Accord entre la Turquie et les États-Unis sur Manbij

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Véhicules américains et turcs effectuant une patrouille conjointe à Manbij, le .

L'accord sur Manbij est conclu le entre la Turquie et les États-Unis, lors de la guerre civile syrienne. Il concerne la ville de Manbij et survient après une période de tensions entre les deux pays, alliés au sein de l'OTAN, mais dont les objectifs différent en Syrie.

Depuis 2016 et l'Opération Bouclier de l'Euphrate, la Turquie est en guerre contre les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de groupes armés arabes et kurdes largement dominée par les Unités de protection du peuple (YPG), branche armée du Parti de l'union démocratique (PYD), lui-même branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis des décennies une guérilla sur le sol turc. Les États-Unis s'allient au contraire aux YPG et aux FDS, qu'ils soutiennent à partir de 2014 pour affronter l'État islamique.

En mars 2018, l'Opération Rameau d'olivier voit l'armée turque et les rebelles de l'Armée syrienne libre prendre la ville d'Afrine aux Forces démocratiques syriennes. Victorieuse, la Turquie annonce aussitôt son intention d'attaquer ensuite la ville de Manbij, également contrôlée par les FDS. Cependant elle se heurte cette fois à l'opposition des États-Unis, qui contrairement à Afrine, ont des troupes déployées dans la région de Manbij. Après quelques semaines de tensions, Ankara et Washington trouvent un accord. Celui-ci prévoit la mise en place de patrouilles américano-turques à Manbij, ainsi que l'évacuation des unités YPG de la ville, dont le contrôle est laissé à un autre groupe des FDS, le Conseil militaire de Manbij.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Situation dans la région de Manbij en 2018 :

Premières menaces de la Turquie[modifier | modifier le code]

Dès le début de la bataille d'Afrine, la Turquie affiche sa volonté de prendre Manbij aux Forces démocratiques syriennes (FDS)[1],[2]. Ces dernières contrôlent la ville depuis août 2016, après avoir battu l'État islamique lors de la bataille de Manbij. Environ 75 % de la population de Manbij est arabe[3]. Un conseil civil administre la ville et sa région, mais il est dominé par les Kurdes[3]. Selon l'universitaire Fabrice Balanche : « Si les Kurdes n'ont pas été capables de résister dans une région montagneuse et ethniquement homogène comme Afrine, où ils avaient fortifié leurs positions, comment pourraient-ils résister au milieu de populations mixtes à Manbij, Tall Abyad ou Qamichli »[3].

Réaction des États-Unis[modifier | modifier le code]

Un blindé américain dans la région de Manbij, en février 2018.

Mais alors qu'à Afrine, les Kurdes avaient noué une alliance avec la Russie, à Manbij ce sont les forces américaines qui sont déployées dans la région[1]. Environ 2 000 soldats américains sont alors présents en Syrie aux côtés des Forces démocratiques syriennes dans le cadre de la lutte contre l'État islamique[2]. La Turquie appelle alors les États-Unis à se retirer de Manbij et à cesser de soutenir les « terroristes »[2]. En janvier, Haitham Afeisi, le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre déclare que 10 000 hommes sont prêts à faire mouvements sur Manbij et même à affronter les forces américaines si ces dernières ne retirent pas leur soutien aux « terroristes » du PKK[4],[5]. Les États-Unis tentent d'apaiser la Turquie et confirment notamment avoir cessé de fournir des armes aux forces kurdes, néanmoins leurs troupes restent présentes à Manbij[6],[7]. Le 24 janvier, le président américain Donald Trump et le président turc Recep Tayyip Erdoğan s'entretiennent par téléphone ; selon le communiqué de la Maison blanche, le président américain « exhorte la Turquie à réduire et à limiter ses actions militaires » et lui demande d'éviter « toute action qui risquerait de provoquer un affrontement entre les forces turques et américaines »[6]. Mais le 27 janvier, Mevlüt Çavuşoğlu, le ministre turc des Affaires étrangères, affirme que les États-Unis doivent se retirer « immédiatement » de Manbij, après avoir déclaré la veille : « Nous irons jusqu'au bout. Nous interviendrons contre l'organisation terroriste et nous l'éliminerons, où qu'elle soit »[6]. Le 4 février, le Premier ministre turc adjoint Bekir Bozdag déclare : « Nous ne souhaitons aucun affrontement avec les États-Unis à Manbij, à l'est de l'Euphrate ou ailleurs. Mais les États-Unis doivent être conscients des sensibilités turques. Si des soldats américains portent des uniformes terroristes ou se trouvent parmi les terroristes au cours d'une attaque contre l'armée, alors il n'y aura aucune façon de faire la distinction »[8].

