Acte de mariage de l'impératrice Théophano

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Acte de mariage de Théophano et d'Otton II.

L'acte de mariage de l'impératrice Théophano (Archives d'État de Wolfenbüttel, 6 Urk 11) est un acte de dotation du haut Moyen Âge en faveur de la princesse byzantine Théophano Skleraina rédigé en latin. À la suite de son mariage avec Otton II en 972, elle reçoit l'onction d'impératrice du Saint-Empire, qu'elle dirige plus tard. Le document juridique établi par Otton II est un exemple des contacts politiques et culturels entre l'empire germanique et le cercle culturel byzantin-orthodoxe au Xe siècle. Témoignage de l'art ottonien, influencé par les modèles byzantins, ce document transmis en écriture calligraphique est l'un des fleurons de la production diplomatique du haut Moyen Âge.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire d'Occident en 476, l’Empire romain d'Orient est le seul successeur de l'Empire romain. Le couronnement de l’empereur Charlemagne en 800 est considéré du côté byzantin comme une usurpation et un défi à l'Empereur résidant à Constantinople. La reprise du titre impérial carolingien par Otton Ier du Saint-Empire en février 962 repose la question de la dualité des empereurs. En 967, les conflits entre Otton Ier et l'empereur byzantin Nicéphore II Phocas pour la prééminence en Italie, se ravivent. Le 25 décembre 967, le pape Jean XIII élève à Rome, en présence de son père Otton Ier, Otton II à la dignité de coempereur[1].

Durant l'automne 968 des combats opposent les deux parties dans la principauté de Capoue, dans le duché de Bénévent ainsi qu'en Apulie. Ils se poursuivent jusqu'en 970. Simultanément, des ambassades des deux camps tentent de trouver une solution diplomatique au conflit. Le but d'Otton Ier est la reconnaissance de son titre d'Empereur par Byzance, et la clarification des frontières au sud de l’Italie. Il veut que l'accord soit entériné par le mariage de son fils, le jeune Otton II, avec une fille de la famille impériale byzantine. Pour ce mariage hautement politique, on envisage alors une véritable porphyrogénète, Anna, la fille du précédent empereur byzantin Romain II. Mais Nicéphore se refuse à marier une porphyrogénète hors de son propre pays. L'envoyé d'Otton, l'archevêque Géron de Cologne, accepte finalement, après d'âpres négociations avec Jean Ier Tzimiskès, successeur de Nicéphore, que le mariage se fasse avec une parente de la famille impériale byzantine, Théophano Skleraina, probablement une nièce[2] du nouvel Empereur, qui n'était pas « née dans la pourpre »[3].

L'« acte de mariage de l'impératrice Théophano » est le document de référence du mariage du coempereur du Saint Empire, âgé de 17 ans, Otton II, avec la princesse Théophano âgée de 12 ans. Le 14 avril 972, le pape Jean XIII célèbre le mariage dans la basilique Saint-Pierre de Rome[3]. Sur un plan politique, le mariage marque la reconnaissance de l’Empire des Ottoniens par l'Empire byzantin. À l'occasion du mariage, Otton II dote Théophano d'une grande fortune pour son usage personnel dont elle dispose à vie (legitima dos)[4]. Le faste avec lequel la maison impériale ottonienne accueille la princesse byzantine en Italie vise à affirmer son égalité de rang avec la cour impériale de Constantinople. Par cet acte, Otton ne consent pas seulement à sa promise une dot généreuse, mais il lui promet aussi son entrée dans le consortium imperii, la participation à la domination sur l'Empire[4]. En 980, Théophano met au monde l'héritier du trône, Otton III, et après la mort prématurée d'Otton II en 983, elle règne sur l'Empire[5].

