption de la future carte administrative de la France par l'Assemblée Nationale le 10 décembre 1789. La possibilité de modifier encore la limite départementale permit d'espérer à Meaux de devenir le chef-lieu de son propre département en obtenant de nouveau le rattachement de la région de Château-Thierry mais celle-ci refusa et décida de rester alliée à Soissons d'où l'impossibilité à Meaux de former son propre département. Cela entraina des conflits entre Melun et Meaux dans l'obtention du titre de chef-lieu du futur département de Seine-et-Marne.

Après bien des difficultés, dont beaucoup provenaient des rivalités entre les villes de Laon et Soissons, le département Soissons et Laon ou du Vermandois-et-Soissonnais fut créé le 4 janvier 1790 avec l'adoption de ces limites départementales.

  • Il comprenait une portion du nord-est de l'ancienne province de l’Île-de-France;
  • Une partie est de la province de Picardie, représenté par le Vermandois et la Thiérache;

Le 26 février 1790, le département change de nom. Il est dénommé Aisne, en référence au cours inférieur de l'Aisne qui est un affluent de l'Oise et, surtout, en vue d'effacer toute allusion possible aux noms des provinces qui le constituaient, ces dernières perpétuant le souvenir de l'ancien régime monarchique.

Le décret du décida que Laon assumerait provisoirement le rôle de chef-lieu de département.

Cependant, grâce à l'assemblée primaire de Chauny du 16 au 27 mai 1790 décidée par l'Assemblée Nationale le , Laon s’imposa après un vote comme le chef-lieu administratif de l'Aisne face à Soissons le . Cette décision est approuvée par l'Assemblée Nationale le .

Les six anciens districts lors de la Constituante de 1790[modifier | modifier le code]

Carte de l'Aisne.

Six districts furent délimités en 1790 : Laon fut le chef-lieu du département ; Chauny, Château-Thierry, Saint-Quentin, Soissons et Vervins devinrent des chefs-lieux de district.

Un projet d'un septième district fut étudié par l'Assemblée Nationale à la suite des demandes de La Ferté-Milon lors de la création du département mais ce projet n'aboutit pas.

Ces chefs-lieux de district devinrent également des sièges de juridiction et Laon fut également choisie pour être le chef-lieu judiciaire du département, fonction qu’elle a toujours gardée.

Le découpage administratif de l'Aisne en 1790 était le suivant : 6 districts et 63 cantons.

La répartition était la suivante :

Création de deux nouveaux cantons et modification des limites départementales[modifier | modifier le code]

Cession du canton d'Orbais de l'Aisne au département de la Marne le 18 nivôse de l'an VII (7 janvier 1799)

Dès la mise en application de la structure administrative du département de l'Aisne, trois demandes sont réclamées à l'assemblée départementale. La commune d'Aubenton réclama dès la fin de l'année 1790 la création d'un nouveau district à son profit pour être rattachée plus tard au département des Ardennes. Neufchâtel réclama elle aussi à la même époque son rattachement au département de la Marne mais cette demande est refusée. De même Guise réclama le transfert du chef-lieu du District de Vervins à Guise au lieu de Vervins. Ces réclamations n'aboutissent pas à la suite du refus de l'Assemblée Nationale qui décréta le maintien des structures administratives le 14 juin 1791.

À la fin de l'année 1790, le nombre des cantons de l'Aisne se porte à 65 au lieu des 63 cantons créés au début de l'année. On divisa le canton de Laon en deux parties pour créer le canton de Mons-en-Laonnois. Ce nouveau canton regroupe toutes les communes rurales du canton de Laon sauf Laon qui forme toujours ainsi un canton urbain. De même que le canton de Soissons est divisé en deux parties pour créer le canton de Buzancy. Ce nouveau canton comporte toutes les communes rurales du canton de Soissons sauf la ville de Soissons qui forme toujours un canton urbain. À une date inconnue, le chef-lieu du canton de Buzancy est déplacé à Septmont d'où le changement de dénomination du canton de Buzancy en canton de Septmont.

À partir de 1795, la convention réclame au département de réduire le nombre de ses cantons. Dans le même temps, la convention supprime les districts par la constitution de l'an III (22 août 1795). Un projet est mis en place pour réduire le nombre de cantons de 65 à 27 cantons dont 24 cantons ruraux et 3 cantons urbains en 1798 mais celui-ci n'aboutit pas.

Dans le même temps, la convention étudie la création d'un département dénommé la Marne-Inférieure dès l'an IV (1795). Celui-ci serait formé aux dépens de l'Oise, de l'Aisne et de la Seine-et-Marne. Elle inclurait les anciens districts de Château-Thierry, Meaux, Crépy-en-Valois, et de Senlis avec Meaux pour chef-lieu. On proposa aussi de détacher des cantons des anciens districts voisins. Il s’agissait de remanier l'organisation administrative de la région mais le projet est abandonné face à sa complexité et à l'inertie des administrations locales.

