Adaptation au changement climatique

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L’adaptation au changement climatique désigne les stratégies, initiatives et mesures visant à réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et humains contre les effets (présents et attendus) des changements climatiques[1]. Le mot adaptation évoque une aptitude à s'ajuster, et donc une vision dynamique voire évolutive du fonctionnement des sociétés.

Les stratégies d'adaptation complètent les mesures d'atténuation qui visent, elles, à moins émettre de gaz à effet de serre et à restaurer ou protéger les capacités de puits de carbone des écosystèmes ou agroécosystèmes car même si l'on cessait toute émission de gaz à effet de serre, l'inertie climatique implique des décennies (voire siècles) de perturbations anthropiques du climat.

L'adaptation est à la fois individuelle (modifications de comportements) et collective (impliquant tant les collectivités que les entreprises[2], associations, etc.).

Dans plusieurs pays, dont en France, la législation prévoit d'intégrer l'adaptation dans les processus d'aménagement du territoire et de pilotage du développement durable.

Éléments de définition[modifier | modifier le code]

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Au sens large et pour le GIEC l'adaptation au changement climatique est « la démarche d'ajustement au climat actuel ou à venir, ainsi qu’à ses conséquences. Il s'agit à la fois de réduire les effets préjudiciables du changement climatique tout en exploitant les effets bénéfiques »[3].

Les solutions d'adaptation vont varier selon les zones biogéographiques et les contextes loco-régionaux. Leurs enjeux sont plus aigus dans les régions où le climat est déjà extrême (ex : zone polaire et pergélisol, déserts et zones subdésertiques) et dans certaines zones plus vulnérables (polders et îles basses notamment). Ainsi la définition des groupes « prioritaires » ou « activités prioritaires » et la hiérarchisation des enjeux changeront selon le contexte. Et des modes d'exploitation de l'environnement pouvant être incompatibles avec des zones densément peuplées et riches pourraient s'avérer être des facteurs de résilience dans certaines zones de pays en développement[4].

Un facteur important est la « sensibilité » du système (écosystème, agrosystème, infrastructures…) ou de la population dans la région considérée. Cette « sensibilité » est dans ce contexte définie par le GIEC comme « degré d'affectation positive ou négative d’un système par des stimuli liés au climat. L'effet peut être direct (modification d’un rendement agricole en réponse à une variation de la moyenne, de la fourchette, ou de la variabilité de température, par exemple) ou indirect (dommages causés par une augmentation de la fréquence des inondations côtières en raison de l’élévation du niveau marin, par exemple) ». La résilience doit être appréhendée au regard de cette sensibilité non seulement face à un type d'évènement, mais face à une répétition de ces évènements , ou face à la conjonction de plusieurs évènements affectant les entités considérées.

Définitions européennes[modifier | modifier le code]

Dans son livre vert[5], l'Europe juge que l'adaptation est nécessaire, mais qu'elle ne doit pas faire oublier l'atténuation (mitigation pour les anglophones), car plus le réchauffement sera important « plus les coûts de l’adaptation monteront en flèche. Voilà pourquoi l’atténuation est une nécessité impérieuse pour la communauté internationale ».

Dans son livre blanc (2009), l'Europe insiste sur l'adaptation de la gestion des écosystèmes pour les rendre plus robustes et résilients face au changement. Elle propose parmi les actions prioritaires à mener (« UE et États membres ») de « Promouvoir des stratégies destinées à renforcer la résilience face au changement climatique en ce qui concerne la santé, les infrastructures et les fonctions productives des sols, notamment en améliorant la gestion des ressources en eau et des écosystèmes »[6].

L'Europe propose 3 types de stratégies à combiner :