C'est probablement en octobre 989, avant son départ pour ses campagnes sur l'Italie et Rome, que Théophano dépose le document, afin de le préserver, dans le couvent familial des Ottoniens à l'abbaye de Gandersheim[6]. C'est là qu'il est découvert, puis publié vers 1700, par l'écrivain et historien Johann Georg Leuckfeld[7]. Gottfried Wilhelm Leibniz, parmi les premiers, reconnaît l'importance historique de cet acte, et en rend compte dans son Histoire des Welf[8]. Après la sécularisation de l’abbaye de Gandersheim, en 1811, l'acte est d'abord transféré à la bibliothèque universitaire de Göttingen, avant de revenir en 1815 après la dissolution du royaume de Westphalie à Gandersheim. Le , les archives de l'abbaye sont livrées au trésor ducal du Brunswick. Enfin en 1835, le document est rangé avec d'autres dans les archives d'État de Wolfenbüttel (Bibliothèque du duc Auguste II de Brunswick-Wolfenbüttel), aujourd'hui partie des archives du Land de Basse-Saxe, où il est toujours conservé[9].

Particularités[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques inhérentes à ce type d'acte sont la formulation, la structure du texte, et surtout son contenu juridique. Les tensions d'alors entre les empires byzantin et germanique s'expriment dans l'acte de mariage de Théophano et d'Otton II : l'empereur Otton le Grand et son fils et coempereur Otton II revendiquent clairement vis-à-vis de l’empereur byzantin être les seuls successeurs attitrés des Imperatores romains. Ils refusent à l'empereur Jean Ier Tzimiskès le titre qu'il s'attribue de « basileus ton Romaion » (empereur des Romains), et le nomment « Constantinopolitanus imperator » (empereur de Constantinople). Le Pape, qui célèbre le mariage, revendique clairement la direction de toute l'Église, au-dessus des patriarches de Constantinople : dans sa formulation « solennelle et irréprochable », le pape Jean XIII est en outre désigné comme le « pape très saint et universel » (Iohannis sanctissimi et universalis papae)[10].

L'acte de mariage définit les revenus et les bénéfices dont doit jouir la future impératrice. Le document commence par une harangue[4], une introduction rhétorique générale, théologiquement impeccable, à la manière des sermons que l'on tenait lors des mariages. Dans la partie contractuelle stricto sensu, la description de l’engagement juridique, l'empereur cède à son épouse les droits et revenus impériaux sur la province d'Istrie, le comté de Pescara, les provinces de Walcheren aux Pays-Bas et de Wichelen en Belgique actuelle, avec l'abbaye de Nivelles, comprenant en tout 14 000 jugères, ainsi que des résidences secondaires fortifiées (curtes) et des fermes à Boppard, Tiel, Herford, Kyffhäuser et Nordhausen, avec tout l'équipement agricole[11].

Description[modifier | modifier le code]

Le document long de 144,5 cm et large de 39,5 cm est un volumen consistant en trois morceaux de parchemin collés ensemble et roulés[12]. On suppose qu'il a été fabriqué dans l'abbaye impériale de Fulda[13], Hartmut Hoffmann attribue la peinture au Maître du Registrum Gregorii[14]. Une étude scientifique du parchemin pourpre à Munich a montré en 1966 que du minium et de la garance ont été utilisés pour la coloration, une indication que la matière a été confectionnée en Occident plutôt que dans l'Empire byzantin[13]. Ce document est un des rares témoins de l'utilisation de la garance au haut Moyen Âge[15],[16]. Le fond pourpre est travaillé à la manière des coûteuses étoffes de soie byzantines : 14 médaillons circulaires et deux demi-médaillons tapissent le champ d'écriture. Les surfaces hors des médaillons sont indigo, avec des motifs végétaux et ornementaux. Les médaillons contiennent des représentations d'animaux : à chaque fois, deux paires d'animaux se battant sont présentées l'une à côté de l'autre en sens opposé. Alternativement, des sortes de griffons saisissant une biche et des lions abattant des chevaux ou des bœufs sont représentés. Les motifs sont inspirés par un mélange d'art du Proche-Orient et byzantin[17].

Le champ d'écriture est entouré par des bordures dorées étroites ornées de feuilles d'acanthe bleues et blanches. Le bord supérieur contient, outre un décor végétal et animal, également des médaillons avec des demi-personnages : au milieu le Christ encadré par Marie et Jean-Baptiste ainsi que les quatre Évangélistes. Entre les médaillons se trouvent six paires d'animaux, alternativement des paons buvant dans un canthare et des lionnes mangeant des raisins sur une vigne[13],[18]. L'acte de mariage est le plus ancien exemple connu d'acte enluminé, c'est-à-dire orné d'illustrations[19].

