Adelphe Chasles

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Henri Lubin Adelphe Chasles
Fonctions
Président
Conseil général d'Eure-et-Loir (d)
-
Conseil général d'Eure-et-Loir (d)
-
Député
Première circonscription d'Eure-et-Loir
-
Maire
Chartres
-
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Henri Lubin Adelphe Chasles est un homme politique français né le à Chartres (Eure-et-Loir) et mort le à Paris.

Famille[modifier | modifier le code]

Adelphe Chasles est le fils de Charles Henri Chasles (1772-1853) et de Catherine Émilie Hardouin (1771-1849).

Son père est marchand de bois et a une activité dans les ponts et chaussées ; il a été membre du conseil général du département d'Eure-et-Loir et président du tribunal de commerce de Chartres.

Son frère est le mathématicien Michel Chasles (17993-1880)

Michel Chasles a pour oncle paternel Pierre-Jacques-Michel Chasles, un ancien chanoine de la cathédrale de Chartres, député à la Convention, père du littérateur Philarète Chasles, lui-même père d'Émile Chasles, professeur de littérature étrangère à la faculté des lettres de Nancy.

La famille Chasles est aujourd'hui complètement éteinte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence sa scolarité à Chartres, à l'école secondaire communale. Il poursuit ses études au Lycée impérial où il remporte les cinq premiers prix. La même année (1810), au concours des quatre lycées de Paris, il obtient un accessit en version latine, en thème latin et en version grecque[1]. En 1812, en deuxième classe d'Humanité du même lycée, il obtient, lors de la distribution générale des prix aux quatre lycées réunis de Paris, un accessit en version latine, en thème latin et en vers latins[2].

En 1813, en rhétorique, lors de la distribution des prix du 18 août, il obtient le premier prix de discours français des nouveaux et de vers latins.

Après des études de droit, il est de 1823 à 1826 notaire à Paris, succédant à Maître Thomas Claude Caigné (1765-1823).

Ayant des ennuis de santé, ébranlé par la mort de son fils et de sa femme, il alla vivre quelques années dans le Midi de la France pour rétablir sa santé.

Grâce à François Guizot[3], il est nommé Maire de Chartres et le sera du 27 août 1830 au 10 décembre 1847. Membre du conseil général d'Eure-et-Loir (élu par le canton de Voves) de 1833 à 1848, il en devient le président en 1843. Battu en 1830 par François-André Isambert, il parvient l'année suivante à se faire élire député d'Eure-et-Loir et le restera jusqu'à la Révolution de 1848, il siège dans la majorité soutenant les ministères de la Monarchie de Juillet.

Il fut également président du Comice agricole de Chartres.

On lui doit en sa qualité de maire de Chartres : la création du quartier des Petits-Blés, la démolition des fortifications et le comblement du fossé qui s'étendaient de la place Saint-Michel à celle des Épars. La création du boulevard Chasles (précédemment appelé boulevard Saint-Michel) et de la rue Mathurin Régnier. La destruction des remparts entre la porte Châtelet et la porte Saint-Jean, la création de la Caisse d'épargne de la ville, les abattoirs de Saint-Brice, une salle d'asile et l'éclairage au gaz de la ville[4].

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse en premières noces Pauline Le Bouteux-Dumonsseaux. De cette union, est issu un fils Charles Henri, mort à l'âge de 4 mois en 1824. Son épouse décède en 1826.

Il épouse en secondes noces, en 1839, Geneviève Elisabeth Caigné, veuve de Alphonse Guillaume Victor Vingtain, fille de Maître Caigné, son prédécesseur lorsqu'il était notaire à Paris. Sa femme est alors mère de deux fils : Albert Vingtain et Léon Vingtain (1828-1879).

Il n'a pas de descendance.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1844 ;
  • La ville de Chartres a donné son nom au boulevard qui relie la place des Épars à la place de la Porte-Saint-Michel.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Feuille de Chartres, littéraire et commerciale, 29 août 1810.
  2. Journal du département d'Eure-et-Loir, 20 août 1812, numéro 33.
  3. Journal Le Glaneur n°31, 1830 : "M. Adelphe Chasles, maire de Chartres : C'est une bonne fortune dont nous devons rendre grâces à M. Guizot..."
  4. Le Journal de Chartres du 23 juin 1878.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]