  • Atténuation. Elle consiste à limiter la vitesse d'augmentation des taux de gaz à effet de serre dans l'air, en maîtrisant mieux des gaspillages énergétiques, en substituant des énergies nouvelles aux énergies fossiles et en stockant du carbone. L'atténuation consiste à mettre en place des programmes de développement durable. Pour les États, ce sont des stratégies nationales de développement durable, pour les collectivités, des agendas 21, et pour les entreprises, des programmes de responsabilité sociétale des entreprises.
  • Adaptation. Elle consiste à rendre les systèmes ou territoires moins vulnérables au dérèglement climatique, par des actions diminuant les impacts effectifs du changement climatique, ou améliorant les capacités de réponse des sociétés et de l'environnement (naturel ou cultivé)[7]. L'ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques présents ou futurs ou à leurs effets, afin d’atténuer les effets néfastes ou d’exploiter des opportunités bénéfiques.
  • Transition. Le changement sera probablement à la fois caractérisé par une succession de pics extrêmes (canicules, inondations, etc.) et une tendance continue au réchauffement global. Il ne s'agit donc pas, rappelle le CEDD de « savoir comment s’adapter à un « nouveau » climat, mais de savoir comment et à quel coût nous pouvons adapter nos sociétés à un climat « sans cesse changeant ». L’adaptation doit donc être comprise comme une politique de transition permanente sur le très long terme. Un plan d’adaptation sur quelques années n’est qu’une étape dans ce processus[8]. » De plus, dans le même temps la dégradation des écosystèmes pourrait exacerber d'éventuelles crises sociales, économiques et géopolitiques. Il sera parfois impossible ou trop coûteux de s’adapter « à la marge » en maintenant à l’identique et au même endroit les activités ou les services existants.
    « De manière générale, la vulnérabilité (V) et la capacité d’adaptation (CA) sont (…) considérées comme inversement proportionnelles, un faible niveau de V engageant de bonnes CA, et vice versa. Les scientifiques ont ainsi établi que la V était une fonction à la fois de l’exposition du système aux aléas naturels et de sa CA »[9].
    « S’adapter au changement climatique requiert souvent des bifurcations vers d’autres activités et/ou d’autres localisations »[8], ce qui implique un cadre international, solidaire, intersectoriel et une approche très prospective et anticipatoire de l'aménagement du territoire et des plans d'urbanisation (ou de désurbanisation, modification ou arrêt de l'agriculture dans les zones les plus vulnérables, tels que déjà pratiqués aux Pays-Bas dans certaines zones de polders qu'on rend à la mer). La question des transitions entre activités et/ou entre régions devient dès lors un enjeu central. Depuis les années 2000 émergent en France dans certaines collectivités des programmes de transition écologique, de transition écologique et sociale, avec notamment depuis 2011 des assises de la transformation écologique et sociale régionale (TESR) organisée par la région Nord-Pas-de-Calais.

Définitions retenues en France[modifier | modifier le code]

Le Conseil économique pour le développement durable a défini l'adaptation[8] comme :

« l'ensemble des évolutions d'organisation, de localisation et de techniques que les sociétés devront opérer pour limiter les impacts négatifs du changement climatique et en maximiser les effets bénéfiques. »

Il s'agit aussi donc d'anticiper les effets des dérèglements climatiques sur l'environnement, et donc sur l'économie, la société, la santé et la vie quotidienne, voire d'en valoriser certains aspects là et quand cela apparaît possible. Le Code de l'environnement précise aussi que la gestion de l'eau « prend en compte les adaptations nécessaires au changement climatique »[10]

Histoire de la prise en compte de l'adaptation aux changements climatiques[modifier | modifier le code]

Hormis très localement où elle était vitale (aux Pays-Bas, régulièrement menacés par la mer, où un vaste Plan digue a été relancé date de 1953), l'adaptation est restée un sujet secondaire jusqu'à la fin des années 1990, malgré la prise de conscience de l'avancée des déserts (du Sahara et de Gobi notamment). L'adaptation était évoquée lors d'urgences, ou dans les démarches de développement soutenable, derrière les mesures de lutte et d'atténuation.

Puis, dans un contexte de crise écologique et socio-économique mondialisées, il est apparu que le monde n'a pas réussi à suffisamment diminuer ses émissions globales de gaz à effet de serre, ni à stopper la dégradation de ses puits naturels de carbone. L'adaptation prend alors une importance croissante, dont dans la négociation internationale[8], avec par exemple la question des réfugiés climatiques et des solidarités Nord-Sud, entre riches et pauvres, ou encore entre régions privées et dotées de ressource en eau.

Lors du One Planet Summit (Paris, décembre 2017) la France, la Banque Mondiale et l’ONU ont invité la finance internationale à prendre en compte le climat dans ses investissements ; Des programmes et mesures visant l'adaptation ont été annoncés par la Commission européenne et divers États (dont la France) et par la Fondation Bill Gates, à hauteur de 650 millions de dollars (553 millions d’euros) pour l’adaptation agricole en Afrique notamment. L’AFD s'inscrit dans le projet Adapt’Action (Adaptation de 15 pays vulnérables au changement climatique). Deux banques de développement, cinq alliances représentant plus de 450 signataires issus de 94 pays, et 47 entreprises se sont engagées à créer une plateforme d’incubation (qui devrait financer 100 projets en Afrique en cinq ans, pour l’eau et le climat, en mettant « efficacement en relation les bailleurs et les acteurs de terrain, avec un montant initial de 20 millions d’euros à investir sur la période »). Le rôle des femmes est mis en avant pour l'action contre le réchauffement et pour l'adaptation ; de même pour la micro-finance qui permet aux petits projets locaux de se faire[11].