Scènes de batailles d'animaux, avec des parties de l'eschatocole de l’acte.

Sur le fond pourpre rehaussé de peintures, le texte est écrit en or en minuscule caroline calligraphiée. L'encre d'or a été obtenue par un alliage d'argent et de feuille d'or pulvérisée[20].

Quelques lignes ou mots dans le texte ressortent en rustica, par exemple l'invocation[n 1], notamment à la Trinité sainte et indivisible, l'intitulation[n 2], nom et titulature de l’auteur, qui forment ensemble l'introduction de l'acte, son protocole initial, ainsi que les lignes de signature avec les monogrammes des empereurs Otton Ier et Otton II[21],[22].

L'état de conservation de l'acte de Théophano est bon[23]. Le parchemin, au cours du temps, s'est un peu gondolé, et au milieu du document, il y a un pli de 15 cm. Il est présenté dans l'exposition permanente des archives d'État de Basse-Saxe, dans une pièce peu éclairée, sous une vitrine climatisée avec les température et humidité requises, et est accessible au public[13].

Original ou copie de prestige[modifier | modifier le code]

En histoire et en histoire de l'art, le fait de savoir si l'acte conservé à Wolfenbüttel est la version ayant valeur diplomatique, ou une copie contemporaine, voire légèrement plus tardive, reste sujet à débat[24]. Bien qu'il soit annoncé dans la corroboration[n 3] que l'authentification sera fournie par un sceau et un trait d'exécution, la signature de l’auteur dans son monogramme, on ne trouve sur l'acte ni sceau ni traces de scellement[25].

Hans K. Schulze et Hans Goetting considèrent possible que l'acte ait été lu à la suite de la fête du mariage, et donné à l'épouse[26]. Otton Ier, avec l'acte solennel et juridique de lecture et de don de l'acte pourpre aurait poursuivi le but d'élever le rang de Théophano, qui n'était pas une fille porphyrogénète d'empereur. Walter Deeters interprète les séparations présentes dans le texte comme des ponctuations, comme des aides à la lecture qui montrent que l'acte était destiné à la lecture[27]. Le document aurait pu être transmis à la manière byzantine avec le rouleau tenu fermé par un lacet scellé d’une bulle d’or[28].

Des diplomates célèbres comme Theodor von Sickel et Carlrichard Brühl et des byzantinistes comme Werner Ohnsorge soutiennent que l'acte de Wolfenbüttel n'est pas un original au sens de la diplomatie, et que, outre cette expédition de prestige, il faut qu'il y ait eu une minute de chancellerie originale qui n'a pas été conservée. Les indices en faveur de cette théorie sont :

  • l'absence de sceau sur l'acte pourpre[29] ;
  • la forme atypique de la ligne de récognition de chancellerie[n 4], qui est introduite par le nom du chancelier et terminée par le mot recognovi, ainsi qu'une faute d'orthographe dans le nom du chancelier Willigis[n 5].

Classement et nomination à la Mémoire du monde[modifier | modifier le code]

Dans les empires romain et byzantin, la pourpre était réservée aux empereurs, aux rois et aux évêques. Les actes impériaux originaux étaient donc scellés et écrits à l'encre d'or sur du parchemin pourpre[30]. En Occident, les actes sur pourpre étaient en général des expéditions pour le bénéficiaire de minutes de chancellerie établies avec de l'encre normale sur du parchemin ordinaire. Le parchemin pourpre n'était que rarement utilisé comme support d'écriture pour les actes. L'acte de Théophano est l'un des plus somptueux et de plus haute valeur artistique parmi les quelques actes sur pourpre conservés, et il dépasse par son exécution artistique le deuxième acte de prestige ottonien, le Privilegium Ottonianum dont il peut être vu comme un successeur[31].

L'acte de mariage a été proposé en 2005 pour inscription au Registre international Mémoire du monde. La décision du Comité consultatif international de l'UNESCO a cependant été en faveur de l’exemplaire personnel des frères Grimm de la première édition des Contes de l'enfance et du foyer des frères Grimm (1812/1815) et du Planisphère de Waldseemüller[32],[33].