Les habitants du canton d'Orbais réclamèrent le 11 frimaire de l'an VI (1er décembre 1797) le rattachement de leur canton au département de la Marne dans une pétition. Cette pétition arriva devant l'administration départementale qui l'accepta mais elle réclama en contrepartie le canton de Fismes qui serait rattaché au département. Cette demande aboutit à l'administration départementale de la Marne qui accepta la demande du canton d'Orbais mais elle refusa la cession du canton de Fismes en contrepartie au département de l'Aisne du fait du refus de la municipalité du canton à cette requête. Le ministère de l'Intérieur et le directoire décidèrent dès lors de rattacher le canton d'Orbais à la Marne et de refuser la demande de compensation demandé par l'Aisne. La loi du 18 nivôse de l'an VII (7 janvier 1799) distrait le canton d'Orbais à l'Aisne pour être rattaché à la Marne. Le nombre des cantons du département de l'Aisne passe de 65 à 64 cantons.

Les cinq arrondissements lors du Consulat[modifier | modifier le code]

Le découpage administratif, tel qu’il fut établi à la Constituante de 1790, ne fut pas définitif.

En effet, au début du Consulat, instauré et dominé par Napoléon Bonaparte, une profonde réorganisation de la carte administrative de la France fut engagée. Les lois de l'an III (1796), du 28 pluviôse de l'an VIII (17 février 1800), du 18 pluviôse de l'an IX (7 février 1801) et l’arrêté du 7 fructidor de l'an IX (27 août 1801) contribuèrent à de profonds changements qui eurent des répercussions sensibles sur la géographie administrative du département.

Le préfet, assisté de sous-préfets, représentaient le nouvel ordre public et le pouvoir central.

Les districts furent supprimés définitivement et remplacés par des arrondissements. Un chef-lieu de district fut également supprimé dans cette refonte territoriale – Chauny – ainsi que de nombreux chefs-lieux de canton. Il y eut également un remodelage des arrondissements, des cantons et même de quelques communes. Le département de l'Aisne comptait cinq arrondissements en 1800.

La Préfecture fut maintenue à Laon. Château-Thierry, Saint-Quentin, Soissons et Vervins occupèrent le rang de sous-préfectures.

Le nombre de cantons fut ramené à 37 et ne subit plus de modification jusqu'en 1973.

Tout d'abord, le nouvel arrondissement de Laon compte 11 cantons depuis 1802. Ce nombre a varié depuis cette date.

Le cathédrale Notre-Dame de Laon. Cette ville est restée préfecture en 1800.

Un premier redécoupage eut donc lieu en février 1800 – loi du 28 pluviôse de l’an VIII – supprimant le district de Chauny qui, du coup, perdit la fonction de chef-lieu de district mais devint par « maigre » compensation chef-lieu de canton. Les 7 cantons furent rassemblés en partie en un seul arrondissement avec les anciens cantons du district de Laon et l’administration en revint à Laon qui resta préfecture cette année-là. Ce découpage fut profondément remanié en 11 cantons.

D’autres remaniements des cantons eurent lieu l’année suivante entraînant notamment des modifications de limites des arrondissements.

L'arrondissement de Château-Thierry rassembla également 5 cantons. Les remaniements ont été les suivants :

La Ferté-Milon fut un ancien chef-lieu de canton jusqu'en 1800.

L'arrondissement de Saint-Quentin fut composé de 7 cantons. Les remaniements ont concerné principalement l'ancien canton de Fonsommes et l'ensemble des cantons de l'arrondissement :

  • Le canton de Fonsommes fut supprimé et rattaché à celui de canton de Saint-Quentin pour former un seul canton. Le reste des cantons de l'arrondissement fut remodelé. Ainsi seul Fonsommes perdit la fonction de chef-lieu de canton en 1800 et fut reléguée au simple rang de commune.
  • Enfin, cet arrondissement formé de 7 cantons n'a pas subi de changement par la suite.
Septmonts fut un ancien chef-lieu de canton jusqu'en 1800.

L'arrondissement de Soissons fut formé de 6 cantons et les modifications furent les suivantes :

Plomion fut un ancien chef-lieu de canton jusqu'en 1800.

L'arrondissement de Vervins fut constitué de 8 cantons dont les modifications furent les suivantes :

L'Aisne aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La modification des chefs-lieux de canton et des arrondissements[modifier | modifier le code]

À la suite de la modification du nombre de cantons au consulat, le canton du Nouvion comptabilisa neuf communes. Dix cantons réunirent 12 à 20 communes, vingt autres cantons, de 21 à 30 communes. Quatre cantons comptabilisa 30 à 40 communes. Les deux cantons ayant le plus grand nombre de communes furent celui de Craonne avec 41 communes[3] et celui de Braisne avec 42 communes.

Le 6 messidor de l'an XI (25 juin 1803), le chef-lieu du canton de Chézy-sur-Marne fut transféré à Charly, celui-ci redevenant un chef-lieu de canton au lieu de Chézy-sur-Marne qui devint une simple commune du canton. Le canton prit le nom de canton de Charly.

Le 24 ventôse de l'an XII (15 mars 1804), le chef-lieu du canton de Montcornet fut déplacé à Rozoy-sur-Serre, celle-ci redevint un chef-lieu de canton au lieu de Montcornet qui devint une simple commune du canton. Le canton changea de dénomination pour le canton de Rozoy-sur-Serre.

