Adel Abdessemed

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Adel Abdessemed, né le à Constantine (Algérie), est un artiste plasticien contemporain franco-algérien. Il vit et travaille à Paris et Londres. Il est représenté par les galeries David Zwirner (New York) et Dvir (Tel-Aviv).

Biographie[modifier | modifier le code]

Adel Abdessemed est issu d'une famille chaouis originaire des Aurès et vivant à Constantine[1]. Il rencontre l'artiste peintre Chérif Merzouki pendant son enfance à Batna, il refuse la vision orientaliste et exotique de l'art de Chérif Merzouki[1]. Ce dernier est mort dans ses bras [1]. Adel Abdessemed débute alors sa production artistique de 1986 à 1990 à l'École régionale des beaux-arts de Batna puis intègre l'École supérieure des beaux-arts d'Alger en 1990. Il la quitte en 1994 à la suite de l'assassinat du directeur Ahmed Asselah et de son fils, dans l'enceinte de l'établissement.

Il vit et crée ensuite à Lyon (École nationale supérieure des beaux-arts, 1994-1998), Paris (Cité internationale des arts, 1999-2000), New York (Bourse P.S.1, 2000-2001), Berlin (2002-2004), Paris (2005-2008), New York (2009), Paris (de 2010 à maintenant).

Son œuvre Don't trust me, qui représente des animaux abattus à coups de masse, a été mal reçue aux États-Unis, au point que le Art Institute de San Francisco a décidé d'annuler son exposition quelques jours après son inauguration. Le festival international d'art contemporain de Glasgow a également refusé d'installer cette œuvre. En Italie des associations ont porté plainte, mais cette dernière n'a pas pu aboutir car les animaux ont été abattus dans une ferme mexicaine où cette pratique est légale. Le conseiller pour l'environnement de Turin a déclaré au New York Times :

« Montrer de telles choses est inopportun. Ces images pourraient inciter les personnes à les imiter[2]. »

En 2009, un groupe Facebook rassemblant près de 200 personnes s'insurgeaient de cette « cruauté de l'artiste face aux animaux », Adel Abdessemed a alors indiqué que son but était d'« obliger à réfléchir sur la violence » sans avoir eu la volonté de créer une polémique[3].

Élisabeth de Fontenay dit, à propos de l'œuvre d'Adel Abdessemed :

« [...] Pour comprendre la démarche animalière d’Abdessemed, il faut d’abord suspendre momentanément les débats de société, les réquisitoires suscités par les justes luttes contre l’élevage industriel et le braconnage des animaux sauvages, les discussions sur le végétarisme et sur l’expérimentation animale. [...] »

« [...] Adel Abdessemed n’aime pas le sang. Et ce qui signale à mes yeux qu’il n’est pas pervers, c’est qu’il a connu la violence et qu’à la différence de ces artistes qui végètent dans l’absence européenne de guerres et de révolutions, il a subi les affres de l’histoire, la vie nue, l’état d’exception, l’état d’animal blessé. Ses pièces animalières n’en sont pas pour autant indemnes de tout soupçon [...] »

[4].

Sélection d'expositions[modifier | modifier le code]

Expositions monographiques[modifier | modifier le code]

L'œuvre d'Adel Abdessemed a également fait l'objet d'expositions dans des galeries telles que : Dvir Gallery, Tel-Aviv (2006, « Conversation » ; 2007, « Poursuite » ; 2011, « NU ») ; et David Zwirner (2009, « Rio », New York ; « Who's Afraid of the Big Bad Wolf? », 2012, New York ; « Le vase abominable », 2013, Londres).

Manifestations collectives[modifier | modifier le code]

  • 56e Biennale de Venise, 2015. Commissaire : Okwui Enwezor
  • La Triennale, « Intense Proximité », Paris, 2012. Commissaire : Okwui Enwezor
  • Triennale Aichi, Nagoya, 2010. Commissaire : Pier Luigi Tazzi
  • 10e Biennale de la Havane, 2009. Commissaires : Margarita González, Nelson Herrera Ysla, José Manuel Noceda, Ibis Hernández Abascal, Margarita Sánchez Prieto, José Fernández Portal, Dannys Montes de Oca Moreda
  • 10e Biennale d'Istanbul, 2009. Commissaire : Hou Hanru
  • 10e Biennale de Lyon, 2009. Commissaire : Hou Hanru
  • 7e Biennale de Gwangju, 2008. Commissaire : Okwui Enwezor
  • 52e Biennale de Venise, 2007. Commissaire : Robert Storr
  • 27e Biennale de São Paulo, 2006. Commissaire : Lisette Lagnado
  • 49e Biennale de Venise, 2003. Commissaire : Francesco Bonami
  • Triennale de Yokohama, 2001. Commissaire : Nakamura Nobuo
  • Manifesta 3, Ljubljana, 2000. Commissaire : Francesco Bonami