Limites des stratégies d'adaptation aux changements climatiques[modifier | modifier le code]

Un article de la revue Science du 3 juillet 2015 prévoit que au-delà de 2 °C de réchauffement, il y aura des impacts massifs et souvent irréversibles pour les écosystèmes océaniques et les services qu'ils fournissent ; les options pour la protection, l'adaptation et la réparation deviendraient alors plus rares et moins efficaces[12].

Alexandre Magnan (géographe à l'IDDRI notait en 2010 que face à des dérèglements qui sont à la fois ponctuels (événements extrêmes, peu prévisibles dont certains ne résultent que des effets de la variabilité climatique) et tendanciels , « « mettre en œuvre » l’adaptation reste un univers de flou » où la communauté scientifique internationale manquait encore de recul et de maturité sur ce sujet « tant du point de vue de ses logiques que de ses formes ». L'adaptation doit elle être un mécanisme de continuité (endiguements, rehaussements, installation de climatiseurs ou de canons à neige dans les station de sports d'hiver) ou passer par des ruptures (construction sur pilotis ou flottantes..) ou par certains abandons (abandon progressif de zones de polders à la mer par exemple)[13] ?

Typologies des stratégies d'adaptation[modifier | modifier le code]

Deux grandes formes d'adaptation, complémentaires et nécessaires co-existent :

  1. L’adaptation réactive : c'est une réaction rapide et spontanée, dite ex post aux impacts adverses du changement climatique, lorsqu’ils se produisent[14])
  2. l'adaptation anticipative et planifiée qui va notamment chercher à réduire les vulnérabilités à moyen et long terme, via des actions « sans regrets » ou « réversibles »[15],[16].

En réalité ces deux approches sont parfois conjointes et lancées dans l'urgence ; Ainsi selon le CEDD « le Plan Climat adopté en France après la canicule de 2003 peut être interprété à la fois comme une réaction à l’évènement de 2003, et comme une manière d’anticiper des évènements similaires dans le futur »[8], et le système d'alerte qui aurait pu diminuer le nombre de tués par le séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien n'a été mis en place qu'ensuite[17]). Hallegatte (2010) a montré que la gestion réactive des risques à la Nouvelle Orléans a conduit à des catastrophes de plus en plus graves et coûteuses ; alors que la gestion proactive et anticipatoire des Néerlandais a permis une maîtrise des risques bien plus efficace[18].

Enjeux[modifier | modifier le code]

Selon le CRED[19], le nombre d'évènements météorologiques aux conséquences catastrophiques a décuplé en cinquante ans environ, alors que les dommages étaient eux multipliés par presque cinquante.
Dans le même temps le dérèglement climatique aggrave souvent les inégalités géographiques, socioéconomiques, sanitaires et écologiques. Si le nombre de victimes directes d'évènements climatiques a pu être divisé par dix grâce aux systèmes de veille et d'alerte, à une meilleure gestion de crise et des risques (OMM, 2009), le bilan humain (réfugiés climatiques, migrants...) et socioéconomique reste lourd ; Pour 8.500 « catastrophes naturelles » comptabilisées de 1970 à 2009, les vingt-cinq qui ont le plus coûté se sont toutes produites après 1987 et dans vingt-trois cas les conditions climatiques étaient responsables, tuant près de deux millions de personnes, et générant environ 1.500 milliards de dollars de dégâts[19]. Le rapport Stern (2006) a montré que l'inaction face au changement climatique aura un coût croissant.
Au cœur des processus de gouvernance, de formation et d'information, dans la perspective d'un développement soutenable à moyen et long termes, des enjeux forts de solidarité se dessinent donc ; solidarité riches/pauvres, intergénérationnelle, Nord/Sud, Local/global, homme-nature ou encore coupable/victime des émissions de GES... mais aussi une solidarité intergénérationnelle via la prise en compte par le droit et l'aménagement du territoire des générations futures.

Des processus de travail collaboratif et solidaire, des transferts de savoir et savoir-faire, pourraient faciliter la rédaction, puis la mise en œuvre et la mise à jour des volets adaptation des plans climats. De nouveaux processus, mieux partagés et plus anticipatoires de gestion de l'environnement, de gestion de crise, d'aide aux victimes, et en particulier de gestion de l'eau, des sols et des ressources alimentaires, ou énergétiques comptent parmi les enjeux majeurs du XXIe siècle.
Tout en améliorant l'autonomie énergétique aux échelles locales, les réseaux de distribution de gaz, d'électricité, d'eau doivent se préparer à être mieux interconnectés et solidaires pour faire face aux impacts des crises d'origine climatique qui nécessiteront une coopération accrue entre les distributeurs.