Références et notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Gerd Althoff, Die Ottonen. Königsherrschaft ohne Staat. (Les Ottons, une royauté sans État) : éd. augmentée, Stuttgart, etc., Kohlhammer, , 2e éd. (ISBN 3-17-018597-7), p. 126
  2. Wolf 1991, p. 59–78
  3. a et b Schulze 2007, p. 19
  4. a, b et c (de) Edith Ennen, Frauen im Mittelalter, München, Beck, (ISBN 3-406-37799-8), p. 63.
  5. George Ostrogorsky (trad. J. Gouillard), Histoire de l'État byzantin, Payot, , p. 339
  6. Schulze 2007, p. 76
  7. (en) Rosamond McKitterick et Roland Quinault, Edward Gibbon and Empire. (Edward Gibbon et l'Empire), Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-52505-5), p. 176.
  8. (la) Gottfried Wilhelm Leibniz, Scriptores rerum Brunsvicensium illustrationi inservantes : Collection de sources pour l'histoire des Welf et de la Basse-Saxe, 1707–1711, 3 vol..
  9. (de) Hans Goetting, Germania Sacra, Berlin, Max Planck institut für Geschichte, (lire en ligne), p. 65
  10. Schulze 2007, p. 31
  11. Schulze 2007, p. 32, résumé dans Schulze 2007, p. 89.
  12. Schulze 2007, p. 24
  13. a, b, c et d (en)« Renvoi de la proposition d'inscription au Registre de la Mémoire du Monde de l'UNESCO, et proposition de l'inscription au Registre régional : l'acte de mariage de l'impératrice Théophano (p. 36) », sur UNESCO, (consulté le 12 décembre 2012)
  14. Hoffmann 1993, p. I 63.
  15. (de) Dieter Köcher, Einfluss von Rohmaterial und Herstellung natürlicher Krapplacke auf Farbigkeit und Lichtechtheit. (Influence de la matière première et de la fabrication de la garance naturelle sur la coloration et la résistance à la lumière) : Thèse, Hochschule für Bildende Künste Dresden, Dresde,
  16. Goetting et Kühn 1968, p. 11–24.
  17. Deeters et Matthes 1972, p. 41
  18. Schulze 2007, p. 27 interprète les quadrupèdes qui cueillent les baies d'un buisson comme des lionnes mangeant des raisins sur une vigne.
  19. (de) Andreas H. Zajic et Martin Roland, « Eine spätmittelalterliche Urkundenfälschung aus dem Augustiner-Chorherrenstift Dürnstein in Niederösterreich: Zugleich ein Beitrag zu illuminierten Urkunden des Mittelalters (Une falsification d'acte du Moyen Âge récent dans la maison des chanoines Augustins de Dürnstein en Basse-Autriche, en même temps une contribution aux actes illuminés du Moyen Âge) », Archiv für Diplomatik, vol. 51,‎ , p. 331–432, surtout 393–395 (lire en ligne) site piraté
  20. Trost 1991, tient pour peu probable l'hypothèse avancée par Goetting et Kühn 1968 de l'utilisation de miel et/ou de blanc d'œuf comme liant.
  21. Goetting et Kühn 1968, p. 5–6.
  22. Schulze 2007, p. 28–29.
  23. Goetting et Kühn 1968, p. 11–27.
  24. Hoffmann 1993, p. II, 62–65.
  25. Schulze 2007, p. 33.
  26. Schulze 2007, p. 39.
  27. Deeters et Matthes 1972, p. 9–10.
  28. Schulze 2007, p. 109, voir « Extrait du livre de Hans K. Schulze »
  29. Sickel 1883, p. 110–111.
  30. Paul Lacroix, Le Moyen-âge et la Renaissance : histoire et description des mœurs et images... en Europe, Plon, (lire en ligne)
  31. Deeters et Matthes 1972, p. 32
  32. Magazine en ligne de la commission allemande à l'UNESCO, juin-juillet 2004 : (de)« Deutsche Nominierungen für das UNESCO-Programm Memory of the World (Nominations allemandes pour le programme de l'UNESCO Mémoire du Monde) » (consulté le 12 décembre 2012).
  33. Ibid., juin-juillet 2005 : (de)« 29 Dokumentensammlungen neu in das UNESCO-Register Memory of the World aufgenommen (29 collections de documents nouvellement pris dans le registre de l'UNESCO Mémoire du monde) » (consulté le 12 décembre 2012)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'invocation (invocatio) est la formule de dévotion par laquelle s'ouvre le protocole des actes pour que le contenu en soit placé sous la protection divine et éventuellement (ou secondairement) sous le patronage d'un saint, le tout pouvant s'achever par Amen.
  2. L'intitulation (intitulatio) est l'élément du protocole qui fait connaître le nom de l'auteur de l'acte écrit et sa titulature. Elle peut prendre un aspect personnel et commencer par le pronom Ego, Nos. Elle peut être placée en vedette au-dessus de la première ligne de la teneur (diplôme mérovingien, bref pontifical, cédule royale castillane).
  3. La clause de corroboration, parfois assortie d'un ordre de mise par écrit ou d'expédition (qui peut aussi en être distinct : hanc chartam scriebere jussimus ... – « nous avons ordonné d'écrire cet acte »), annonce les signes de validation (souscription : manupropria subterfiramvimus – « nous avons signé de notre propre main » ; seings ou signatures : manibus idoneorum testium signari ... – « signé des mains de témoins appropriés » ; sceaux : de annulo nostro subter signari jussimus, sigillum nostrum duximus apponendum ... – nous avons ordonné de signer ci-dessous de notre anneau, nous avons appliqué notre sceau), en précisant qu'ils sont apposés pour donner validité à l'acte : soit à titre de preuve de l'existence de celui-ci (corroboration testimoniale ou probatoire : In cujus rei testimonium… – « en foi de quoi ») soit pour lui conférer valeur perpétuelle (corroboration perpétuelle : Quod ut ratum et stabile in perpetuum permaneat – afin que cela reste pensé à jamais).
  4. La récognition de chancellerie (latin : recognitio) est une souscription de chancellerie faite par un officier qui déclare prendre la responsabilité de la pièce (recognovi, relegi ... – j'ai trouvé juste, j'ai relu) et y joint souvent une marque figurée.
  5. Uuilliisus au lieu de Uuilligisus.