Plusieurs communes réclamèrent aussi de devenir chef-lieu de canton en substitution à celui de leur cantons d'appartenance comme Rozoy-sur-Serre et Charly mais ces réclamations restèrent sans succès. Ainsi La Ferté-Milon demanda en l'an XI (1802-1803) et en 1821 de remplacer Neuilly-Saint-Front comme chef-lieu de canton. Liesse sollicita pour devenir chef-lieu du canton de Sissonne en 1845 de même Cœuvres pour celui de Vic en 1821. Les communes de Berry-au-Bac en 1817, 1832, 1834, 1850 et de Guignicourt en 1871 et 1883 réclamèrent de devenir chef-lieu de canton pour remplacer Neufchâtel-sur-Aisne.

Chauny ne devint pas chef-lieu d'arrondissement lors de la loi du 18 pluviôse de l'an VIII. Celle-ci réclama, dès lors, l'érection d'un nouvel arrondissement où elle deviendrait chef-lieu. Cette demande persista tout au long du Premier Empire et de la Restauration. Lors de la Monarchie de Juillet, elle fut déboutée (1833) par le gouvernement qui refusa de remettre en cause les circonscriptions établies dans le département. Le conseil général de l'Aisne déclina en 1834 la dernière sollicitation de Chauny pour devenir chef-lieu d'un arrondissement. Blérancourt réclama en 1850 de reformer son propre canton mais cette réclamation fut refusée. Fresnoy-le-Grand demanda l'érection d'un canton en 1895 où elle serait le chef-lieu mais elle resta sans succès.

Soissons demanda aussi à devenir la préfecture du département de l'Aisne, à la suite de l'obtention du siège diocésain du département sous la Révolution française et de l'École centrale de l'Aisne à la fin de la Révolution. Elle sollicita au début de l'année 1800 le premier consul puis de nouveau Napoléon Ier en 1805 pour être le chef-lieu du département à la place de Laon. Ainsi, le gouvernement accepta cette sollicitation mais elle fut écartée à la suite de protestation des députés de Laon. Malgré cela, le préfet de l'époque, Louis Malouet accepta cette requête pour le transfert du siège de la préfecture de Laon à Soissons mais elle se heurta au refus du conseil général de l'Aisne. Sous la Restauration et les Cent-Jours, elle réclama de nouveau d'être la préfecture du département mais la deuxième restauration ajourna cette ultime demande de Soissons.

Le décret-loi Poincaré du 10 septembre 1926 supprima l'arrondissement de Château-Thierry qui fut rattaché à celui de Soissons. De ce fait, la ville de Château-Thierry perdit son statut de sous-préfecture[4].

C’est le que Château-Thierry recouvra sa fonction de sous-préfecture et la totalité de son arrondissement[5].

Au , une réorganisation des arrondissements est effectuée, pour mieux intégrer les récentes modifications des intercommunalités ; 43 communes sur 804 sont impactées : 30 passent de Laon vers Vervins, 10 passent de Château-Thierry vers Soissons et 3 de Laon vers Soissons[6],[7].

5 arrondissements, 21 cantons[modifier | modifier le code]

  • 5 arrondissements

Depuis le 1er juin 1942, le département compte cinq arrondissements :

Façade de la sous-préfecture de Soissons. C'est l'une des sous-préfectures de l'Aisne.
  • 21 cantons

Si le nombre d'arrondissements n'a plus varié depuis la refonte administrative de 1942, il n'en a pas été ainsi des cantons dont le nombre a sensiblement évolué depuis 1973. À cette date, l'Aisne ne comptait que 37 cantons et ce nombre n'avait pas varié depuis l'année 1800, année pendant laquelle Napoléon Bonaparte avait considérablement modifié la carte administrative de la France.

En 1973, le Ministère de l’Intérieur a tenu compte des évolutions démographiques. Le canton Laon a été séparé en deux cantons, tout comme le canton de Soissons: Laon-Nord et Laon-Sud pour Laon et Soissons-Nord et Canton de Soissons-Sud pour Soissons. Le canton de Saint-Quentin est divisé en trois parties pour créer les cantons de Saint-Quentin-Nord, de Saint-Quentin-Centre et de Saint-Quentin-Sud. C'est à partir de cette année-là que l'érection d'un nouveau canton est effectué dans l'arrondissement de Laon, celui de Tergnier dont les sept communes[8] sont soustraites au canton de La Fère. Dans le même temps, aucun des arrondissements du département ne sont retouchés.

Jusqu'à présent, la répartition par arrondissement a été la suivante :

La commune de Coucy-le-Château-Auffrique. Ce gros bourg a été chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Laon jusqu'en 2015.

La loi du , faisant partie de l'Acte III de la décentralisation, entraine une refonte de la carte cantonale du département en 2014. Ce nouveau redécoupage voit une réduction par deux du nombre de cantons pour le département (chacun comptant 2 élus, un homme et une femme) soit 21 cantons. Il est défini par le décret du 21 février 2014 [9], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[10]. Sur ces nouveaux cantons, 13 proviennent de cantons existants avec des limites différentes tandis que les 8 autres ont été créés essentiellement pour remplacer les cantons avec des fractions cantonales sauf pour les cantons de Guignicourt et d'Essômes-sur-Marne.

Par ce changement, 23 communes perdent leur qualité de chef-lieu de canton dont : Anizy-le-Château, Aubenton, Braine, Charly-sur-Marne, Condé-en-Brie, Coucy-le-Château-Auffrique, Craonne, Crécy-sur-Serre, La Capelle, La Fère, Le Catelet, Le Nouvion-en-Thiérache, Moÿ-de-l'Aisne, Neufchâtel-sur-Aisne, Neuilly-Saint-Front, Oulchy-le-Château, Rozoy-sur-Serre, Sains-Richaumont, Saint-Simon, Sissonne, Vailly-sur-Aisne, Vermand et Wassigny. Les chef-lieux subsistants demeurent mais ils deviennent des bureaux centralisateurs. Les communes de Guignicourt et d'Essômes-sur-Marne prennent également le statut de bureau centralisateur.

