Adblock Plus

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Adblock Plus
Description de l'image Adblockplus icon.png.
Description de l'image Adblock Plus Settings.png.
Informations
Développé par Henrik Aasted Sørensen,
Michael McDonald,
Wladimir Palant
Première version Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 3.5.2 ()
Version avancée 0.9.9.0 (Microsoft Edge)Voir et modifier les données sur Wikidata
Écrit en JavaScript, XUL, CSS
Environnement Multiplate-forme
Type Extension Mozilla
Licence licence libre : GNU GPL
Site web (fr) adblockplus.org

Adblock Plus (ABP) est une extension libre pour Mozilla Firefox (ainsi que sa version mobile), Google Chrome, Internet Explorer [1] et Opera chargée de filtrer le contenu des pages web afin d'en bloquer certains éléments, en particulier les bannières de publicité. Contrairement à d'autres extensions similaires comme uBlock Origin, Adblock laisse passer sous certaines conditions, les publicités des annonceurs qui acceptent de le payer en échange de cette faveur[2].

Une version bêta, en cours de développement, fonctionne sur Safari pour Mac avec quelques limites. Une version pour Microsoft Edge est également en bêta[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Le développement d'Adblock a été arrêté en 2005. En raison des difficultés de développement depuis 2004, la version fork Adblock Plus a remplacé le logiciel d'origine. Elle comporte des améliorations de l'interface utilisateur, la possibilité de s'abonner à des listes de filtres et une fonction pour cacher les éléments. Comme le bloqueur d'images intégré à Firefox, Adblock Plus analyse les requêtes HTTP en fonction de leurs adresses Internet et peut empêcher le chargement de IFrames, de scripts et de publicités (qui peuvent aussi bien être textuelles que visuelles).

Depuis décembre 2010, Adblock Plus est également disponible pour Google Chrome[4].

Controverses[modifier | modifier le code]

En , plusieurs groupes de médias allemands ont porté plainte contre Adblock Plus, estimant que son péage est illégal[5]. Ils sont déboutés par les juges. D'autres entreprises allemandes et américaines publient alors des opinions dans les médias, présentant Adblock Plus comme du « racket légal ».

Au contraire, en France, certains sites d'administrations publiques, tel celui de l'Insee, adressent un message (pop-up) stipulant que le choix du visiteur est pris en compte. En 2015, ce message est reformulé pour prendre en compte le choix de refuser les cookies, dans le cadre d'une directive européenne.

Une liste de filtres blanche activée par défaut depuis 2011[modifier | modifier le code]

La liste blanche autorise l'affichage des publicités jugées « non intrusives»[6] par les développeurs. L'activation par défaut de cette liste a été critiquée, même s'il reste possible de la désactiver après avoir installé Adblock Plus. À la suite de l'ajout de cette fonctionnalité controversée Adblock Plus a été forké vers Adblock Edge, où la possibilité d'afficher les publicités non intrusives a été retirée. Depuis juin 2013, les publicités de Google ont été ajoutées à la liste blanche en raison d'un accord financier entre les deux groupes[7] : celui-ci verserait 20 millions d'euros par an, selon un blogueur spécialisé allemand[8]. Cette liste blanche permet également de payer les 25 salariés de l'entreprise[8].

L'autorisation des publicités par défaut de la liste blanche a pour but de soutenir les sites qui ont besoin de l'argent des annonceurs[6] et aussi de participer à rendre Internet meilleur pour tous les utilisateurs[6].

Selon le point de vue du publicitaire, la publicité serait acceptable s'il n'y a ni animation, ni son, ni image accrocheuse, ni dissimulation de contenu, ni dépassement d'environ 230 px de hauteur, ni supérieure à environ 340 px de large, et si elle n'est ni située au milieu du contenu, s'il y a indication « publicité » à côté de l'annonce avec une couleur d'arrière plan différente de la publicité[6].

Popularité[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'extension Firefox la plus téléchargée[9] : elle a dépassé les 190 millions de téléchargements en février 2013 avec plus de 15 millions d'utilisateurs quotidiens moyens[10].

Selon le magazine Capital en , le nombre d'utilisateur se chiffre à 4,2 millions en France et 60 millions à travers le monde[8]. Le logiciel assure même que, chaque semaine, 175 000 internautes installent le bloqueur de publicité[8].

En 2016, l'extension franchit les 100 millions de navigateurs actifs dans le monde, tous navigateurs confondus[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) adblockplus.org, [1]
  2. « Criteo aussi s’incline face à Adblock Plus », ZDNet France,‎ (lire en ligne, consulté le 15 décembre 2017)
  3. « Adblock Plus – Applications Windows sur la boutique Microsoft », sur Boutique Microsoft (consulté le 6 août 2016)
  4. (en) adblockplus.org, « First Adblock Plus for Chrome development build », (consulté le 24 janvier 2012)
  5. Tanguy 2014, p. 49
  6. a b c et d Autoriser les publicités non-intrusives dans Adblock Plus Adblock Plus.org
  7. « Adblock Plus, Google aurait payé pour voir ses publicités passer sur liste blanche »,
  8. a b c et d [Tanguy 2014] Gilles Tanguy, « Les logiciels bloqueurs de pub vont-ils tuer le Web ? », Capital, no 276,‎ , p. 48 (lire en ligne, consulté le 17 août 2015).
  9. (fr) addons.mozilla.org, Extensions les plus populaires
  10. (fr) addons.mozilla.org, Statistiques d'AdBlock Plus
  11. https://adblockplus.org/blog/100-million-users-100-million-thank-yous

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]