Adenet le Roi

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Adenet le Roi
Adenetleroi0.jpg
Naissance
Décès
Nationalité
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Adenet le Roi est un ménestrel et poète né vers 1240 dans le Brabant et mort vers 1300.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est aussi connu sous les noms de Roi Adam, Li Rois Adenes, Adan le Menestrel ou Adam Rex Menestrallus.

Il fut au service de Guy de Dampierre à partir de 1268. Il fut attaché à la cour des ducs de Flandre et de Brabant, puis à celle de Philippe le Hardi, roi de France. Il est auteur de trois chansons de geste en laisses d'alexandrins, et d'un roman de chevalerie en vers :

  • Bueves de Commarchis (Beuve de Commarchis) est une chanson de geste appartenant au cycle dit "de Guillaume d'Orange", et la réécriture d'une chanson plus ancienne.
  • L'Enfance d'Ogier le Danois 1270 est également une chanson de geste, reprenant la première partie de La Chevalerie Ogier de Danemarche et narrant les exploits de jeunesse d'Ogier le Danois.
  • Li roumans de Berte aus grans piés ; autre chanson de geste relatant l'histoire légendaire de Bertrade de Laon, chassée de la cour du roi Pépin le Bref, son époux, par les ruses d'une usurpatrice.
  • Cléomadès. Ce dernier ouvrage, mis en prose par Philippe Camus a été plusieurs fois imprimé. Il s'agit d'un roman de chevalerie, rédigé en vers octosyllabiques à rimes plates.

Acrostiche[modifier | modifier le code]

Acrostiche d'Adenet le Roi intitulé "La Roysne de France Marie et Madame Blanche"[1].

Les deux personnages sont : La reine de France Marie de Brabant (1254-1321) épouse du roi Philippe III le Hardi et Blanche de France (1253-1320) fille de Saint-Louis.

Les dames qui ce me contèrent
Afaire ceft livre monstrèrent
Royaurnent leur humilité.
Or me doinst Diex que à leur gré
Yaie ma paine emploié.
Se li pri qu'il m'y aie;
Nommer les vueil, qu'en couvent l'ai,
En celt livre, & je le ferai.
Dont me convient bien aviser
En ce que l'en ne puist trouver
Fourme ne voie qui enseigne
Riens nule qui leur nons enfeigne
A ceux qui querre les voudront,
Ne dons riens jà n'en trouveront
Chose escripte, n'en ai pas soigne,
En quoi l'on me truist en mençoigne
Mès en vérité le plaisant.
Ace fait bon estre entendant,
Riens ne vaut chofe mençoinable :
Ie me tiens à la véritable.
E Diex! donnez-moi sens par quoi
Nommer les puisse si com doi,
Maintenant, se Diex me conssaut,
Ai nommée une qui mulit vaut,
Dont me convient l'autre nommer.
A Diex! tant parfont à amer,
Mult est chescune bonne & sage
En fais, en dis & en usage
Bien doivent à Dieu obéir
Liement, & cuer & cors offrir.
A dès mouteplieront en bien ;
Ne croi qu'en ele faille rien.
Cel don leur donna Diex sans doute :
Haïr leur sist mauvestié toute.
En leur cuers mist, ainssi le croy,
Amours pour lui amer en foy.
Nommées les ai, ce sachiez :
Ne cuit pas qu'entendu l'aiez,
Ne je ne quier ne ne l' voudroie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adenet le Roi, Berte aus grans piés, éd. par Albert Henry, Genève, 1982 (TLF, 305).
Sur Adenet et ses œuvres
  • Albert Henry, Adenet le Roi, dans Dictionnaire des lettres françaises. Le Moyen Âge, éd. revue sous la dir. G. Hasenohr et M. Zink, Paris, 1992, p. 18-20 (« La Pochothèque »).
  • Régine Colliot, Structure de la trahison dans les diverses versions de la légende de Berte aus grans pies, dans Essor et fortune de la Chanson de geste dans l'Europe et l'Orient latin. Actes du IXe Congrès international de la Société Rencesvals (Padoue-Venise, 29 août - 4 septembre 1982), Modène, 1984, t. 2, p. 663-678.
  • Régine Colliot, Adenet le Roi. Berte aus grans piés. Étude littéraire générale, Paris, 1970, 2 t.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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