Le nouveau découpage est effectif depuis les élections départementales de 2015. Le département compte ainsi 21 cantons dont :

  • Carte des arrondissements actuels du département de l'Aisne

Carte des arrondissements de l'Aisne

  • Carte des cantons du département de l'Aisne

Carte des cantons de l'Aisne


La superficie du département et des arrondissements[modifier | modifier le code]

Si des modifications de la carte administrative ont pu être observées à l’intérieur même du département, celui-ci cependant a connu certaines modifications de ses limites départementales depuis sa création, d'abord avec la cession du canton d'Orbais au département de la Marne le 7 janvier 1799 et puis l'absorption de la commune d'Escaufourt (Aisne) par la commune de Saint-Souplet (Nord) le 1er septembre 1973. Elle connait une nouvelle modification de ses limites avec le rattachement de la commune de Gernicourt à la Marne le , dans le but de la création de la commune nouvelle de Cormicy au , où elle devient une commune déléguée[11],[12].

La superficie de l'Aisne est de 7 361,53 km2, telle qu'elle a été retenue par les services officiels de l'INSEE, ce qui classe le département au 13e rang en France métropolitaine et au premier rang dans la région Picardie.

Les arrondissements ont des superficies différentes, mais l'un d’eux occupe le tiers de la surface départementale - ou plus de 2 000 km2 - comme cela peut être observé dans les départements voisins.

Ainsi, l'arrondissement de Laon qui est le plus étendu avec 2 461 km2 occupe plus du tiers du département avec 33,4 % du territoire départemental. S'il est le plus étendu des arrondissements de l'Aisne, il ne se situe cependant qu'au deuxième rang des arrondissements de la région Picardie[13]. Dans l'Aisne, cet arrondissement est suivi de près par ceux de Vervins (1 401 km2, soit 19,01 % du territoire départemental) et de Soissons (1 243 km2, soit 16,87 % du territoire départemental).

L'arrondissement de Château-Thierry avec une superficie de 1 193 km2 occupe un peu mois d'un 1/5e du territoire départemental (16,19 %).

Par contre l'arrondissement de Saint-Quentin, avec 1 071 km2, soit 14,53 % du territoire départemental, est, non seulement, le plus petit arrondissement de l'Aisne, mais également le deuxième plus petit de toute la région Picardie[14].

  • Classement des arrondissements de l'Aisne selon leur superficie (par ordre décroissant) :
Arrondissement superficie Proportion dans le département
Laon 2 453,53 km2. 33,40 %.
Vervins 1 401 km2. 19,01 %.
Soissons 1 243 km2. 16,87 %.
Château-Thierry 1 193 km2. 16,19 %.
Saint-Quentin 1 071 km2. 14,53 %.

Les 804 communes de l'Aisne[modifier | modifier le code]

Depuis le , le département rassemble 804 communes réparties en 21 cantons rassemblés en 5 arrondissements. Mais le nombre de communes a beaucoup varié au cours de ces deux derniers siècles.

Les modifications territoriales communales[modifier | modifier le code]

Les modifications territoriales ont également concerné les communes, ancêtres des paroisses, depuis la Constituante de 1790, c'est pourquoi leur nombre a beaucoup varié depuis la création du département. À la création du département, on dénombrait 868 communes, le nombre de communes s'abaissa à 860 communes en 1800. C'est dans le courant du XIXe siècle et du XXe siècle, que de nombreuses modifications communales ont eu lieu, et ce, principalement pendant la période de la Restauration et celle de la Troisième République, à cheval sur le XIXe siècle et le XXe siècle. De nombreuses modifications communales ont repris sous la Cinquième République.

De la fin de la Révolution à la Restauration

La commune de Mons-en-Laonnois absorbe la commune voisine de Les Creuttes en 1806.

Pendant cette période, le nombre de communes dans le département est de 860 en 1800, aucune création de commune n'est relevée mais 14 communes ont été regroupées par fusion pour donner sept communes nouvelles. Une commune a été absorbé par une commune voisine. Ainsi on dénombre 852 au début de la Restauration en 1815

De la Restauration à la Deuxième République

Pendant la période de la Restauration, qui va de 1815 à 1830, une création de commune est relevée, mais un important mouvement de regroupement communal par fusion a été opéré.

Ainsi de 1818 à 1827, 22 communes ont fusionné, deux ont été absorbées par des communes voisines et ont contribué à réduire drastiquement le nombre de communes de l'Aisne où, à la fin de la Restauration, le département dénombrait 840 communes.

Lors de la Restauration, la seule création de commune recensée est celle de La Vallée-aux-Bleds. Elle est une création communale par regroupement de trois communes, celles d'Haution, de Lemé et de Voulpaix.