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 2015 : « Retour sur l’abîme – L’art à l’épreuve du génocide », Musées de Belfort, France.
  • 2015 : « Drawing: The Bottom Line », S.M.A.K. Museum of Contemporary Art, Gent, Belgique.
  • 2015 : « PICASSO.MANIA », Grand Palais, Paris, France.
  • 2015 : « Le Cambrioleur », Riga Art Space, Riga, Lettonie.
  • 2015 : « Patrice Chéreau / Un musée imaginaire », Collection Lambert, Avignon, France.
  • 2014 : « About Town », Ikon in partnership with Hippodrome Plus, Birmingham Hippodrome, Birmingham, Royaume-Uni.
  • 2014 : « The Desire for Freedom, Art in Europe since 1945 », MOCAK Museum of Contemporary Art in Krakow, Cracovie, Pologne.
  • 2014 : « Narcisse, l'image dans l'onde », Fondation François Schneider, Wattwiller, France.
  • 2014 : « Milch / Lait / Latte, », Musée d'art du Valais, Sion, Suisse.
  • 2014 : « Made by... Feito por Brasileiros », Cidade Matarazzo, São Paulo, Brésil.
  • 2014 : « Grandeur », Museum Beelden Aan Zee, La Haye, Pays-Bas.
  • 2014 : « Utopian Days-Freedom », Total Museum of Contemporary Art, Séoul, Corée du Sud.
  • 2014 : « La disparition des lucioles », Collection Lambert, Prison Sainte-Anne, Avignon, France.
  • 2014 : « Entre-Temps, l’artiste narrateur », Chengdu MOCA Museum of Contemporary Art, Chengdu, Chine.
  • 2014 : « Myth / History: Yuz Collection of Contemporary Art », Yuz Museum, Shanghai, Chine.
  • 2014 : « Ravaged, Art and Culture in Times of Con ict », Museum Leuven, Leuven, Belgique.
  • 2014 : « Lampedusa : Dessins d’Adel Abdessemed & Dessins anciens », Saint Honoré Art Consulting, Paris.
  • 2014 : « Futbol: The Beautiful Game », Los Angeles County Museum of Art[10], 2014. Commissaire : Franklin Sirmans
  • 2013 : « Prima Materia », François Pinault Foundation[11], Venise. Commissaires : Caroline Bourgeois et Michael Govan
  • 2012 : « Explosion! Painting as Action », Moderna Museet[12], Stockholm. Commissaire : Daniel Birnbaum
  • 2011 : « Seeing is Believing », KW Institute for Contemporary Art[13], Berlin, 2011. Commissaire : Susanne Pfeffer
  • 2009 : « Mapping the Studio; Artists from the François Pinault Foundation », Palazzo Grassi et Punta della Dogana[14], Venise. Commissaire : Caroline Bourgeois
  • 2009 : « Transmission Interrupted », Modern Art Oxford. Commissaire: Michael Stanley
  • 2008 : « Traces du sacré », Centre Pompidou, Paris. Commissaire : Jean de Loisy
  • 2007 : « Airs de Paris », Centre Pompidou, Paris, 2007. Commissaires : Daniel Birnbaum et Christine Macel

Collections[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres d'entretiens[modifier | modifier le code]

  • Adel Abdessemed. Entretien avec Pier Luigi Tazzi, Actes Sud, Arles, 2012
  • À l'attaque. Adel Abdessemed, entretien avec Elisabeth Lebovici, textes de Philippe-Alain Michaud, Larys Frogier. JRP Ringier, 2007
  • Larys Frogier, Adel Abdessemed, Zürich, Suisse, JRP Ringier, , 160 p. (ISBN 978-3-03764-109-5)

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • Adel Abdessemed et Adonis, La Peau du chaos. Correspondance, Actes Sud, Paris, 2015
  • Adel Abdessemed et Hélène Cixous, Insurrection de la poussière, Galilée, Paris, 2013
  • Hélène Cixous, Ayaï. Le cri de la littérature. Accompagné d'Adel Abdessemed, Galilée, Paris, 2013
  • Adel Abdessemed et Adonis, Le Livre des AA, Yvon Lambert, Paris, 2014

Catalogues[modifier | modifier le code]