La question de réserves partagées (alimentaires, foncières, en eau, en semences, etc) est également posée, sous l'égide de l'ONU notamment.

L'adaptation est à finement territorialiser selon la vulnérabilité du territoire, et donc notamment en fonction de facteurs biogéographique et selon les infrastructures[20] et selon les vulnérabilités propres aux acteurs locaux. Ce travail est rendu délicat par le fait qu'il existe d'importantes marges d'incertitudes temporelle et géographique en matière de prospective climatique. Il est de plus difficile d'appliquer le principe de précaution dans l'aménagement du territoire ; Une part des stratégies d'adaptation restera peut-être théorique car relevant de la précaution, dans un domaine où la prospective repose sur des scénarios de probabilités et non des certitudes absolues, y compris quant à l'ampleur, aux coûts et à la localisation des conséquences attendues, très variables selon les scénarios retenus[8]. Enfin, le potentiel d'adaptation pour les systèmes humains et écologiques est très inégal selon les régions et contextes économiques[21]. La capacité d'adaptation est très liée au développement social et économique (GIEC, 2007) du territoire[22].

Des enjeux plus spécifiquement urbains se dessinent alors que la population mondiale est maintenant plus urbaine que rurale. Une gestion repensée de l'espace urbain, du bâti (qui pourrait être plus végétalisé) et des espaces verts, organisée autour d'une trame verte urbaine[23] pourrait intégrer de nouveaux systèmes de recyclage et de services écosystémiques dans une ville moins artificialisante et plus nourricière (agriculture urbaine) « Associer le climat, l’urbain et la nature dans une même réflexion devient aujourd’hui un enjeu majeur »[24].

Des « plans climat » intégrant un volet « adaptation »[modifier | modifier le code]

L'adaptation est devenu l'un des volets des plans climat, dans une démarche de réduction et de gestion des risques et des dommages, préparée et mise en œuvre par des collectivités, entreprises et individus. On cherche à modéliser l'avenir, mais certains acteurs peuvent aussi tirer parti d'éventuelles études rétrospectives (ex : un réchauffement climatique a déjà touché l'Europe et une partie du globe à l'époque carolingienne, qui a contraint une partie de la population à reculer face à la mer (dans les zones correspondant aux actuels pays-bas, une partie de la Belgique et la Flandre maritime française ou le bas-pays du montreuillois) et prospectives, pour chercher à anticiper les effets des bouleversements climatiques attendus, liés notamment au forçage anthropique de l'effet de serre qui pourrait conduire à une augmentation de 2 °C ou plus d'ici 2100.

Il s'agit en particulier de se préparer (transition) à mieux ou moins subir une augmentation et une aggravation de la fréquence et/ou de l'intensité d'aléas tels que

L'Europe distingue deux types de mesures :

  • les mesures peu coûteuses (conservation des ressources en eau, modification de la rotation des cultures et des dates de semis, utilisation et sélection de cultivars plus résistants à la sécheresse, à l'ozone, planification publique et sensibilisation
  • des mesures plus coûteuses, de protection (digues, barrages, pompes de relèvement) et de relocalisation (ports, lotissements, villages ou villes, zones d'activité). Par exemple, les Néerlandais expérimentent des habitations flottantes et un quartier « flottant ». Des solutions alternatives (ex centrale solaire) aux centrales hydroélectriques défaillantes ou à certaines centrales nucléaires qu'on pourrait ne plus pouvoir suffisamment refroidir en été, pourraient être nécessaires[26].

Mesures « sans regrets »[modifier | modifier le code]

Une partie des mesures d'adaptation sont dites « sans regrets », c'est-à-dire qu'elles sont rentables et utiles en soi, ou quelle que soit l’amplitude du réchauffement et le seraient même parfois sans réchauffement.

Par exemple, de nouveaux produits assurantiels, de nouveaux emplois et matériaux et stratégies urbanistiques seront rentablement créés avec l'isolation thermique passive, le solaire, l'écodomotique, la climatisation passive, etc. L'adaptation consiste aussi - dans certaines régions - à valoriser quelques avantages possibles d'un réchauffement (allongement de période touristique plus au nord, certaines cultures profiteront de l'allongement des périodes de végétation, en Scandinavie par exemple).

Une expression franglaise « climate proofing » est apparue, décrivant le processus garantissant la viabilité d'un investissement pour toute sa durée de vie par la prise en compte du changement climatique (y compris pour sa fin de vie / Voir Analyse du cycle de vie).

