Accumulation du capital

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L’accumulation du capital est un phénomène économique d'ordre microéconomique et macroéconomique. Il s'agit soit de l'épargne accumulée par des individus, soit de l'accumulation de capital, comme facteur de production, qui permet d’augmenter la production totale de l’économie. Le concept est issu de l'économie politique classique chez Adam Smith et David Ricardo.

Concept[modifier | modifier le code]

Accumulation primitive[modifier | modifier le code]

Dans la Richesse des nations, Adam Smith réfléchit à la formation du capital et à ses origines. Il écrit que l'augmentation dans la productivité du travail permet de générer de l'accumulation de capital[1].

Karl Marx travaille sur l'accumulation du capital. Il la considère, dans les chapitres 26 à 33 du Capital, comme l'une des causes de la révolution industrielle du XIXe . Cette accumulation a été permise par des spoliations comme le mouvement des enclosures. Marx considère que cette accumulation entraîne in fine une baisse à long terme du taux de profit (baisse tendancielle du taux de profit)[2].

Modèles de croissance[modifier | modifier le code]

L'économiste étasunien Walt Whitman Rostow montre en 1960 dans Les étapes de la croissance que l'augmentation du taux d'investissement est une des conditions de la croissance des sociétés industrielles. Cette augmentation est permise par une accumulation qui peut être financée par le prélèvement d’une partie de l’excédent brut d'exploitation ou par le recours à l’emprunt[3].

Les modèles de croissance macroéconomiques (comme celui de Solow) font du capital un des trois facteurs de production, avec le travail et le progrès technique. Une augmentation de chacun de ces facteurs permet une augmentation de la production totale. Une accumulation de capital est donc nécessaire dans un premier temps pour permettre une production[4]. Toutefois, le capital ayant une utilité marginale décroissante, il n'augmente pas la croissance sur le long terme ; les innovations technologies sont le moteur principal de la croissance de long terme[5].

On considère, par ailleurs, que le capital subit une dépréciation permanente, qu'il faut compenser par l’investissement. Si l'investissement brut est supérieur à la dépréciation, alors l'investissement net est positif. Au niveau national, par égalité comptable, l’investissement brut est égal à l’épargne totale de l’économie.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'accumulation de capital est très précoce au Royaume-Uni. Le commerce international joue un rôle de vecteur d'approvisionnement en capitaux, car c'est demande extérieure adressée au pays provoque un influx de capitaux[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Selim Adem HATIRLI, Şevket Alper KOÇ et Onur DEMİREL, Theoretical And Applied Studies On Turkish Economy Vol. I, Ijopec Publication, (ISBN 978-1-912503-95-7, lire en ligne)
  2. (en) John Cunningham Wood, Karl Marx's Economics: Critical Assessments, Taylor & Francis, (ISBN 978-0-415-06508-5, lire en ligne)
  3. Luc Simula et Laurent Simula, 20 dissertations d'analyse économique et historique des sociétés contemporaines, Editions Bréal, (ISBN 978-2-7495-0319-6, lire en ligne)
  4. (en) Wei-Bin Zhang, Monetary Growth Theory: Money, Interest, Prices, Capital, Knowledge and Economic Structure Over Time and Space, Routledge, (ISBN 978-1-134-04372-9, lire en ligne)
  5. (en) Stefan Bergheim, Long-Run Growth Forecasting, Springer Science & Business Media, (ISBN 978-3-540-77680-2, lire en ligne)
  6. Blancheton, Bertrand., Histoire des faits économiques : de la révolution industrielle à nos jours (ISBN 978-2-10-082111-2 et 2-10-082111-3, OCLC 1224496416, lire en ligne)