Plusieurs associations de communes eurent lieu: par exemple, une ordonnance royale le 2 juin 1819 concernant la réunion des communes de Landifay et de Bertaignemont pour former la commune de Landifay-et-Bertaignemont; dans ce regroupement de communes, qui est, en fait, une fusion de communes, la particularité est que chaque ancienne commune a pu conserver son nom d'origine. Ce qui n'a pas été le cas pour nombre d'autres fusions communales qui sont plutôt des " absorptions" comme celle de Guyencourt-et-Plessis qui est absorbée par Villequier-Aumont le 2 juin 1819.

Le mouvement s'est poursuivi pendant la période de la Monarchie de Juillet qui va de 1830 à 1848. Il est notamment caractérisé par le rétablissement et la création de quatre nouvelles communes. L'administration a aussi favorisé le regroupement communal avec la fusion de 4 quatre communes en 1845. Autreville et Sinceny est une création communale par le démembrement de la commune de Sinceny-Autreville, tandis que les communes de Torcy (réunie à Belleau de 1822 à 1832) et de Le Sourd sont les deux premiers rétablissements communaux du département, la première en 1832 et la seconde en 1845.

Les deux communes qui sont nées de la fusion de 4 communes en 1845 sont Nouvion-et-Catillon et Mesbrecourt-Richecourt. Le nombre total de communes passe alors à 841.

Pendant la Deuxième République, la stabilité du mouvement des communes de l'Aisne est de rigueur. Seules les communes d'Épaux et de Bézu-lès-Fèves ont fusionné pour former la commune d'Épaux-Bézu en 1851, ramenant le nombre total de communes à 840, comme à la fin de la période de la Restauration.

Pendant le Second Empire

La commune de La Vallée-Mulâtre est créée en 1864 par distraction de la commune de Saint-Martin-Rivière.

Pendant le Second Empire, le mouvement de fusion communale est stable, seules les communes d'Hartennes et de Taux fusionnent en 1859 pour former la commune d'Hartennes-et-Taux tandis qu'une création de commune est relevée, celle de La Vallée-Mulâtre en 1864 par démembrement de la commune de Saint-Martin-Rivière. À la fin du Second Empire, le nombre total de communes du département est alors de 840, correspondant au même nombre de communes qu'en 1852.

Pendant la Troisième République

Pendant la Troisième République, longue période de l'histoire française qui s'étend de 1870 à 1940, le mouvement de communes reprend avec beaucoup de vigueur.

Il se caractérise surtout par la création de sept nouvelles communes qui s'échelonne de 1872 à 1896.

Raillimont est devenue une commune en 1872 en se détachant de la commune de Rouvroy-sur-Serre.

Chivres et Mâchecourt ont été érigées en communes indépendantes en 1879, par le démembrement de la commune de Chivres-et-Mâchecourt qui est supprimé.

En 1883, deux créations communales sont recensées: celle de Le Thuel se dissociant de la commune de Noircourt et celle de Francilly-Selency par détachement de la commune de Fayet.

La commune de Verly-Grand est issu du démembrement de la commune de Verly.

Enfin, la commune de Verly est démembrée en 1896 pour créer les communes de Verly-Grand (renommée Grand-Verly en 1943) et de Verly-Petit (renommée Petit-Verly en 1943). La commune de Verly est supprimée. Ce sont les toutes dernières communes créées par démembrement pendant la Troisième République.

Toutes ces nouvelles communes sont des créations communales par démembrement ou suppression.

Dans cette même période, Saconin et Breuil fusionnent pour créer la commune de Saconin-et-Breuil en 1873.

Le nombre de communes est ainsi passé de 840 à 844 en 1900.

Ce nombre reste stable jusqu'à la Première Guerre mondiale mais au lendemain du conflit, on a assisté à un regain de fusion communale dans les canton de Craonne et de Vailly-sur-Aisne du fait de la proximité des lignes de front de la guerre, de la bataille du Chemin des Dames et de la Zone rouge au lendemain du conflit.

Ainsi le , un arrête préfectoral demande les fusions communales :

Entretemps, les communes d'Auffrique-et-Nogent et Coucy-le-Château fusionnent pour former la commune de Coucy-le-Château-Auffrique en 1921.

Le nombre de communes est ainsi passé de 841 en 1896 à 834 communes au début de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Aisne recensait 37 cantons et 834 communes.

La commune de Blérancourdelle a été absorbé par celle de Blérancourt en 1969.

Par la suite, aucune nouvelle commune ne fut créée dans le département mais le mouvement des fusions et des absorptions communales reprit dès 1960.

La première absorption communale est celle de Saint-Quentin-sur-Allan, rattachée à la commune de La Ferté-Milon en 1960.

Cinq ans plus tard, Brissy-Hamégicourt est créée par la fusion de la commune de Brissy et de celle d'Hamégicourt.

L'année suivante, la commune de Flavigny-le-Petit est absorbée par la commune voisine de Guise; de même, la commune de Blérancourdelle est rattachée à celle de Blérancourt en 1969.

Ainsi, au recensement de population de 1968, l'Aisne compte 831 communes.

Le mouvement s'est par la suite amplifié dans le courant des années 1970 et a concerné une vingtaine de communes.

Les communes de Chartèves et Mont-Saint-Père ont formé une seule commune dénommée Charmont-sur-Marne entre 1974 et 1979.

La loi du [15] dite loi Marcellin, a institué le statut de la commune associée. Elle permet d'accélérer le processus de fusion des communes. Dans l'Aisne, quelques communes tentent l'expérience.

Au recensement de population de 1982, l'Aisne compte 817 communes.