Implication de la France[modifier | modifier le code]

Depuis 2016, la France engage également des forces spéciales en Syrie aux côtés des Forces démocratiques syriennes[9],[10]. Au début de l'année 2018, 200 soldats français des forces spéciales sont présents en Syrie et en Irak[11]. Le 29 mars 2018, le président Emmanuel Macron reçoit à l'Elysée une délégation des Forces démocratiques syriennes[12],[13],[14]. À l'issue de la rencontre, une des délégués, Asiya Abdellah, et Khaled Issa, le représentant du PYD en France, affirment que le président français s'est engagé à déployer des troupes dans la région de Manbij pour s'opposer à une offensive de la Turquie[15],[13],[7],[16]. Le porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag, réagit alors et avertit la France : « Ceux qui coopèrent avec des groupes terroristes contre la Turquie (..) et attaquent la Turquie avec eux, recevront le même traitement que nous infligeons à ces groupes terroristes et seront des cibles pour la Turquie. Nous espérons que la France ne prendra pas une telle mesure irrationnelle »[17]. Le gouvernement français contredit toutefois les déclarations des FDS le lendemain et précise qu'il ne prévoit « pas de nouvelle opération militaire dans la région en dehors de la coalition internationale contre l'État islamique »[18],[15],[13]. Officiellement, le président français assure les FDS « du soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daech dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien » et rend « hommage aux sacrifices et au rôle déterminant des FDS dans la lutte contre Daech »[13],[14],[7]. Il réaffirme l'engagement de la France contre le PKK en « prenant acte de l'engagement des FDS à n'avoir aucun lien opérationnel avec ce groupe terroriste et à condamner tout acte à caractère terroriste d'où qu'il vienne, il a souhaité qu'un dialogue puisse s'établir entre les FDS et la Turquie avec l'assistance de la France et de la communauté internationale »[13],[14],[7]. La proposition d'une médiation française est cependant rejetée sèchement par la Turquie, qui refuse de faire la moindre distinction entre les FDS et le PKK[17],[7],[16]. Le 30 mars, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, déclare : « Nous rejetons tout effort visant à promouvoir un dialogue, des contacts ou une médiation entre la Turquie et ces groupes terroristes »[13],[14]. Le président Erdogan se déclare quant à lui « extrêmement peiné » par « l’approche totalement erronée » de la France et répond : « Qui êtes-vous pour parler de médiation entre la Turquie et une organisation terroriste ? »[17],[14],[7]. De son côté, le ministre turc de la Défense, Nurettin Canikli, affirme qu'un déploiement militaire français dans le nord de la Syrie serait une « invasion »[19]. Le 30 mars, l'agence de presse turque Anadolu publie également une carte indiquant les positions de cinq bases de l'armée française dans le nord de la Syrie où seraient déployés 70 militaires ; selon France 24, ces informations « pourraient constituer une forme de mise en garde d’Ankara à l’égard de Paris »[20],[21].

Flou sur la stratégie américaine[modifier | modifier le code]