Sources et comptes-rendus[modifier | modifier le code]

  • (de) Thietmar von Merseburg (trad. Werner Trillmich), Chronik, Darmstadt, (édition à la mémoire du baron vom Stein, 9). Texte latin dans (la) « Thietmari Merseburgensis episcopi Chronicon (La chronique de l'évêque Ditmar de Mersebourg) », dans Robert Holtzmann, Scriptores rerum Germanicarum, Nova series 9, Berlin, Weidmannsche Buchhandlung, (lire en ligne)
  • (la) « Acte no  21 », dans Theodor Sickel, Ottonis II. et Ottonis III. Diplomata (Actes diplomatiques, 13, Les actes d'Otton II et d'Otton III), Hanovre, coll. « Monumenta Germaniae Historica », (lire en ligne), p. 28–30

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Carlrichard Brühl, « Purpururkunden (Actes pourpres) », dans Kurt-Ulrich Jäschke, Reinhard Wenskus, Festschrift für Helmut Beumann zum 65. Geburtstag, Sigmaringen, , p. 3–21 ou (de) Carlrichard Brühl, Aus Mittelalter und Diplomatik, Gesammelte Aufsätze. (Sur le Moyen Âge et la diplomatie, œuvres réunies), t. 2, München/Zürich, , p. 601–619.
  • (de) Walter Deeters et Dieter Matthes, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu, 972 April 14 Rom (L'acte de mariage de l'impératrice Théophano, 14 avril 972, Rome) : Exposition des archives d'État de Basse-Saxe à Wolfenbüttel, vol. 19, Göttingen, Archivverwaltung,
  • (de) Anton von Euw, « Ikonologie der Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu (Iconologie de l'acte de mariage de l'impératrice Théophano) », dans Anton von Euw, Peter Schreiner, Kaiserin Theophanu. Begegnung des Ostens und Westens um die Wende des ersten Jahrtausends. Gedenkschrift des Kölner Schnütgen-Museums zum 1000. Todesjahr der Kaiserin (L'impératrice Théophano, rencontre de l'Orient et de l'Occident au tournant du premier millénaire. Mémorial du Musée Schnütgen de Cologne à l'occasion du 1 000e anniversaire du décès de l'impératrice), vol. 2, Köln, , p. 175–191
  • (de) Wolfgang Georgi, « Ottonianum und Heiratsurkunde 962/972 (Les Otton et l'acte de mariage, 962/972) », dans Anton von Euw, Peter Schreiner, Kaiserin Theophanu. Begegnung des Ostens und Westens um die Wende des ersten Jahrtausends. Gedenkschrift des Kölner Schnütgen-Museums zum 1000. Todesjahr der Kaiserin (L'impératrice Théophano, rencontre de l'Orient et de l'Occident au tournant du premier millénaire. Mémorial du Musée Schnütgen de Cologne à l'occasion du 1 000e anniversaire du décès de l'impératrice), vol. 2, Köln, , p. 135–160
  • (de) Hans Goetting et Hermann Kühn, « Die sogenannte Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu, (MGH DO. II. 21), ihre Untersuchung und Konservierung (Le dénommé acte de mariage de l'impératrice Théophano, (MGH DO. II. 21), étude et conservation) », Archivalische Zeitschrift, vol. 64,‎ , p. 11–24