Modes d'adaptation[modifier | modifier le code]

Ils concernent à la fois, les biens, les services, l'environnement et les personnes. Différentes stratégies sont possibles et complémentaires, pour adapter notre environnement construit et cultivé pour qu'il résiste mieux aux aléas climatiques attendus ou potentiels, et pour une adaptation préventive des personnes et des systèmes (individuelle et collective), à la fois à des changements pour partie incertains (ce qui passe aussi par des changements de comportements, voire sociétaux).

Parmi les stratégies déjà testées ou en préparation figurent :

  • stratégie d'adaptation « à petits pas », c'est-à-dire au fur et à mesure de la concrétisation d'aléas climatiques,
  • stratégie d'adaptation « à grands pas », où au contraire, via des grands projets ou des lois-cadres, un état, une région ou de grandes collectivités imposent une adaptation préventive de l'aménagement et de la gestion du territoire ;
  • stratégies à plusieurs options ouvertes, basées sur des scénarios prospectifs ;
  • stratégies intégrant et cherchant à favoriser des éléments de Résilience écologique, économique, sociale, sanitaire...
  • mise en place d'outils de gestion du risque et d'assurance, éventuellement avec provisionnement ;
  • mise en place d'outils de gestion ou gestion restauratoire des ressources (foncières, en eau, halieutiques, ligneuses, etc) ;
  • mise en place de solidarités territoriales (par exemple dans le cadre d'un SDAGE pour ce qui concerne l'eau, en Europe), mais face à des risques de grande ampleur (submersion par la mer par exemple), ces solidarités sont rapidement aujourd'hui limitée, comme le montre notamment la question non résolue du statut des réfugiés climatiques ;
  • adaptation aux conditions climatiques attendues et aux aléas météorologiques extrêmes,
  • adaptation des modes de subvention (écoéligibilité, écotaxes..) ainsi que des normes et règlements concernant l'aménagement du territoire et la construction ;
  • ouvrages de défense (digues, écluses, pompes…) contre les inondations et contre l'invasion marine des terres basses ;
  • cultures ou élevages plus tolérant à la sécheresse ou au sel (ex : pré salés) ; L'INRA a mis en place en 2012 une plate forme de recherche sur la tolérance des plantes à la sécheresse[27] ;
  • gestion forestière restaurant la fonction de puits de carbone (par exemple avec le projet CARBOFOR[28] en France) et les conditions d'une meilleure résilience face aux tempêtes, maladies, parasites et incendies (par exemple en forêt méditerranéenne, où le retour de feuillus dans une canopée de pin d'Alep doit permettre à la forêt (flore et faune) de mieux s'adapter à la montée des températures et d'être plus résiliente aux incendies[29]) ;
  • corridors biologiques climatiques. À intégrer dans les trames vertes terrestres, ils doivent permettre aux espèces de migrer vers des zones climatiques permettant leur survie et faciliter les grandes ou petites migrations naturelles annuelles de nombreuses espèces. L'Australie a ainsi commencé à mettre en place le premier corridor climatique à l'échelle d'un continent. Et en 2009, dans son « Livre blanc sur l'adaptation au changement climatique », la commission européenne a demandé[30] en 2009 aux États-membres et parties prenantes de la biodiversité, concernant la gestion et protection des habitats naturels, qu'il soit tenu « compte des incidences du changement climatique dans la gestion de Natura 2000 afin d'assurer la diversité des zones naturelles et une connexion entre ces dernières et, partant, de permettre aux espèces de migrer et de survivre lorsque les conditions climatiques changent », la commission précisant que « à l'avenir, il pourra être nécessaire d'envisager de rendre le paysage perméable de manière à améliorer l'interconnexion des zones naturelles »[30]. Parallèlement, la commission propose aussi comme objectif d'« étudier les politiques et mesures possibles pour augmenter la capacité de stockage de l'eau des écosystèmes en Europe »[30], afin de rendre les écosystèmes plus écologiquement résilients[30]. Pour réaliser l'état des lieux des espaces naturels non fragmentés les scientifiques travaillant sur cette thématique utilisent des satellites[31].

Variantes géographiques de l'adaptation[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Un programme NECTAR (Négociations Climat pour Toute l'Afrique Réussies) est soutenu par l'Initiative Climat et Développement de la Francophonie (ICDF) lancée en 2005 par l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie (IEPF) pour aider l'Afrique à intégrer l'adaptation au changement climatique dans ses projets de développement durable, pour la période post-Kyoto (après 2012). Six études sectorielles de l'IEPF ont été publiées en 2008 pour identifier des priorités sectorielles (bâtiments & urbanisme; agriculture, forêts, énergie, eau & assainissement, transport) pouvant servir de base aux négociations internationales[32],[33],[34],[35].

