Adelheid Steinmann

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Adelheid Steinmann née Holtzmann
Description de l'image Adelheid-Steinmann-JSL.jpg.
Naissance
Heidelberg
Décès
Heidelberg
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Autres activités
personnalité politique et féministe

Adelheid Steinmann (née Holtzmann le à Heidelberg et décédée le ) est une personnalité politique et féministe allemande. Elle est également l’épouse du géologue, paléontologue et botaniste Gustav Steinmann[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Adelheid Holtzmann est née d’une famille allemande intellectuelle, son père Heinrich Julius Holtzmann est théologien protestant et professeur d'université à Heidelberg et Strasbourg, où Albert Schweitzer fut son élève[2]. Les deux grands-pères étaient le théologien Karl Julius Holtzmann et l'historien Georg Weber[3]. Ses frères sont l'historien Robert Holtzmann et le médecin Friedrich Holtzmann.

En 1886, Adelheid épouse Gustav Steinmann. Le couple déménage alors à Iéna, puis à Fribourg-en-Brisgau en 1887 et à Bonn en 1906. À cette époque, elle commence à s’engager dans le mouvement féministe. Elle a achevé avec succès l'étude générale des femmes au pays de Bade en 1900, en tant que premier pays d'Allemagne[4]. Quatre femmes ont été inscrites pour le semestre d'hiver 1899/1900 à l'université de Fribourg-en-Brisgau. Adelheid pouvait compter sur le soutien de son mari, alors vice-recteur de l'université.

Adelheid Steinmann était présidente de l'association Frauenbildung-Frauenstudium pour l’éducation des femmes en Allemagne de 1900 à 1914. Après 1908, son travail se déplace de plus en plus vers la sphère politique, l’un de ses objectifs était le suffrage des femmes. Depuis 1912, elle a travaillé avec Julie Bassermann au comité des femmes du Parti libéral national. En 1918, Steinmann a co-fondé le parti Parti démocrate allemand (DDP) et est devenue vice-présidente. La première présidence était réservée à un homme, c'était Friedrich Naumann.

Adelheid Steinmann était candidate pour le Reichstag en 1919, mais elle avait cédé sa place de liste à Marie Elisabeth Lüders, députée du Reichstag (1919–1930) et membre senior du Bundestag 1953 et 1957. À Bonn, Steinmann était l'une des premières magistrates. Une rue du quartier Rieselfeld de Fribourg-en-Brisgau, porte le nom d'Adelheid-Steinmann-Straße.

Adelheid était la mère d'un fils. Un de ses quatre petits-enfants est Wulf Steinmann recteur et président de l'Université Louis-et-Maximilien de Munich de 1982 à 1994 et membre de l'Académie européenne des sciences et des arts.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Die höhere Mädchenbildung, Vorträge gehalten auf dem Kongreß zu Kassel. Leipzig/Berlin 1908.
  • Die Forderung politischer Neutralität im Frauenstimmrecht.Die Frau, Bd. 17 (1909/1910), p. 641–648.
  • Frauenbewegung und Parteipolitik.Die Frau, Bd. 19 (1911/12), p. 481–486.
  • Zwei Frauenurteile über Mann, Frau und Familie.Die Frau, Bd. 20 (1912/1913), p. 153–159.
  • Wieder einmal das Oberlyceum und seine Freunde.Die Frau, Bd. 21 (1913/1914), p. 370–374.
  • Die Frau in der Familie. – Jahrbuch des Bundes Deutscher Frauenvereine. 1918, p. 31–49.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Citation d'auteurs en botanique: „Steinm.“
  2. Benoît Wirrmann (dir.) et Jean-Paul Sorg (dir.), Albert Schweitzer, entre les lignes, Strasbourg, Bibliothèque nationale et universitaire, , 244 p. (ISBN 9782859230593), p. 76
  3. Rudolf H. Böttcher: 100 Jahre Frauenstudium, Adelheid Steinmann.Pfälzisch-Rheinische Familienkunde. Band 14 (1999), p. 467.
  4. http://www.uni-protokolle.de/nachrichten/id/56589/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jan Merk: Adelheid Steinmann.Badische Biographien. N.F. 4. 1996, p. 285–287.
  • Ernst Th. Nauck: Das Frauenstudium an der Universität Freiburg im Breisgau Freiburg 1953.
  • Lexikon der Frau. Bd. 2, Zürich 1954, p. 1345.
  • Grete Borgmann: Freiburg und die Frauenbewegung. Ettenheim 1973, p. 8–46.

Liens externes[modifier | modifier le code]