  • (de) Rudolf Grieser, « G. W. Leibniz und die sogenannte Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu (G.W. Leibniz et le dénommé acte de mariage de l'impératrice Théophano) », Braunschweigisches Jahrbuch, vol. 51,‎ , p. 84–90
  • (de) Hartmut Hoffmann, « Heiratsurkunde der Theophanu. (L'acte de mariage de l'impératrice Théophano) », dans Michael Brandt, Arne Eggebrecht, Bernward von Hildesheim und das Zeitalter der Ottonen. Katalog der Ausstellung (Bernward de Hildesheim et la période des Otton. Catalogue de l'exposition), Hildesheim, Mainz, , p. 62–65
  • (de) Dieter Matthes, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu 972 April 14. Faksimile Ausgabe nach dem Original im Niedersächsischen Staatsarchiv in Wolfenbüttel (6 Urk 11). (L'acte de mariage de l'impératrice Théophano, 14 avril 972, Rome. Édition facsimilé selon l'original des archives d'État de Wolfenbüttel - 6 Urk 11) : Commentaire, transcription et traduction de Dieter Mattes., Stuttgart, Müller und Schindler,
  • (de) Dieter Matthes (dir.), Die Heiratsurkunde der Theophanu – 972 April 14 (L'acte de mariage de l'impératrice Théophano, 14 avril 972) : Publication spéciale de l'administration des archives de Basse-Saxe pour le Xe congrès international des archives à Bonn, Wolfenbüttel, Niedersächsisches Staatsarchiv Wolfenbüttel,
  • (de) Hans K. Schulze, Die Heiratsurkunde der Kaiserin Theophanu. Die griechische Kaiserin und das römisch-deutsche Reich 972-991. (L'acte de mariage de l'impératrice Théophano. L'impératrice grecque et l'empire romain germanique, 972-991), Hanovre, Hahnsche Buchhandlung, coll. « Publications de l'administration des archives de Basse-Saxe, numéro spécial. », (ISBN 978-3-7752-6124-1)
  • (de) Theodor von Sickel, Das Privilegium Ottos I. für die römische Kirche vom Jahre 962 (Le privilège d'Otton Ier pour l'Église romaine de l'année 962), Innsbruck,
  • (de) Vera Trost, « Chrysographie und Argyrographie in Handschriften und Urkunden (Chrysographie et Argyrographie dans les manuscrits et actes) », dans Anton von Euw, Peter Schreiner, Kaiserin Theophanu. Begegnung des Ostens und Westens um die Wende des ersten Jahrtausends. Gedenkschrift des Kölner Schnütgen-Museums zum 1000. Todesjahr der Kaiserin (L'impératrice Théophano, rencontre de l'Orient et de l'Occident au tournant du premier millénaire. Mémorial du Musée Schnütgen de Cologne à l'occasion du 1 000e anniversaire du décès de l'impératrice), vol. 2, Köln, , p. 337–339
  • (de) Gunther Wolf (dir.), Kaiserin Theophanu. Prinzessin aus der Fremde – des Westreichs Große Kaiserin. (L'impératrice Théophano, princesse étrangère, grande impératrice d'Occident), Köln etc., Böhlau Verlag, (ISBN 3-412-05491-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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