Amérique[modifier | modifier le code]

La biodiversité en question : un renard arctique sur l'île Saint-Paul, au large de l'Alaska.

En Amérique du Nord, quelques États ont mis en place des stratégies d'adaptation, et il a fallu attendre l'administration Obama pour lancer des travaux pluridisciplinaires et plus significatifs sur ce sujet. Un budget spécifique a été attribué en 2010 aux CDC (Centers for Disease Control)[36].

Le Québec a mis en place son plan d'action 2006-2012 sur les changements climatiques et prépare actuellement le Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC 2013-2020)[37]. Le site Mon climat, ma santé[38] a été mis en place pour faciliter l'adaptation et diminuer l'impact des changements climatiques sur la santé.

Europe[modifier | modifier le code]

Zones à risques de submersions marines, pour l'Europe.

Les cartes interactives[39] disponibles en 2012 pour plus de 500 grandes villes européennes, et les études disponibles montrent une grande variation dans la vulnérabilité des régions et villes européennes face au changement climatique[40]. Des esquisses ou propositions de réponses sont présentées dans le rapport Urban adaptation to climate change in Europe (Adaptation urbaine au changement climatique en Europe). Dans le cadre de son programme sur le changement climatique[41], le 29 juin 2007, la Commission européenne a publié et mis en consultation un Livre vert[42] sur « L’adaptation au changement climatique en Europe (sous-titré : les possibilités d’action de l’UE »). Il propose plusieurs possibilités d’action pour traiter les effets du changement climatique. L'étape de consultation s'est terminée en octobre 2007 ; ces deux premières phases devant être le support de débats avant une prise de décision prévue en 2008. Il prône à la fois l'adaptation et l'atténuation.

En 2007 la commission a annoncé prévoir la création d'un « groupe consultatif européen sur l'adaptation ».

En février 2008, L'UE encourage tous les acteurs à se préparer à vivre avec le changement climatique[43], c'est-à-dire préparer leur adaptation au changement climatique[44],[45], avec une triple priorité concernant l'adaptation :

  • Anticiper les effets du changement climatique.
  • Prendre des mesures rentables pour réduire les impacts néfastes.
  • Développer des stratégies aux niveaux local, régional, national et communautaire.

Les Pays-Bas préparent une dépoldérisation partielle. Des pays baltes (Estonie, Finlande, Allemagne, Lettonie, Lituanie et Pologne) mettent en œuvre un projet ASTRA[46] (Interreg III B) visant à hiérarchiser et localiser les risques et anticiper les effets du changement climatique sur les zones littorales de la Baltique.

En 2012, l'Agence européenne de l'environnement a publié un rapport Urban adaptation to climate change in Europe Challenges and opportunities for cities together with supportive national and European policies[47]. Elle héberge également une plate-forme de partage de données et d'informations sur l'adaptation au changement climatique dite Climat-ADAPT, créée en coopération avec la Commission européenne.

En avril 2013, la commission a publié sa « Stratégie européenne pour l'adaptation au changement climatique »[48].

En France[modifier | modifier le code]

Un Plan National d'Adaptation au Changement Climatique (PNACC) a été lancé en 2011 pour de 5 ans 2011-2015. Il remplace une première « Stratégie nationale d'adaptation au changement climatique » (juillet 20078[49], validée par le gouvernement en 2006[50] pour préparer le pays à vivre dans un climat modifié, en planifiant l'adaptation de différents secteurs d’activités, avec la société civile, et sous la responsabilité du Délégué interministériel au développement durable. Elle réévaluait les critères et seuils d'aléas et des vulnérabilités au regard des changements attendus.
Elle fixait des stratégies à l'État et les proposant à ses partenaires économiques et sociaux, avec quatre priorités et 9 axes d'application :

  • 4 Priorités :
    • Sécurité et santé publique.
    • Aspects sociaux : les inégalités devant le risque.
    • Limiter les coûts, tirer parti des avantages.
    • Préserver le patrimoine naturel.
  • 9 Axes :
  1. Développer la connaissance.
  2. Consolider le dispositif d’observation.
  3. Informer, former, sensibiliser les acteurs (élus, administrations, collectivités, agences et établissements publics, entreprises, – associations, citoyens, consommateurs, sans oublier les médias).
  4. Promouvoir une approche adaptée aux territoires.
  5. Financer l’adaptation.
  6. Utiliser les instruments législatifs et réglementaires.
  7. Favoriser approche volontaire et dialogue avec les acteurs privés.
  8. Prendre en compte la spécificité de l’outre-mer.
  9. Contribuer aux échanges internationaux.