Le président des États-Unis Donald Trump affiche quant à lui le 29 mars sa volonté de retirer ses troupes de Syrie : « On va quitter la Syrie très vite, vraiment très bientôt »[22]. Ces déclarations, allant à l'encontre du plan annoncé en janvier 2018 par le secrétaire d'État Rex Tillerson, qui préconisait de maintenir une présence américaine en Syrie « aussi longtemps que nécessaire » afin de prévenir un retour de l'État islamique et de contrer l'influence de l'Iran et de la Russie, sont accueillies avec surprise par les diplomates européens et avec prudence par l'administration américaine[22],[23]. Le président américain réitère cependant sa position le 3 avril : « En Syrie, notre mission primordiale était de se débarrasser de l'État islamique (EI). Cette tâche est achevée et nous allons prendre une décision très rapidement (…). Je veux partir. Je veux ramener nos troupes à la maison. Je veux commencer à rebâtir notre nation. Cette mission nous coûte très cher et profite beaucoup plus à d'autres pays qu'au nôtre »[24]. Après une réunion au Conseil de sécurité nationale, il donne l'ordre à ses généraux de « préparer le retrait » des troupes américaines, mais sans fixer de date[24]. Cependant selon Le Figaro  : « Le président maintient ainsi sa décision de principe, tout en acceptant la recommandation de ses conseillers de ne rien précipiter. Il a filtré du cabinet de sécurité que tous ses membres sans exception - du secrétaire à la Défense James Mattis au directeur de la CIA et bientôt secrétaire d'État Mike Pompeo - avaient plaidé contre un retrait hâtif. Au moment où Trump affichait sa préférence, le Pentagone préparait l'envoi de matériel et de troupes supplémentaires pour consolider ses bases en Syrie »[24]. La France demande également aux États-Unis de maintenir leur présence en Syrie[25].

Négociations et conclusion de l'accord[modifier | modifier le code]

Après la chute d'Afrine le 18 mars 2018, la pression s’accroît sur Manbij[3]. La situation sur la ligne de front, au nord et à l'ouest de la ville, est sensiblement tendue, la population redoute une offensive et des escarmouches opposent fréquemment l'Armée syrienne libre et les Forces démocratiques syriennes[26],[27],[28]. Afin de dissuader les Turcs de passer à l'offensive, les soldats américains affichent ostensiblement leur présence dans la région[3],[7],[26],[28]. Ils augmentent leurs patrouilles et arborent leur drapeau sur leurs véhicules et dans les bases des FDS[29],[28]. Les Français se montrent quant à eux plus discrets[28]. Cependant le 29 mars, l'explosion dans la région d'un engin explosif artisanal provoque la mort de deux soldats de la Coalition — un Américain et un Britannique — et fait cinq blessés[30]. Le 1er avril, l'Observatoire syrien des droits de l'homme affirme que des renforts ont été déployés à Manbij par la coalition et que 350 soldats, principalement Américains et Français, sont présents dans la région[31],[29],[32]. Le 26 avril, le secrétaire à la Défense des États-Unis, James Mattis, déclare que des forces spéciales françaises ont été envoyées en renfort en Syrie « au cours des deux dernières semaines »[33] ; 300 commandos américains et 50 commandos français ont alors été envoyés à Manbij[34].

Le 25 mai 2018, une délégation américaine se rend en Turquie pour discuter de la situation à Manbij[35]. Le même jour, le ministère turc des Affaires étrangères et l'ambassade américaine à Ankara déclarent que « les deux parties ont défini les grandes lignes d'une feuille de route pour leur coopération en vue d'assurer la sécurité et stabilité à Manbij »[36],[37]. Le 4 juin, la Turquie et les États-Unis annoncent avoir trouvé un accord pour régler la situation à Manbij[38],[39],[40],[41]. Selon les Turcs, la « feuille de route » de l'accord prévoit le retrait des YPG de la ville et de sa région dans les 30 jours, la mise en place de patrouilles américano-turques dans les 45 jours et l'instauration d'une administration locale dans les 60 jours[38],[41]. Les Américains sont quant à eux plus vagues[42],[39],[40],[41]. La France et le Royaume-Uni sont pour leur part écartés de l'accord[40],[39]. Le 5 juin, les YPG annoncent que leurs combattants ne sont plus présents à Manbij depuis novembre 2016 et que leurs derniers « conseillers militaires », présents aux côtés des groupes locaux rassemblés au sein du Conseil militaire de Manbij, vont également se retirer de la région[43],[42],[44],[41]. Le même jour, le ministre turc des Affaires étrangères déclare que le retrait des YPG ne doit être qu'un prélude et que ces derniers devront également se retirer d'autres villes du nord de la Syrie, comme Kobané ou Raqqa[44]. Cependant les forces du Conseil militaire de Manbij, également affiliées aux Forces démocratiques syriennes, demeurent sur place à Manbij et annoncent le 6 juin qu'elles refusent toute présence militaire turque à Manbij[45],[42],[39],[46].

Application de l'accord[modifier | modifier le code]

Patrouille de militaires américains et turcs à Manbij, le .

