Achillea maritima

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Achillea maritima est une plante de la famille des Astéracées.

Phytonymie[modifier | modifier le code]

Selon la légende colportée par Pline[2], naturaliste romain du Ier siècle apr. J.-C., le nom de genre de cette plante lui vient d'Achille, héros de la mythologie grecque blessé au cours de la guerre de Troie, qui s'en servit pour guérir sa plaie et celles de ses soldats[3], d'où l'autre nom de l'Achillée millefeuille, l'« herbe du Soldat ». Achille meurt cependant d'une flèche empoisonnée lancée par Pâris. Ce dernier a-il utilisé la vénéneuse parisette, l'herbe de Pâris, ou simplement l'arsenic[4] ?

Le nom vernaculaire de Diotis qui vient du grec diôtos, « deux oreilles », fait allusion aux deux oreillettes arrondies à la base du tube de la corolle, visibles à la loupe[5].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Otanthus maritimus
  • Diotis maritimus

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Diotis cotonneux, Diotis blanc, Achillée maritime, Santoline maritime, Santoline-cyprès (sa forte odeur amère et sucrée expliquant son appellation de santoline)

Description[modifier | modifier le code]

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Plante vivace à 10 à 30 cm de haut, à odeur aromatique, elle a une souche ligneuse. La tige, couchée à la base puis ascendante, porte de nombreuses petites feuilles sessiles, oblongues, crénelées avec un sommet arrondi, un peu charnues. Elle est recouverte comme les feuilles de poils cotonneux, ce qui luit vaut d'être surnommée cottonweed en anglais, « l’herbe à coton »[5].

Les feuilles montrent des adaptations morpho-anatomiques aux conditions écologiques des systèmes dunaires maritimes : feuilles cotonneuses formant une sorte de manchon tout autour du tige, qui délimite un espace très serré maintenant une micro-atmosphère humide (protection contre le dessèchement et le la chaleur), mas sert aussi de défense passive contre les herbivores ; distribution amphistomatique (stomates sur les deux surfaces foliaires) qui pourrait être une adaptation à l'ensablement ; hydathodes qui excrètent les sels minéraux en excès ; mésophylle constitué d'un parenchyme aquifère avec des cellules renfermant une vacuole riches en mucilages, substances qui absorbent l'eau[6].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

L'inflorescence se présente assez souvent en corymbe de capitules sans fleurs ligulées. Le tube central de la corolle se prolonge à la base par deux appendices membraneux embrassants et adnés à l'ovaire. Les fruits sont des akènes blanchâtres, sans pappus[7].

Écologie[modifier | modifier le code]

Espèce xérophyte psammophyte grâce notamment à son importante pilosité, elle se développe sur la dune mobile voire sur la dune embryonnaire ou sur dune semi-fixée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Plant List, consulté le 22 février 2014
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XXV, 164.
  3. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolite, Éditions Quae, (lire en ligne), p. 18.
  4. (en) People's Cyclopaedia of Universal Knowledge, Phillips & Hunt, , p. 313.
  5. a et b Christian Bock, Guide des plantes des bords de mer, Éditions Belin, (lire en ligne), p. 118.
  6. (en) Ciccarelli Daniela, Laura Maria Costantina Forino, Mirko Balestri & Anna Maria Pagni, « Leaf anatomical adaptations of Calystegia soldanella, Euphorbia paralias and Otanthus maritimus to the ecological conditions of coastal sand dune systems, », Caryologia. International Journal of Cytology, Cytosystematics andCytogenetics, vol. 62, no 2,‎ , p. 150 (DOI 10.1080/00087114.2004.10589679, lire en ligne).
  7. Pierre Quézel, S. Santa, Nouvelle flore de l'Algérie et des régions désertiques méridionales, Éditions du CNRS, , p. 981

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]