Acheikh ibn Oumar

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Acheikh ibn Oumar
Acheikh IBN-OUMAR-1.jpg
Acheikh Ibn-Oumar
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Acheikh ibn Oumar, né le , est un homme politique et ancien chef de guerre tchadien, d'origine arabe de la région du Batha.

Biographie[modifier | modifier le code]

Acheikh ibn Oumar[1] est d'abord, dès les années 70, le dirigeant du mouvement étudiant africain en France puis intègre le Front de libération nationale du Tchad (FROLINAT), un groupe armé fondé en 1966 pour lutter contre le régime sudiste, sous le docteur Abba Siddick, puis sous Goukouni Weddeye.

En 1979, à la fin de la première guerre civile et après l'éclatement du FROLINAT en plusieurs factions, il rompt avec la tendance centrale restée fidèle à Goukouni, les Forces armées populaires (FAP), et rejoint la faction d'Acyl Ahmat Akhbach, nommé Conseil démocratique révolutionnaire (CDR). Après la mort de ce dernier à la fin de l'année 1982, il prend la direction du CDR.

Il fait partie du GUNT (dirigé par Goukouni Weddeye) qui va combattre Hissène Habré dans les années 1980 et dont le CDR est à l'époque la principale force. Le mouvement était considéré depuis comme le groupe le plus pro-libyen.

En 1984, des tensions apparaissent avec Weddeye et les Libyens, et Acheikh se retrouve prisonnier dans des grottes du Tibesti pendant plus d'un an. Après une réconciliation il est désigné au sein du GUNT ministre d'Etat à la coordination, Acheikh ratifie les accords de Cotonou (30 août 1985) portant création du Conseil suprême de la révolution (CSR) présidé par Goukouni Weddeye.

L'opposition réunifiée lance une offensive militaire qui s'est soldée par un échec en février 1986. Des affrontements ont lieu en août et octobre 1986 au sein du GUNT entre le CDR d'Acheikh et les FAP de Weddeye d'où le CDR sort vainqueur. Le GUNT amoindri, est désormais présidé par Acheikh ibn Oumar, sous la dénommination de néo-GUNT, après l'éviction en novembre 1986 de Goukouni Weddeye (otage en Libye du 30 octobre 1986 à février 1987).

Acheikh ibn Oumar marque à nouveau ses distances avec Tripoli et s'installe à Ouagadougou en avril 1987, et la Libye impose à nouveau Goukouni Weddeye, revenu en grâce, à la tête du GUNT en avril 1988.

Acheikh commence des négociations avec Habré, la majorité de ses hommes (2 000 hommes) résistent à la tentative de désarmement par les autorités du Soudan en août 1988. Après les accords de Bagdad scellant la paix entre Acheikh et Habré courant novembre, il rejoint N'Djamena le 20 novembre 1988. 880 de ses hommes sont intégrés dans les Forces armées nationales tchadiennes (FANT) en janvier 1989 et il est nommé le 3 mars 1989 ministre des Relations extérieures, jusqu'à la chute de Habré, en décembre 1990.

L'après 1990[modifier | modifier le code]

Ministre des affaires étrangères d'Hissène Habré en 1989-1990, il devient conseiller spécial du président Idriss Déby (1990-1991), après que celui-ci a renversé Habré. Il est ensuite ambassadeur du Tchad aux États-Unis, et haut-représentant auprès des Nations unies (1992-1993). Il rompt ensuite avec Déby et quitte le pays, fin 1994.

Acheikh ibn Oumar tisse des liens avec le MDD (Mouvement pour la Démocratie et le Développement de Moussa Médela), puis le MDJT (Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad) et le CNR (Conseil National de la Résistance de Hissène Koty et Bichara Idriss Haggar). En novembre 1995, le CDR s'associe au sein de l'ANR (Alliance Nationale de la Résistance) avec le FNT (Front National Tchadien) du Dr Harris Bachar, le FNTR de Ahmat Yacoub, l'ANT/D (Armée Nationale Tchadienne en Dissidence) du général Mahamat Garfa et les FARF (Forces Armées pour la République Fédérale de Laokein Bardé) En 1999, le CDR s'associe avec le MDJT et le MDD au sein du CPAL et sont ensuite rejoint par le FNT et le MUR. Les mouvements du CPAL s'associent au FDP et au FPRN au sein de l'UFC en avril 2004.

Acheikh ibn Oumar est coordinateur national de l'Union des Forces de Changement (UFC). Le mouvement intègre l'UFDD. Acheikh devient numéro 2 et porte-parole de l'UFDD commandé par le général Mahamat Nouri. Au printemps 2007, dénonçant son écartement progressif, Acheikh et le CDR quitte l'UFDD pour former avec d'autres factions l'UFDD-Fondamentale. De mai 2009 à août 2010, Acheikh ibn Oumar est Représentant de l'Union des Forces de la Résistance (UFR) pour l'Europe, et en même temps conseiller spécial du Président de l'UFR, Monsieur Timane Erdimi. L'UFR, formée en janvier 2009, regroupe l'ensemble des mouvements armés basés dans la région Est du Tchad (l'UFCD du colonel Adouma Hassaballah, l'UFFD-fondamentale de Abdalwahid Aboud Mackaye, le RFC de Timane Erdimi, le FPRN de Adoum Yacoub Kougou, le CDR de Albadour Acyl Ahmat, l'UFDD du général Mahamat Nouri, le CNT du capitaine Ismaïl moussa et l'UCD de Abdrahmane Koulamallah). Après le démantèlement des forces de l'UFR basées au Soudan, à la suite de l'accord entre les présidents Omar Elbéchir et Idriss Déby Itno, Acheikh ibn Oumar Acheikh Ibn-Oumar se replie en France, où il est officiellement reconnu comme réfugié politique et contribue à la formation, en mars 2011, d'un nouveau regroupement de l'opposition extérieure, sous l'égide du CNCD (Conseil National pour la Démocratie et le Changement). Il occupe au sein du CNCD, la fonction de coordinateur-adjoint, de mars 2011 à mai 2014. Le 09 janvier à Paris, Acheikh ibn Oumar participe à la création d'une coalition d'opposants africains dénommée IPDD (Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie), au sein de laquelle, il est membre du Comité de suivi.

Acheikh ibn Oumar dispose d'un blog personnel intitulé « yedina.net »[2]

Le 5 novembre 2018, il rentre au Tchad suite à l'annonce d’une amnistie générale à l’occasion du passage à la IVe République après 25 ans d'exil.[3]

Le 21 janvier 2019, il est nommé conseiller technique aux affaires étrangères à la présidence de la république par un décret. [4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « A paris, un colloque pour le renouveau démocratique en Afrique centrale », sur Radio France International (RFI), (consulté le 25 janvier 2015).
  2. « yedina.net » (consulté le 7 novembre 2018).
  3. « Tchad: l’ex-chef de la diplomatie Acheikh Ibn Oumar de retour d'exil », RFI Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2018).
  4. Info Alwihda, « Tchad : nomination d'un nouveau conseiller aux Affaires étrangères à la Présidence », sur Alwihda Info - Actualités TCHAD, Afrique, International (consulté le 22 janvier 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]