Aconitum napellus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aconitum napellus
Description de cette image, également commentée ci-après
Aconit napel, Aconitum napellus subsp. napellus
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
— non-classé — stem eudicotyledons
Ordre Ranunculales
Famille Ranunculaceae
Genre Aconitum

Espèce

Aconitum napellus
L., 1753

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Aconitum napellus - Muséum de Toulouse

Aconitum napellus est une espèce de plante herbacée de la famille des Ranunculaceae. En fait, il vaudrait mieux dire aconit « du groupe napel », car il existe plusieurs espèces ou sous-espèces proches, dont l'aconit Napel et l'aconit de Corse[1].

Ce sont des plantes extrêmement toxiques, pouvant facilement entraîner la mort. L'ingestion d'un morceau de la plante peut entraîner une défaillance cardiaque.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Plante d'environ un mètre de haut, issue d'une racine pivotante et souvent tubérisée. La tige dressée porte des feuilles profondément lobées aux nervures palmées. Les fleurs, zygomorphes, sont d'un bleu intense ou violet.[2]

Les nombreuses sous-espèces se distinguent par leur hauteur, la forme du feuillage, la disposition des fleurs ou même la période de floraison.[2]

Aconitum napellus dans la nature avec des feuilles caractéristiques et ses fleurs (heaumes de Jupiter).

Taxonomie et classification[modifier | modifier le code]

Écologie[modifier | modifier le code]

On retrouve cette plante à l'état naturel en Europe, particulièrement en Suède, dans les Alpes et les Carpathes.[2]

L'espèce est inscrite dans la liste des espèces végétales protégées en Champagne-Ardenne et dans celle de Poitou-Charentes, sans précision de sous-espèces.

La sous-espèce Aconitum napellus subsp. corsicum est protégé au niveau national. Elle est, en outre, inscrite dans la liste des espèces végétales protégées en Corse.

Propriétés[modifier | modifier le code]

Cette espèce est certainement l'une des plantes les plus toxiques de la flore d'Europe tempérée. La racine contient de 0,5 à 1,5 % d'alcaloïdes, le principal étant l'aconitine[3], mais beaucoup d'autres alcaloïdes voisins sont également présents dans la plante : aconine, capeline, hypoaconitine, jesaconitine, lycaconitine, mésaconitine, néoline, néopelline[4]. Dans l'Antiquité, sa grande toxicité lui a valu d'être surnommée "arsenic végétal".

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Botineau, Guide des plantes toxiques et allergisantes, Éditions Belin, , p. 116.
  2. a b et c Gabriel Alziar, Le grand livre des plantes de rocaille, E. Ulmer, (ISBN 2-84138-029-7 et 978-2-84138-029-9, OCLC 466959139, lire en ligne)
  3. Bruneton J., 1999 . Pharmacognosie. Phytochimie. Plantes médicinales. 3e éd. revue et corrigée. Ed. Tec & Doc, Editions médicales internationales.
  4. Toxiplante- aconit