Le 18 juin 2018, l'armée turque affirme avoir mené ses premières patrouilles « sur la ligne séparant la zone de l'opération Bouclier de l'Euphrate et Manbij »[47]. Le 2 juillet, deux sénateurs américains, le républicain Lindsey Graham et la démocrate Jeanne Shaheen, se rendent dans la ville aux côtés de membres du Conseil militaire de Manbij pour « évaluer la situation sécuritaire »[48]. Le 15 juillet, le Conseil militaire de Manbij annonce que les derniers membres des YPG ont quitté Manbij[49]. Début octobre 2018, des soldats américains et turcs commencent des entraînements conjoints dans la perspective de patrouiller ensemble à Manbij[50]. Le 1er novembre, les premières patrouilles conjointes américano-turques débutent à Manbij[51].

Nouvelles tensions dans le nord de la Syrie à la fin de l'année 2018[modifier | modifier le code]

Mais le 28 octobre 2018, l'artillerie turque bombarde des positions des YPG sur une colline du village de Zur Maghar, à l'ouest de Kobané[52]. Le 31 octobre, quatre combattants kurdes sont tués dans la même région par des roquettes tirées par l'armée turque selon TRT[53]. Le 30 octobre, le président turc Recep Tayyip Erdoğan menace alors de lancer une offensive contre les YPG à l'est de l'Euphrate : « Nous allons détruire la structure terroriste à l’est de l’Euphrate. Nous avons terminé nos préparatifs, nos plans et nos programmes à ce sujet. [...] Nous avons commencé il y a quelques jours notre intervention contre cette organisation terroriste. [...] Bientôt, il y aura des opérations plus efficaces et de plus grande ampleur »[54]. Les contacts entre les États-Unis et la Turquie aboutissent cependant à une désescalade[55],[56].

Le 21 novembre, James Mattis, le secrétaire à la Défense des États-Unis, annonce que l'armée américaine va surveiller la frontière nord de la Syrie pour éviter d'autres incidents, avec notamment l'installation de tours d'observation[57]. Il affirme que cette décision a été prise « en coopération étroite avec la Turquie »[57]. Cependant, la décision américaine est critiquée par cette dernière[58]. Le 24 novembre, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar déclare : « Je suis d'avis que ces mesures vont compliquer davantage une situation déjà très compliquée. [...] Nous avons fait part de notre malaise à nos homologues américains à plusieurs reprises »[58]. De plus, les YPG avaient annoncé en juin le départ de Manbij de leurs derniers conseillers militaires, mais la Turquie conteste ces déclarations[59] : elle affirme le 23 novembre que des combattants des YPG sont toujours présents à Manbij et le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu réclame leur retrait avant la fin de l'année[60]. Le 7 décembre, la Turquie demande aux États-Unis de renoncer à leurs postes d'observation[61]. Mais le 11 décembre, un porte-parole du Pentagone annonce que les postes d'observation ont été installés[62].

Retrait américain[modifier | modifier le code]

Le 12 décembre, le président turc Recep Tayyip Erdoğan annonce une offensive imminente contre les forces kurdes : « Nous disons que notre opération pour sauver l'est de l'Euphrate de l'organisation terroriste séparatiste va commencer dans les prochains jours »[62],[63]. Il affirme également ne pas vouloir s'en prendre aux forces américaines mais condamne une nouvelle fois l'installation des postes d'observation[62],[63]. Un porte-parole du Pentagone réagit cependant en déclarant qu'une opération unilatérale turque dans une zone où des forces américaines sont présentes serait « inacceptable »[63]. Mais Erdoğan réaffirme à plusieurs reprises sa volonté de passer à l'offensive, aussi bien à Manbij qu'à l'est de l'Euphrate[64],[65],[66],[67],[68].

Le 14 décembre, Donald Trump et Recep Tayyip Erdoğan s'entretiennent par téléphone[69],[65],[70],[71],[72].

Le 17 décembre, le président turc affirme que les États-Unis ont donné leur feu vert à une opération : « Nous pouvons enclencher nos opérations en Syrie à n'importe quel moment à partir des territoires qui correspondront à nos projets. [...] Nous avons officiellement annoncé que nous allions lancer une opération militaire à l'est de l'Euphrate [...], nous en avons discuté avec monsieur Trump et il a donné une réponse positive »[73]. Ces déclarations ne sont cependant pas confirmées par Washington[73].