…en traitant transversalement de l'eau, la gestion et prévention des risques, la santé et la biodiversité, avec une approche spécifiques pour des secteurs qui seront a priori touché par les changements climatiques que sont l'agriculture, l'énergie, l'industrie, les transports, le tourisme, les banques et les assurances. Une approche par milieux (ville, mers et littoraux, montagne et forêt[51].

  • En mars 2007 dans le cadre du Plan Climat français un Groupe interministériel « Impacts du changement climatique, adaptation et coûts associés en France » lance une étude sectorielle sur les impacts du changement climatique et les mesures d’adaptation à mettre en œuvre (pour les secteurs Santé, Agriculture-Forêt, Eau, Tourisme, Risques et assurances, Territoires, Biodiversité et "Énergie & Infrastructures de transport et cadre bâti"), en vue notamment de produire un Plan d’adaptation à l’échelle nationale. Le rapport final sera publié en 2009[52]
  • mi 2008, la Caisse des dépôts et consignations a préparé un club des décideurs territoriaux pour l’adaptation (villes, urbanistes, experts en matière de climat et HQE, sociologues, économistes, etc.).
  • En 2009, une étude pilotée par le secrétaire général aux affaires régionales a concerné une zone littorale allant de Marseille à la frontière italienne et un travail interministériel a évalué le coût économique de l’adaptation en France (publiée en septembre 2009) ;

Le Grenelle de l'Environnement, les lois Grenelle I et Grenelle II, via notamment la trame verte et bleue, ainsi que le Grenelle de la mer (qui a entamé son travail fin mars 2009) ont aussi traité de l'adaptation. Certaines régions dont la région Rhône Alpes se sont également impliquées en aidant l'élaboration de stratégies locales, en produisant un plan climat régional, en publiant des guides[53]

En décembre 2009, des groupes de travail ont préparé des propositions (« adoptées par consensus ») à soumettre à concertation pour élaboration le premier Plan national d'adaptation au changement climatique, prévu par la loi Grenelle II qui impose par ailleurs aux grandes collectivités d'adopter - avant fin 2012 - un Plan climat-énergie territorial devant s'appuyer sur un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES, obligatoire pour toutes « les personnes morales de droit privé employant plus de 500 personnes »).

Aux échelles régionales des schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) doivent contribuer à la cohérence, et la Trame verte et bleue (TVB) peut, y compris en ville contribuer à une meilleure résilience des écosystèmes et à atténuer les bulles de chaleur urbaine et les chocs thermiques et hydriques attendus (inondations, sécheresses, incendies…).

  • Une consultation en ligne intitulée « Le climat change en France : votre avis nous intéresse » a été ouverte à tous via l'Internet le 13 septembre 2010. Elle porte sur les 202 propositions réunis par trois groupes de travail nationaux, et chacun peut y proposer de nouvelles mesures. Des réunions interrégioanales sont également prévues, sous l'égide des préfets et de l'ONERC.
  • Des réunions décentralisées régionales ou inter-régionales sont prévues, pour notamment présenter les 200 recommandations des 3 groupes nationaux de travail sur l'adaptation au changement climatique : Groupes thématiques sur
  1. eau, biodiversité, santé et risques naturels ;
  2. agriculture, forêt, énergie, tourisme, infrastructure et bâti ;
  3. gouvernance, connaissance, éducation et financement.

En 2011 un nouveau Plan national d'adaptation au changement climatique (2011-2015) est adopté en juillet[54], avec 20 domaines, 84 actions déclinées en 242 items, rassemblés autour de 5 axes (qui ne concernent pas l'Outre-mer) :

  1. améliorer la connaissance des effets du changement climatique pour éclairer la décision publique en matière d’adaptation ;
  2. intégrer l'adaptation dans les politiques publiques ;
  3. informer la société sur le changement climatique et les mesures d’adaptation à mettre en place (pour l'appropriation des enjeux et pour mieux agir) ;
  4. considérer les interactions entre activités ;
  5. expliciter les responsabilités des parties prenantes (en termes de mise en œuvre et de financement)

En 2014, le Conseil économique social et environnemental (CESE) publie un rapport sur l'adaptation de la France au changement climatique[55].

En 2015, le CEREMA (2015) publie un rapport sur le volet « transports » du PNACC[56]).

En 2016, le PNACC entre en révision, dont pour se mettre en conformité avec l'Accord de Paris ; En application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV) un décret du 28 juin 2016 relatif aux plans climat-air-énergie (PCAET) prévoit notamment que les territoires concernés (EPCI à fiscalité propre de plus de 20 000 habitants et la métropole de Lyon) réalisent une analyse de vulnérabilité aux effets du changement climatique, et se dotent d'objectifs stratégiques et opérationnels en matière d'adaptation[57].