Au recensement de population de 1999, l'Aisne compte 816 communes.

La réforme des collectivités territoriales, dont la loi principale est la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010, dite précisément « de réforme des collectivités territoriales »[16], crée un nouveau statut pour favoriser à nouveau le regroupement de communes, la commune nouvelle, remplaçant la commune associée.

Le nombre de communes de l'Aisne est de 804 depuis le .

Les changements de nom des communes de l'Aisne[modifier | modifier le code]

Peu de communes ont changé leur nom depuis leur création lors de la Constituante de 1790 mais ces changements de nom sont surtout des ajouts pour éviter, notamment, la confusion due à leur homonymie avec une ou plusieurs autres communes.

Trois changements radicaux de nom de commune

Cependant, quatre communes ont radicalement changé de nom, mais il s'agit de cas assez rares dans le département.

En 1843, la commune d'Herouël changea de nom et prit celui de Foreste. Le nom de Foreste provient du nom d'origine du village alors qu'Herouël provenait du nom de famille du seigneur de Foreste.

En 1885, la commune de Cointicourt a pris le nom de Monnes, issu du petit village situé géographiquement au sein de la commune.

En 1925, deux communes ont changé de nom : Marteville est l'ancien nom d'Attilly qui est issu d'un village au sein de la commune et Montron est devenue Macogny.

Deux cas de raccourcissement de nom

Des communes ont raccourci leur appellation, il s'agit là de cas isolés dans l'Aisne car la tendance est plutôt de rallonger les noms des communes. Il s'agit des deux communes suivantes :

Par contre, un assez grand nombre de communes ont enrichi leur appellation, souvent par identification régionale. Ainsi, les noms des régions naturelles de la Thiérache et du Laonnois sont-ils des ajouts récents, datant généralement de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle. D'autres communes ont apporté une précision géographique, généralement des noms tirés d'un fleuve ou d'une rivière ou, plus encore, de la proximité de ville ou de village voisin en raison cette fois de leur proximité pour se distinguer des communes homonymes.

Les noms de régions naturelles

- Moÿ est devenue Moÿ-de-l'Aisne en 1920.

Chivres est devenue Chivres-en-Laonnois en 1922.

- Chivres est devenue Chivres-en-Laonnois en 1922 ainsi que Baulne qui prit le nom de Baulne-en-Brie la même année.

- Oigny est devenue Oigny-en-Valois en 1923.

- Vaux est devenue Vaux-en-Vermandois en 1924.

- Aubigny est devenue Aubigny-en-Laonnois en 1927.

- Torcy est devenue Torcy-en-Valois en 1932. La même année, Brancourt a pris le nom de Brancourt-en-Laonnois.

- Laval est devenue Laval-en-Laonnois en 1937 pour se distinguer de la commune homonyme, préfecture de la Mayenne

- Barzy est devenue Barzy-en-Thiérache en 1956.

- Bohain est devenue Bohain-en-Vermandois en 1956.

- Braye est devenue Braye-en-Thiérache en 1956.

- Fresnes est devenue Fresnes-en-Tardenois en 1956.

- Le Nouvion est devenue Le Nouvion-en-Thiérache en 1956.

- Origny est devenue Origny-en-Thiérache en 1956

- Beauvois est devenue Beauvois-en-Vermandois en 1961.

Les noms des hameaux

La commune de Sains a ajouté le nom du hameau Richaumont au nom de la commune pour devenir Sains-Richaumont en 1883.

- La commune de Sains est devenue Sains-Richaumont en 1883.

- La commune de Vigneux est devenue Vigneux-Hocquet en 1897.

- La commune de Martigny est devenue Martigny-Courpierre en 1910.

- La commune de Marly est devenue Marly-Gomont en 1926.

Les noms des saints des paroisses de la commune

- La commune de Rocourt est devenue Rocourt-Saint-Martin en 1898.

- La commune de Villiers-sur-Marne est devenue Villiers-Saint-Denis en 1970.

- La commune de Liesse est devenue Liesse-Notre-Dame en 1988.

Les hydronymes

Pargny-la-Dhuys se dénommait jusqu'en 1878.

- Pargny est devenue Pargny-la-Dhuys en 1878.

- Pouilly est devenue en Pouilly-sur-Serre en 1883.

- Licy-les-Moines est devenue Licy-Clignon en 1984.

- Barzy est devenue Barzy-sur-Marne en 1891.

- Bergues est devenue Bergues-sur-Sambre en 1894 ainsi que la commune de Neufchâtel a pris le nom Neufchâtel-sur-Aisne la même année.

- Mézières est devenue Mézières-sur-Oise en 1896.

- Essommes est devenue Essômes-sur-Marne en 1908.

- Étampes est devenue Étampes-sur-Marne en 1912.

- Largny est devenue Largny-sur-Automne en 1921.

- Oigny est devenue Oigny-en-Valois en 1923.

- Neuville est devenue Neuville-sur-Ailette en 1935.

Bosmont est devenue Bosmont-sur-Serre en 1936.

- Bosmont est devenue Bosmont-sur-Serre en 1936 ainsi que la commune de Rozières a pris la dénomination de Rozières-sur-Crise.

- La Croix est devenue La Croix-sur-Ourcq en 1937 et de même que la commune d'Armentières a pris le nom d'Armentières-sur-Ourcq.