  • Adel Abdessemed. Jalousies – complicités avec Jean Nouvel, Paris, Éditions de l’Amateur / Collection Lambert, 2015. Correspondance entre Jean Nouvel et Adel Abdessemed.
  • Adel Abdessemed. From Here to Eternity, Venus Over Los Angeles, New York, 2015. Contributions de Francesco Bonami.
  • Adel Abdessemed. Dessins, Paris, Éditions Dilecta, 2015. Précédé d’une correspondance avec Jean-Jacques Aillagon.
  • Adel Abdessemed. Palace,, cat. exp., Malaga, CAC, 2015. Textes de Fernando Francés et Alberto Ruiz Samaniego.
  • Adel Abdessemed. Solo,, cat. exp., Paris, Yvon Lambert, 2014. Lettre d’Hélène Cixous à Adel Abdessemed.
  • Adel Abdessemed. Mon Enfant, cat. exp., Tel-Aviv, Dvir Gallery, 2014. Texte de Shva Saloon.
  • Adel Abdessemed. L’âge d’or, cat. exp., Doha, Mathaf: Arab Museum of Modern Art / Silvana Editoriale, 2013. Textes de Abdellah Taïa, Pier Luigi Tazzi, Angela Mengoni, entretien avec Hans Ulrich Obrist.
  • Adel Abdessemed Je suis innocent,, cat. exp., Paris, Centre Pompidou / Steidl, 2012. Préface d’Alfred Pacquement. Textes d’Emmanuel Alloa, Patricia Falguières, Pamela M. Lee, Tom McDonough et Philippe-Alain Michaud.
  • Alanna Heiss (dir.), Adel Abdessemed, Dead or Alive, PS1 MoMA, New York, 2008. Contributions d'Alanna Heiss, et Neville Wakefield.
  • Francesco Bonami (dir.), Adel Abdessemed, Les ailes de dieu / Le ali di dio, Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin, 2009. Contributions de Francesco Bonami, Edi Muka, et Massimiliano Gioni.
  • Jane Farver (dir.), Adel Abdessemed, Situation and Practice, MIT Press, 2009. Contributions de Jane Farver, Tom McDonough, et Noam Chomsky.
  • Larys Frogier, Adel Abdessemed, Zürich, Suisse, JRP Ringier, 2010 (ISBN 978-3-03764-109-5)
  • Ziba Ardalan (dir.), Silent Warriors, Parasol Unit/König, Londres/Cologne, 2010. Contributions de Ziba Ardalan, Gilanne Tawadros et Guy Tortosa.
  • Frédérique Goerig-Hergott (dir.), Décor, Éditions Xavier Barral, Paris, 2012. Contributions de François Pinault, Jean-Jacques Aillagon, Frédérique Goerig-Hergott, Eric de Chassey, et Giovanni Careri
  • Philippe-Alain Michaud (dir.), Adel Abdessemed Je suis innocent, Steidl/Centre Pompidou, 2012. Contributions de Philippe-Alain Michaud, Emmanuel Alloa, Hou Hanru, Pamela M. Lee, Tom McDonough, et Patricia Falguières
  • Pier Luigi Tazzi (dir.), L'âge d'or, Mathaf/Silvana, Doha/Milan, 2013 : ouvrage conçu par M/M (Paris). Contributions d'Abdellah Karroum, Pier Luigi Tazzi, Angela Mengoni, Abdellah Taïa, et un entretien avec Hans Ulrich Obrist

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Je suis un enfant des Aurès », Liberté,‎ (lire en ligne)
  2. Harry Bellet, « Cruel mais pas forcément bête », sur Lemonde.fr,‎ (consulté le 17 juillet 2014).
  3. Alexia Guggemos, Les réseaux sociaux expliqués aux artistes : Comment promouvoir ses créations et développer sa notoriété sur la Toile, Les Éditions Numeriklivres, (ISBN 2923858840, lire en ligne), p. 31.
  4. Adel Abdessemed Par: Hans Belting, Emanuele Coccia, Élisabeth De Fontenay, Julia Kristeva, Tom McDonough, Philippe-Alain Michaud, Hans Ulrich Obrist, Shva Salhoov, Manuella éditions, (ISBN 9782917217764, lire en ligne).
  5. Du 2 octobre 2012 au 7 janvier 2013.
  6. Voir sur centrepompidou.fr.
  7. a et b « Adel Abdessemed croise le fer avec Jésus » par Gilles Martin-Chauffier, sur parismatch.com du 21 mai 2012.
  8. Voir sur musee-unterlinden.com.
  9. Voir sur thecommonguild.org.uk.
  10. Voir sur lacma.org.
  11. Voir sur palazzograssi.it.
  12. Voir sur modernamuseet.se.
  13. Voir sur kw-berlin.de.
  14. Voir sur palazzograssi.it.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]