En 2017, la Stratégie nationale pour la mer et le littoral est publiée.

Financements des mesures d'adaptation[modifier | modifier le code]

Les besoins estimés sont très importants[58].

L'adaptation et la vulnérabilité pourraient être pour partie intégrés (et financés ?) dans la croissance verte[59], mieux prises en compte parmi les critères d'écoélibibilité retenus pour les financements de la coopération international[60].

Des sources identifiées, outre les fonds créés localement ou régionalement existent :

  • des fonds pouvant être établis, dont sous l'égide de l'ONU, à la suite des négociations internationales sur les changements climatiques ; trois fonds spéciaux pour l'adaptation ont été mis en place par la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques) et gérés par le Fonds pour l'environnement mondial ainsi qu'un Fonds d'adaptation qui pourrait devenir le principal instrument ;
  • l’aide publique au développement (APD)[58] ;
  • certaines Institutions financières internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international); Lors du G8 de Gleneagles (2005) les institutions financières ont été invitées à mieux soutenir les énergies propres dans les pays en développement. La Banque mondiale a produit un Cadre d'investissement dans des énergies propres au service du développement (Clean Energy Investment Facility, CEIF) dont l'un des 3 objectifs est l'aide à l'adaptation à la vulnérabilité et au changement climatique ;
  • des agences bilatérales de développement[58] ;
  • fonds du secteur privé[58] ;
  • des écotaxes dans certains pays ;
  • des fonds provenant de certaines ONG environnementales, et d'aide au développement ou issus du crédit coopératif et solidaire ;
  • des propositions existent visant à mettre à contribution les marchés-carbone[58].

Adaptation des écosystèmes[modifier | modifier le code]

La résilience écologique face au « forçage environnemental » est un des facteurs-clé de l'adaptation de l'économie, agricole et forestière notamment.

La capacité actuelle des écosystèmes à supporter un réchauffement rapide et le changement global des écosystèmes résultant de la somme des activités humaines, tout en subissant les effets des pollutions et de la fragmentation écologique n'est pas connue. Pour mieux anticiper sur le futur, on essaye de mieux comprendre ce qui est déjà arrivé dans le passé, et à toutes les échelles écopaysagères, et spatio-temporelles (du nanomètre aux échelles planétaires, et de la seconde aux millénaires)[61]. On observe qu'une partie de la faune (oiseaux, certains insectes) a déjà changé ses comportements. La durée de feuillaison a évolué, mais on ignore dans quelle mesure les plantes peuvent par exemple remonter en altitude où elles peuvent notamment se trouver confrontées à un taux d'UV plus élevé, l'absence d'espèces symbiotes (pollinisateur, mycorhizateur…).

Le changement climatique peut affecter les organismes directement via des stress physiologiques et indirectement via les modifications de relations entre espèces (modification du réseau trophique et des relations prédateurs-proies notamment). Les effets combinés du changement climatique d'origine anthropique peuvent « altérer les interactions interspécifiques et produire des changements inattendus dans la distribution des espèces, la structure communautaire, et la diversité biologique ». C'est par exemple le cas en forêt méditerranéenne où les actions combinées de l'homme et du changement climatique augmentent les risques d'incendies et fragilisent la végétation[62].

Le changement climatique impacte également les forêts de montagne, notamment en basse altitude et dans des régions déjà chaudes et sèches : diminution des essences les moins tolérantes à la sécheresse remplacées par des feuillus, remontée en altitude des essences vulnérables, allongement de la durée de saison de végétation[63].

En Atlantique, de nombreuses espèces de poissons remontent très significativement vers le nord, mais en raison de la fragmentation croissante des paysages, la faune terrestre (hormis oiseaux et certains insectes) pourrait avoir plus de difficulté à s'adapter en migrant vers des « refuges » que dans les épisodes précédent de réchauffement, dont certains lors du Pléistocène ont aussi été brutaux[64]. Une étude récente n'a pas non plus montré en France de nette remontée de la flore en altitude. Localement des modifications importantes de la flore sont observées, mais il est difficile de faire la part du climat et d'autres facteurs (eutrophisation, évolution de l'occupation des sols (recul du pâturage, boisements), fonte des glaces qui libèrent de nouveaux espaces, etc.)[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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2011-aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Guides ou études de cas[modifier | modifier le code]

2007-2010[modifier | modifier le code]

2011-aujourd'hui[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Stevens et Pablo Servigne, Comment tout peut s’effondrer, Éditions du Seuil (Collection Anthropocène), 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]