- Azy est devenue Azy-sur-Marne en 1939 ainsi que la commune de Courcelles a pris la dénomination de Courcelles-sur-Vesle.

- Bazoches est devenue Bazoches-sur-Vesles en 1943.

- Vailly est devenue Vailly-sur-Aisne en 1956.

- Tréloup est devenue Trélou-sur-Marne en 1966.

- Crouttes est devenue Crouttes-sur-Marne en 1973.

- Charly est devenue Charly-sur-Marne en 2006.

Clermont est devenue Clermont-les-Fermes en 1956.

Les noms d'origine forestière ou communes et d'origine inconnue

- Puiseux est devenue Puiseux-en-Retz en 1947.

- Brancourt est devenue Brancourt-le-Grand en 1906.

- Nesles est devenue Nesles-la-Montagne en 1913.

- Chivres est devenue Chivres-Val en 1921.

- Clermont est devenue Clermont-les-Fermes en 1956.

- Aubigny est devenue Aubigny-aux-Kaisnes en 1979.

Les noms accompagnés de nom de communes voisines

Saint-Pierre a pris le nom de Saint-Pierre-lès-Franqueville en 1930.

- Aulnois est devenue Aulnois-sous-Laon en 1888.

- Athies est devenue Athies-sous-Laon en 1897.

- Marcy est devenue Marcy-sous-Marle en 1903.

- La Celle est devenue La Celle-sous-Montmirail en 1923.

- Saint-Pierre est devenue Saint-Pierre-lès-Franqueville en 1930.

- Bruyères est devenue Bruyères-sur-Fère en 1956.

- Fontaine est devenue Fontaine-lès-Vervins en 1956.

- Leuilly est devenue Leuilly-sous-Coucy en 1956.

Corrections syntaxiques des noms

Rozoy-Bellevalle a été dénommée Rozoy-Gâtebled jusqu'en 1860.

- Rozoy-Gâtebled est devenue Rozoy-Bellevalle en 1860.

- Montigny-Carotte a pris le nom de Montigny-en-Arrouaise en 1902.

- Noyal est devenue Noyales en 1909.

- Braisne est devenue Braine en 1913.

- Bonnes a pris la dénomination de Bonnesvalyn en 1921.

- Saint-Quentin-Louvry est devenue Saint-Quentin-sur-Allan en 1930.

- Rozoy-Grand a pris la dénomination de Grand-Rozoy, de même que Verly-Grand a pris le nom de Grand-Verly ainsi que la commune de Verly-Petit est devenue Petit-Verly en 1943.

- La Vallée-aux-Bleds est devenue La Vallée-au-Blé en 1961.

- Proizy est devenue Proisy en 1962.

- Bouconville-Vauclerc est devenue Bouconville-Vauclair en 1973.

- Vaurezis est devenue Vauxrezis en 1996.

- Le Haucourt est devenue Lehaucourt en 1998.

- Leschelles est devenue Leschelle en 2008. C'est l'avant-dernière commune du département à avoir modifié son nom.

- Croix-Fonsommes est devenue Croix-Fonsomme ainsi que Fonsommes est devenue Fonsomme en 2011. Ce sont les toutes dernières communes du département à avoir modifié son nom.

Le Conseil départemental de l'Aisne depuis la décentralisation de 1982[modifier | modifier le code]

Bref historique[modifier | modifier le code]

Depuis la création du département lors de la Constituante de 1790, celui-ci est géré par une assemblée départementale appelée conseil départemental, lequel est représenté par un président et constitué de conseillers départementaux élus pour six ans dans chaque canton lors des élections départementales.

Avant le renouvellement des conseillers départementaux en 2015, l'assemblée délibérante et ses membres sont appelées conseil général et conseillers généraux. Ils étaient élus pour six ans lors des élections cantonales mais renouvelés par moitié tous les trois ans[20]. La loi du , faisant partie de l'Acte III de la décentralisation donne le nom actuel à l'élection, à l'assemblée délibérante et à ses membres. Elle définit également le nouveau mode de scrutin pour les élections départementales.

Le président de l'assemblée départementale était depuis la création du département renouvelé chaque année. Depuis la loi du 10 août 1871, le Conseil général élit son président lors de chaque renouvellement des conseillers généraux.

Depuis la création du poste de préfet, Le préfet du département incarnait à la fois le rôle de représentant de l'État dans le département et celui de l'exécutif départemental jusqu'à la loi de décentralisation du (dite loi Defferre) tandis que le président du Conseil Général n'avait alors comme unique tache que la présidence de l'assemblée départementale. Depuis la loi Defferre, le président du conseil général assure désormais le rôle de chef de l'exécutif départementale et de chef des services départementaux tandis que le préfet conserve que le rôle de représentant de l'État dans le département.

Le conseil départemental de l'Aisne a fixé son siège départemental à Laon, dans la ville haute, à proximité de l'hôtel de préfecture de l'Aisne. Le bâtiment du conseil général regroupe la direction générale des services ainsi que les directions générales adjoints chargés des affaires sociales, de l’aménagement et du développement du territoire. Le reste des services départementaux rattachés aux directions générales se situent surtout à Laon sauf pour Le laboratoire départemental d’analyses et de recherche qui se situe à Barenton-Bugny mais le bâtiment de ce service se situent à proximité de l'A26 et de la RN2.

