Adélaïde-Marie Champion de Cicé

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Adélaïde-Marie Champion de Cicé
Marie-Adélaïde Champion de Cicé.png
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Religieuse, infirmière en chef, religieuseVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Jérôme-Vincent Champion de Cicé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
-Voir et modifier les données sur Wikidata
Statut
Autres informations
Religion
Ordres religieux

Adélaïde-Marie Champion de Cicé (Rennes, - Paris, ) est une religieuse française, fondatrice des Filles du Cœur de Marie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Adélaïde est la dernière née d’une famille nombreuse et aristocratique de Rennes[1], les Champion de Cicé. Le château de Cicé dressait ses tours puissantes dans la paroisse de Bruz sur les bords de la Vilaine. Son père, Jérôme-Vincent Champion de Cicé, avait épousé Marie-Rose de Varennes de Condat (1702-1784) en 1722. De cette union naissent quatorze enfants, dont :

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Marie-Adélaïde de Cicé est née à Rennes en novembre 1749, dans la maison familiale, l'hôtel de Cicé. Son père meurt l'année suivante. Elle est marquée très jeune par la vie chrétienne de sa mère, partage son zèle en faveur des démunis, et désire s'orienter vers la vie religieuse au service de la prière et des pauvres[2].

À dix-sept ans, en avril 1777, elle fait un essai de vie religieuse chez les Visitandines. Sous la pression de son frère Jean-Baptiste de Cicé, évêque d'Auxerre, elle en sort six mois plus tard pour retourner s'occuper de leur mère[3].

Après la mort de sa mère en 1784, qui l’initia à la piété sincère et à la charité, elle se rapproche de diverses communautés religieuses pour tenter d’y vivre ses intuitions de vie religieuse au milieu des pauvres : Carmel de Rennes, Demoiselles des incurables, Dames de la retraite.

Fondatrice[modifier | modifier le code]

En 1791, elle est la co-fondatrice des Filles du Cœur de Marie[4] avec Pierre-Joseph de Clorivière, jésuite. En 1799, la police du Directoire la fit emprisonner au motif de « fanatisme ». Après l’attentat de la rue Saint-Nicaise perpétré le contre le Premier consul, elle fut inquiétée pour avoir donné l'asile à un des affidés du complot. Jugée en avril 1801, elle fut finalement acquittée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Rennes, Paroisse St-Aubin, baptêmes, mariages et sépultures (2 janvier 1741-31 décembre 1750), cote GGSTAU20. Acte de naissance d’Adélaïde Marie, p. 328-329.
  2. Dans la tourmente révolutionnaire, 1989, p. 3-6.
  3. Dans la tourmente révolutionnaire, 1989, p. 7, 19.
  4. « Site des Filles du Cœur de Marie »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marielle de Chaignon, Vie d’Adélaïde de Cicé 1749-1818, rééd. Nouvelles cités, 1990, 157 pages.
  • Chantal Reynier, Adélaïde de Cicé dans le contexte historique de la Révolution Française, Hors série n° 1 de la revue Traces, 1999, 45 pages.
  • Collectif (ill. Alain d'Orange), Dans la tourmente révolutionnaire : les Filles du Cœur de Marie, fondées par Pierre-Joseph de Clorivière et Marie-Adélaïde de Cicé, Paris, Éditions Lambert-Laurent, , 48 p. (ISBN 2-908108-03-8), bande dessinée avec encarts documentaires.

Lien externe[modifier | modifier le code]