Mais le 19 décembre, le président américain Donald Trump déclare sur Twitter : « Nous avons vaincu l’Etat islamique en Syrie, ma seule raison d’y être pendant la présidence Trump »[74],[75],[76]. Des sources américaines affirment alors à plusieurs médias que le président aurait ordonné dans la matinée le départ des troupes américaines de Syrie dans les 60 à 100 jours[75],[76]. L'annonce du président américain provoque une véritable onde de choc et prend de court l'état-major américain, le Congrès et une grande partie du Parti républicain, qui défendaient une ligne diamétralement opposée[77],[78],[79],[80],}[81].

Au cours des mois précédents, James Mattis, secrétaire à la Défense, John Bolton, conseiller de la Sécurité nationale, Mike Pompeo, ministre des Affaires étrangères, James Jeffrey, représentant américain sur la question syrienne, et Brett McGurk, l'envoyé spécial des États-Unis auprès de la coalition internationale, s'étaient tous prononcés publiquement en faveur au maintien des troupes américaines en Syrie[77],[76],[78]. Cette annonce survient également alors qu'une offensive est toujours en cours contre l'État islamique dans la poche de Hajine[76],[82]. Le Pentagone déclare le même jour que « la campagne contre l’EI n’est pas terminée » et selon le New York Times plusieurs de ses responsables tentent de convaincre le président Trump de revenir sur sa décision[75]. Mais contrairement à avril, ce dernier ne fait cette fois pas machine arrière[83],[80],[84].

Le 20 décembre, opposé à la décision de Donald Trump, le secrétaire à la Défense James Mattis démissionne et déclare notamment dans sa lettre au président qu'il « faut traiter les alliés avec respect » et qu'il faut être « sans ambiguïté dans notre approche envers les pays dont les intérêts stratégiques sont de plus en plus opposés aux nôtres » en faisant notamment référence à la Russie[85],[86]. Le 22 décembre, Brett McGurk, l'envoyé spécial des États-Unis auprès de la coalition internationale, démissionne à son tour[87].

La décision du retrait est prise sans concertation avec les autres pays de la coalition internationale[88]. La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne réagissent défavorablement et rappellent que l'État islamique n'est pas encore vaincu[89],[90],[91],[92],[93]. Le président français Emmanuel Macron déclare notamment le 23 décembre : « Un allié se doit d’être fiable, se coordonner avec ses autres alliés »[92]. L'annonce du retrait américain est en revanche saluée par le président russe Vladimir Poutine qui déclare le 20 décembre estimer cette décision « juste »[94],[95]. Erdoğan salue également la décision de Trump mais « avec une certaine prudence » et promet « d'éliminer les YPG et les résidus de Daech »[96]. Il décide alors de surseoir à l'offensive, alors que Trump promet que le retrait sera « lent et extrêmement coordonné » avec la Turquie[97],[98]. L'Iran réagit pour sa part via le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, qui affirme que « la présence de forces américaines était dès le départ, dans son principe, une erreur et une décision illogique, et la première cause d'instabilité et d'insécurité dans la région »[99].

Avec le retrait des Américains, les Kurdes se retrouvent alors en situation vulnérable face à la Turquie[100],[101],[102],[83],[103],[104],[82]. Ils en appellent alors à la France, mais cette dernière avec seulement 200 hommes présents en Syrie, ne dispose pas de forces suffisantes pour faire pression sur Ankara[105],[106],[107],[108],[88],[109],[83]. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu avertit également Paris que si les soldats français « restent pour contribuer à l'avenir de la Syrie, alors merci. Mais s'ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne »[110],[111].