Actuellement, le conseil départemental de l'Aisne est représenté par 42 conseillers départementaux relevant des 21 cantons du département.

Les attributions du Conseil général[modifier | modifier le code]

Les principales compétences du Conseil Général concernent :

  • l'action sociale (protection de l'enfance, insertion sociale, aide aux personnes handicapées et âgées et prévention sanitaire),
  • la sécurité (sapeurs-pompiers, lutte contre les incendies),
  • la voirie (gestion des routes départementales et routes nationales d'intérêt local),
  • l'environnement (déchèterie, stockage des déchets, eaux, assainissement),
  • l'éducation (gestion matérielle des collèges et des transports scolaires),
  • le sport (Subvention de clubs sportifs et réalisation de complexes sportifs),
  • la culture (archives départementales, bibliothèque départementale de prêt, musées),
  • le développement local (aides aux associations, aux communes, aux "pays").

Le budget[modifier | modifier le code]

En 2009, son budget est établi à 547 millions d'euros[21], dont 41,5 % sont destinés à l'action sociale, 16,45 % à l'administration générale, 9,14 % à l'enseignement et aux transports scolaires, 5,11 % à l'équipement rural, 4,94 % aux infrastructures et à l'équipement.

Les nouvelles formes de l'organisation territoriale du département[modifier | modifier le code]

Les déséquilibres démographiques[modifier | modifier le code]

Les 26 communautés de communes[modifier | modifier le code]

Les 2 communautés d’agglomération[modifier | modifier le code]

Les 6 « Pays » de l'Aisne[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • La Formation du département de l'Aisne en 1790, René Hennequin, 1911. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles sur l'administration territoriale du département[modifier | modifier le code]

Articles sur l'histoire du département[modifier | modifier le code]

Article sur la population du département[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b En 1804, Rozoy-sur-Serre recouvra le titre de chef-lieu de celui du canton de Montcornet depuis cette date, on parle de canton de Rozoy-sur-Serre
  2. a et b En 1803, le chef-lieu fut transféré à Charly et le canton prend de nouveau le nom de celui de Charly
  3. Le canton de Craonne compte aujourd'hui 34 communes par rapport à 1800.
  4. « Décret du 10 septembre 1926 relatif à l'organisation de l'administration préfectorale, publié au JORF du 14 septembre 1926 », sur http://gallica.bnf.fr/, Journal officiel de la République française, (consulté le 3 janvier 2017), p. 10186 à 10202.
  5. « Loi n°584 du relative au rétablissement d'un certain nombre de sous-préfecture, publié au JORF du 10 juin 1942 », sur http://gallica.bnf.fr/, Journal officiel de la République française, (consulté le 3 janvier 2017), p. 2018.
  6. [PDF] « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de l'Aisne - Recueil n°195 des actes administratifs du 21 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 12 janvier 2017).
  7. « Communiqué de presse - Modifications des limites des arrondissements de l'Aisne - Préfecture de l'Aisne », sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le 13 janvier 2017).
  8. Le canton de Tergnier compte aujourd'hui quatre communes à la suite de l'association des communes de Vouël, de Fargniers et de Quessy à Tergnier
  9. « Décret n° 2014-202 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Aisne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 22 avril 2014)
  10. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 22 avril 2014)
  11. a et b « Décret n°2016-1912 du 28 décembre 2016 portant modification des limites territoriales de cantons, d'arrondissements, de départements et de régions dans la Marne et l'Aisne, publié au Journal officiel de la République française du 29 décembre 2016 », sur http://www.legifrance.gouv.fr/, (consulté le 29 décembre 2016).
  12. a et b « Arrêté du 31 décembre 2016 portant création de la commune nouvelle de « Cormicy » - Recueil des actes administratifs de la Marne - N°12quiquies du 31 décembre 2016 », sur http://www.marne.gouv.fr/, (consulté le 31 décembre 2016), p. 30-31.
  13. Il se classe parmi les sept arrondissements suivants : Amiens (2 465 km2), Laon (2 461 km2), Beauvais (2 100 km2), Abbeville (1 589 km2), Vervins (1 401 km2), Senlis (1 344 km2) et Compiègne (1 275 km2)
  14. Il se situe derrière l'arrondissement de Montdidier qui est le plus petit arrondissement de la Picardie avec 916 km2
  15. Loi du 16 juillet 1971 au Journal Officiel
  16. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales.
  17. « Arrêté no 2015-623 en date du 10 septembre 2015 portant création d’une commune nouvelle », Recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Aisne,‎ (lire en ligne [PDF])
  18. « Arrêté no 2015-783 en date du 23 novembre 2015 portant création d’une commune nouvelle », Recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Aisne,‎ (lire en ligne [PDF])
  19. « Arrêté no 2015-770 en date du 9 novembre 2015 portant création d’une commune nouvelle », Recueil des actes administratifs de la préfecture de l’Aisne,‎ (lire en ligne [PDF])
  20. « Les élections départementales (22 et 29 mars 2015) : modifications juridiques, mode de scrutin et conséquences concrètes », sur Juriswin, (consulté le 16 octobre 2016)
  21. Source : l'Aisne, n°171 - mars/avril 2009 [publication bi-mensuelle du Conseil général de l'Aisne]- p.p.13/17. par ailleurs, consulter le site du Conseil Général de l'Aisne Site du conseil général de l'Aisne