Adélaïde de Savoie

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 Ne doit pas être confondu avec Adélaïde de Savoie (1052-1079).
Adélaïde de Savoie
Adèle de  Savoie d'après l'Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours: illustrée et expliquée par les Monuments de toutes les Epoques
Adèle de Savoie d'après l'Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours: illustrée et expliquée par les Monuments de toutes les Epoques

Titre Reine des Francs
Prédécesseur Bertrade de Montfort
Successeur Aliénor d'Aquitaine
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance vers 1100
Décès
Paris, Royaume de France
Père Humbert II de Savoie
Mère Gisèle de Bourgogne
Conjoint Louis VI de France
Enfants Philippe de France
Louis de France Red crown.png
Henri de France
Hugues de France
Robert de France
Pierre de France
Constance de France
Philippe de France

Adélaïde de Savoie, Alix ou Adélaïde de Maurienne (vers 1100 - † , à Montmartre), reine des Francs, est la fille du comte Humbert II et de Gisèle de Bourgogne, cette dernière étant la fille du comte Guillaume Ier de Bourgogne et la sœur du pape Calixte II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Adélaïde ou encore Alix[1],[2] ou encore dite Adélaïde de Maurienne[3],[4], née vers 1100-1101[4], est la fille du comte en Maurienne Humbert II et de Gisèle de Bourgogne (1075- ap.1133), fille de Guillaume Ier le Grand dit « Tête-Hardie », comte de Bourgogne et de Mâcon[4],[5]. Son frère aîné, Amédée, succède à leur père[5]. Sa sœur cadette Agnès (v.1105 † ap.1180) est mariée à Archambaud VII de Bourbon († 1171), sire de Bourbon[5].

Elle porte le prénom de son arrière-grand-mère Adélaïde de Suse[6].

Mariage[modifier | modifier le code]

Entre le 25 et le (peut-être le 28 qui est un dimanche), selon le médiéviste Andrew W. Lewis (en)[3], elle épouse, à Paris, en premières noces, le roi Louis VI le Gros, au passé mouvementé, mais qui à l'âge de 35 ans aspire à une vie calme.

Avec Adélaïde de Savoie, une branche des Bosonides[7] se fonde dans les Capétiens, c'est une femme réputée laide[8] mais attentive et pieuse. Elle eut sept fils et deux filles :

Après la mort du roi en 1137, d'un excès de bonne chère, elle fait un second mariage avec le connétable Mathieu Ier de Montmorency, dont elle eut une fille.

En 1153, elle obtient de son mari, de se retirer à l'abbaye de Montmartre qu'elle avait fondée avec son fils le roi Louis VII, et y meurt le 18 novembre 1154. Son tombeau est en l'église Saint-Pierre-de-Montmartre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel Guichenon (1607-1664) , Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie ou Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monumens, histoires, et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, p. 295 (Lire en ligne).
  2. Micheline Dupuy, Françaises, reines d'Angleterre, 1968, p. 374.
  3. a et b Lewis 1990, p. 5-16.
  4. a, b et c Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 370.
  5. a, b et c André Palluel-Guillard, « La Maison de Savoie », sur le site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org (consulté le 26 septembre 2016), dont la fiche « Humbert II, le Renforcé (ou le Gros) » page 9.
  6. Laurent Ripart, « La tradition d'Adélaïde dans la maison de Savoie », dans Patrick Corbet, Monique Goullet, Dominique Iogna-Prat, Adélaïde de Bourgogne. Genèse et représentations d'une sainteté impériale, Comité des travaux historiques et scientifiques / Éditions universitaires de Dijon, coll. « CTHS Histoire », , 230 p. (ISBN 2-7355-0497-2, lire en ligne).
  7. Rattachement d'Adèle de Savoie aux Bosonides
  8. En dépit de sa laideur - son premier fiancé, le comte de Hainaut, avait fui, épouvanté - Adélaïde est aimée du roi qui lui sera fidèle… Cf. Histoire de la France et des Français au jour le jour par André Castelot et Alain Decaux.
  9. Philippe 8e enfant de Louis VI le Gros sur le site Foundation for Medieval Genealogy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • Lois L. Huneycutt, « The Creation of a Crone: The Historical Reputation of Adelaide of Maurienne », dans Kathleen Nolan, éd., Capetian Women, Palgrave Macmillan, 2004, (ISBN 9780312294489), p. 27-43 [résumé] ;
  • Andrew W. Lewis, « La date du mariage de Louis VI et d'Adélaïde de Maurienne », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 148, no 1,‎ , p. 5-16 (ISSN 1953-8138, DOI 10.3406/bec.1990.450569, lire en ligne) ;
  • Kathleen Nolan, « The Queen’s Body and Institutional Memory: The Tomb of Adelaide of Maurienne », dans Elizabeth Valdez del Alamo et Carolo Stamatis Pendergast, éd., Memory and the Medieval Tomb, Brookfield, Aldershot, 2000, p. 249-267 ;
  • Kathleen Nolan, « The Tomb of Adelaide of Maurienne and the Visual Imagery of Capetian Queenship », dans Kathleen Nolan, éd., Capetian Women, Palgrave Macmillan, 2004, (ISBN 9780312294489), p. 45-76. [résumé], repris dans Kathleen Nolan, Queens in Stone and Silver : The Creation of a Visual Imagery of Queenship in Capetian France, New York, 2009, chap. 2, p. 47-76 ;
  • Philippe Plagnieux, « Le tombeau de la reine Adélaïde de Maurienne († 1154) à Saint-Pierre de Montmartre: entre célébration mémorielle et béatification », Les cahiers de Saint-Michel de Cuxa, vol. 42 : Mémoire, tombeaux et sépultures à l’époque romane, 2011, p. 143-152. [résumé] ;
  • Jean Dufour, « Louis VI, roi de France (1108-1137), à la lumière des actes royaux et des sources narratives », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 134e année, no 2, 1990, p. 456-482. [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]