Le 28 décembre, les YPG demandent alors l'aide du régime syrien et invitent l'armée syrienne à se déployer à Manbij[112],[113]. Le même jour, cette dernière annonce son entrée dans la poche de Manbij[114],[115]. Ce déploiement est salué par la Russie, mais la Turquie proteste[116],[117],[118],[115]. Cependant les troupes américaines sont alors toujours présentes à Manbij[119],[120],[115],[121]. Environ 300 soldats et miliciens loyalistes se déploient sur la ligne de démarcation au nord et à l'ouest, mais ils n'entrent pas à l'intérieur de la ville[113],[120],[122],[121]. Le 2 janvier 2019, l'armée syrienne annonce le départ de 400 combattants kurdes de Manbij pour l'est de l'Euphrate, cependant pour l'OSDH ces derniers n'appartiennent pas aux YPG mais à des groupes alliés au sein des FDS[123]. Le 8 janvier, la police militaire russe commence à patrouiller à son tour dans la région de Manbij[124],[125].

Fin décembre 2018 et début janvier 2019, la communication du gouvernement américain sur son retrait de la Syrie devient chaotique et contradictoire[126],[127],[128]. Le président Donald Trump refuse de donner un calendrier et semble s'orienter vers un désengagement moins rapide qu'initialement prévu[129],[130],[131],[132],[133],[134],[135]. Les États-Unis demandent également par les voix de John Bolton et Mike Pompeo des garanties à la Turquie pour la sécurité des combattants kurdes[136],[137],[138],[139],[140],[141],[142],[143],[144],[145],[146]. Irrité, Recep Tayyip Erdoğan refuse le 8 janvier de recevoir la délégation américaine conduite par Bolton, venue à Ankara discuter des modalités du retrait américain de Syrie[145],[147],[148],[149]. Le 10 janvier, le ministre turc des Affaires étrangères avertit que la Turquie passera à l'offensive si le retrait américain est retardé « avec des excuses ridicules »[150]. Le 13 janvier, Donald Trump menace sur Twitter de « dévaster la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes », tout en demandant aux Kurdes de « ne pas provoquer la Turquie »[151]. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu répond aussitôt : « Nous […] ne serons intimidés par aucune menace. Les menaces économiques ne mèneront à rien »[151].

Le 14 janvier, les États-Unis et la Turquie commencent à discuter de la possibilité d'instaurer une « zone de sécurité » ou une « zone tampon » le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie[152],[153],[154]. Le 15 février, Patrick M. Shanahan, le Secrétaire par intérim à la Défense des États-Unis, propose aux autres pays de la coalition internationale de maintenir une présence militaire dans le nord de la Syrie et de former une « force d’observateurs », mais cette proposition est fraîchement accueillie par les pays concernés[155]. La Turquie exige quant à elle que la zone de sécurité soit tenue par ses troupes[156].

Le 31 janvier et le 4 février, le Sénat des États-Unis vote puis adopte à une très large majorité un amendement présenté par le sénateur Mitch McConnell critiquant le retrait des troupes américaines de Syrie[157],[158].

Le 14 février, les présidents Poutine, Rohani et Erdoğan se réunissent de nouveau à Sotchi[159]. Ils saluent ensemble la décision du retrait américain[160]. Cependant le président russe exhorte la Turquie à lancer une offensive contre Hayat Tahrir al-Cham, qui contrôle désormais presque tout le gouvernorat d'Idleb[159]. Il encourage également Ankara à renouer avec Damas en rétablissant le traité de sécurité de 1998 et à accepter le déploiement de l'armée syrienne aux frontières tenues par les Kurdes[159]. Mais le Turquie déclare qu'elle ne veut déployer que son armée dans la zone de sécurité du nord-est de la Syrie[161].

Le 17 février, le président syrien Bachar el-Assad s'exprime pour la première fois depuis l'annonce du retrait américain et déclare : « À ces groupes qui parient sur les Américains, nous leur disons ils ne vont pas vous protéger. [...] Les Américains ne vous mettront pas dans leur cœur ou dans leurs bras. Ils vous mettront dans leur poche, pour que vous soyez un outil dans leur troc [...] Si vous ne vous préparez pas à défendre votre pays et à résister, vous ne serez rien d'autre que des esclaves chez les Ottomans. Rien ne vous protègera si ce n'est votre État. Personne ne vous défendra si ce n'est l'armée arabe syrienne »[162],[163]. La Russie prône également un « dialogue entre les Kurdes et Damas »[164]. Cependant les négociations piétinent, le régime syrien refusant toute concession tandis que les États-Unis avertissent qu'ils cesseront toute assistance aux FDS si ceux-ci s'allient aux forces d'Assad[162],[163]. Selon Caroline Hayek, journaliste de L'Orient-Le Jour : « les Kurdes sont confrontés au dilemme d’une guerre avec la Turquie ou d’un accord avec le régime, ce qui dans les deux cas serait probablement synonyme de la fin de l’autonomie tant espérée »[163].

