Adhe Tapontsang

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Adhe Tapontsang
Ama Adhe.jpg
Biographie
Naissance
Surnom
Ama AdheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
RésistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique

Adhe Tapontsang, dite Ama Adhe[1], est née en 1932 dans le village de Ghortsa, dans le Nyarong au Tibet, dans la région du Kham. Appartenant à la résistance tibétaine, elle a passé 27 ans dans les laogai (camps de rééducation par le travail), puis s'est réfugiée en Inde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adhe Tapontsang est issue d’une famille de nomades, qui fait paître les troupeaux dans la région que les Tibétains appellent le Metog Yul (Pays des Fleurs) à proximité de la montagne de Kawalori (nom d’une divinité) dans le Kham, province du Tibet oriental.

Juste après son mariage, survient l'invasion chinoise du Tibet. En 1954, alors que son premier enfant est âgé d’un an, et qu’elle est enceinte, son mari meurt empoisonné sous ses yeux[2].

Elle rejoint la résistance tibétaine des Khampas.

Détention[modifier | modifier le code]

En 1958, elle est arrêtée et séparée de ses 2 jeunes enfants. Elle est soumise à des interrogatoires et des tortures, et condamnée à la rééducation par le travail forcé dans les laogai où elle connaît des privations extrêmes et des conditions de détention particulièrement rudes pendant 27 ans, dont onze comme « travailleur libre »[3]. Elle est libérée en 1985.

Exil[modifier | modifier le code]

En 1987, elle s’enfuit du Tibet pour le Népal, puis s’installe en Inde à Dharamsala où elle s’occupe des nouveaux arrivants du Tibet. Elle doit, pour avoir le droit de quitter son pays, convaincre les autorités chinoises qu’elle ne révèlerait à personne ce dont elle a été témoin.

Cependant, un fois en exil elle dénoncera la destruction de nombreuses vies par la torture, la famine au Tibet, l’avilissement quotidien dans les laogais, les monastères détruits, les œuvres d’art antiques profanées et volées pour l’or, les moines et les lamas innombrables morts dans les laogai, sa famille dont les membres sont morts en raison de l’occupation chinoise du Tibet.

Elle se définit comme « la voix qui se souvient de tous ceux qui n’ont pas survécu ».

International[modifier | modifier le code]

En 1999, Ama Adhe est invitée à témoigner en France au Sénat. Elle rencontre également Lionel Jospin, alors Premier ministre, et Jack Lang membre du gouvernement. Elle a aussi rencontré Danielle Mitterrand, Françoise Hostalier, Catherine Trautmann et Nicole Péry à l’occasion du colloque des femmes socialistes à la [[[maison de la Mutualité]] à Paris, et Geneviève Fraisse qui était candidate aux élections européennes.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1999 : 100 Heroines Award[4].

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ama est un diminutif pour « mère »
  2. Triumph over torture
  3. Lucien Bianco, La récidive. Révolution russe, révolution chinoise, Gallimard, , 517 p.
  4. 'Ama Adhe Tapontsang receives 1999 "100 Heroines Award"', Dolma, The Voice of Tibetan Women, August 1998 - March 2000, p. 63

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]