Achille Zo

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Achille Zo
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Jean-Baptiste Achille Zo, dit Achille Zo[1], né à Saint-Esprit, près de Bayonne, le [2], et mort à Bordeaux le , est un peintre français.

Il est le père du peintre et graveur Henri-Achille Zo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans un milieu modeste originaire du Pays basque, de Bernard Zo, peintre vitrier, et de Marthile, née Changart, le jeune Achille Zo, devenu orphelin, décide, en 1842, de devenir peintre : il part alors pour Bordeaux où il se fait embaucher comme apprenti décorateur à l'atelier du théâtre de la ville. En 1847, il entreprend le voyage pour Paris et devient l'élève de Thomas Couture durant une année.

Jusqu'en 1860, il réside entre Bordeaux, où il continue son travail de décorateur, et Bayonne, puis de là, part visiter l'Espagne, et fait halte dans les musées de Madrid où il s'exerce à copier les grands maîtres, puis pousse au sud, vers l'Andalousie. Il remonte sur Paris et son premier tableau remarqué, Aventuriers jouant aux dés, est exposé au Salon de 1855.

Il vit à Paris jusqu'au siège de la ville en 1871 qui le décide à retourner dans sa région natale pour s'y marier. Entre temps, il est régulièrement exposé au Salon où il obtient la mention honorable en 1861 pour Gitanos du Monte-Sagrado de Grenade. En 1862, la ville de Bayonne lui remet une médaille d'honneur pour ses Bohémiens en voyage qu'elle acquiert. En 1863, l'Aveugle de Tolède est acheté par l’État[3].

Il est nommé directeur de l'école des beaux-arts de Bayonne (1871-1888), qu'il réorganise, puis il fonde, en 1873, le musée municipal de peinture dont il devient le conservateur[4]. Il est ensuite nommé directeur de l'école des beaux-arts de Bordeaux à partir de 1889, dont il finira directeur honoraire à partir de 1899. En 1886, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[5].

Très productif, il s'est spécialisé dans les peintures à thèmes, d'abord liés à sa région natale, le Pays basque (corridas, scènes d'Espagne), puis au sud méditerranéen, plus orientalistes (femmes d'Afrique du Nord).

Il est représenté au musée d'Orsay, à Paris, au musée des beaux-arts de Libourne, au musée des beaux-arts de Carcassonne (La Porte de Tolède) et surtout au musée Bonnat-Helleu de Bayonne, puisqu'il était très lié à Léon Bonnat, avec lequel il forma toute une génération de peintres régionaux, « l'école de Bayonne ».

Il meurt des suites d'un accident de voiture, à Bordeaux, le [6].

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Jeanpierre, « Achille Zo, sa vie, son œuvre », dans Bulletin de la société des sciences, lettres et arts de Bayonne, 4e trimestre 1967, no 116, p. 409-421.
  • « Zo, Achille », dans Gérald Schurr et Pierre Cabanne (dir.), Dictionnaire des petits maîtres de la peinture 1820-1920, Paris, 1996, 2 vol.
  • Jean-Louis Augé, Élisée Trenc Ballester, Les Peintres français et l'Espagne de Delacroix à Manet, catalogue d'exposition, Castres, musée Goya, 11 juillet-5 octobre 1997.
  • Davy Depelchin, Roger Diederen, L'Orientalisme en Europe : De Delacroix à Matisse, Paris, Marseille, Éditions de la RMN et du Grand Palais, 2011, (ISBN 9782711858057)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Et non « Henri Zo », comme l'indique à tort le Dictionnaire Bénézit et le site de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Catalogue des peintures, sculptures, pastels et dessins, ville de Marseille, 1908, p. 335-336, sur Gallica.
  3. « Visite d'atelier » par Charles Gueullette, dans Les Beaux-arts, 1864, p. 108-110, sur Gallica.
  4. Archives nationales de France, ibid, p. 8.
  5. Archives nationales de France, base Léonore cote LH/2769/54.
  6. La Chronique des arts et de la curiosité : supplément à la Gazette des beaux-arts, p. 95, en ligne sur Gallica.
  7. [PDF] L’Orientalisme en Europe : de Delacroix à Matisse, communiqué de presse de l'exposition du 28 mai au 28 août 2011 au Centre de la Vieille Charité de Marseille, p. 16.

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