Le 18 février, Mazloum Kobane, le chef militaire des Forces démocratiques syriennes rencontre le général américain Joseph Votel, chef de l'United States Central Command, sur une base aérienne dans le nord-est de la Syrie[165]. Le chef des FDS demande alors à la coalition internationale de maintenir une force de 1 000 à 1 500 hommes en Syrie[165]. Il demande également aux États-Unis de renoncer à retirer leurs troupes, mais le général Votel se déclare porteur de l'ordre donné en décembre par le président Trump sur un retrait total des forces américaines de Syrie[165].

Le 22 février, les États-Unis annoncent finalement qu'ils vont maintenir 400 soldats en Syrie « pour un certain temps », dont 200 au Nord aux côtés des Forces démocratiques syriennes, et 200 au Sud dans la zone d'al-Tanaf aux côtés de groupes de l'Armée syrienne libre[166],[167].

Le 26 mars 2019, les forces turques et russes commencent également à mener des « patrouilles coordonnées séparées » dans la région de Tall Rifaat, contrôlée par les YPG[168].

Mais les discussions entre la Turquie et les États-Unis piétinent[169],[170]. Ankara exige le contrôle total d'une bande de 30 à 40 kilomètres de profondeur, allant de Tall Abyad à la frontière irakienne, tandis que les Américains proposent des patrouilles conjointes sur un territoire profond de 14 kilomètres et long de 140 kilomètres[171],[170]. Les Kurdes auraient quant eux accepté une zone de 5 kilomètres de large, mais la proposition aurait été rejetée par Ankara[172]. Le 24 juillet 2019, les autorités turques déclarent « perdre patience » et affirment qu'elles lanceront une offensive dans le nord de la Syrie si aucun accord sur une zone de sécurité ne peut être conclu avec les États-Unis[169]. Le 4 août, la veille de l'arrivée d'une délégation militaire américaine, le président turc Recep Tayyip Erdoğan annonce à nouveau une prochaine offensive dans le nord de la Syrie : « Nous sommes entrés dans Afrin, Jarabulus et Al-Bab. Nous irons ensuite à l'est de l'Euphrate. Nous avons dit cela à la Russie et à l'Amérique. Parce que tant que nous serons sujets au harcèlement, il ne nous sera pas possible de garder le silence »[173],[170]. Le 5 août, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu déclare également : « Nous attendons des Etats-Unis qu'ils répondent positivement à notre appel de cesser leur coopération » avec les YPG[174]. L'armée turque masse alors des centaines de chars à sa frontière, particulièrement à Suruç et Akçakale, qui font face aux villes syriennes de Kobané et Tall Abyad[170]. Les rebelles de l'Armée nationale syrienne déclarent également avoir 14 000 hommes près à prendre part à l'opération aux côtés des forces turques[175]. Les forces américaines ne comptent alors plus qu'un millier d'hommes en Syrie[170]. Mais le 6 août, Mark Esper, le secrétaire à la Défense des États-Unis, déclare qu'une « incursion unilatérale » de la Turquie contre les combattants kurdes serait « inacceptable » : « Nous n'avons aucune intention de les abandonner. Ce que nous allons faire, c'est empêcher des incursions unilatérales qui seraient contraires aux intérêts que nous partageons en ce qui concerne le nord de la Syrie »[171],[176]. Il évoque cependant des « progrès » dans les discussions et affirme que les États-Unis tentent de trouver avec les Turcs un « arrangement qui réponde à leurs inquiétudes »[171]. Le 7 août, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, déclare également que « les rencontres ont été positives et plutôt constructives »[177]. Le même jour, le ministère turc de la Défense et l'ambassade américaine à Ankara annoncent que la Turquie et les États-Unis ont décidé d'établir un « centre d'opérations conjointes » pour coordonner la création d'une « zone de sécurité »[178],[179]. L'accord est condamné le 8 août par le ministère syrien des Affaires étrangères : « La Syrie rejette catégoriquement l'accord des occupants américain et turc sur la création de ce qui est appelé zone de sécurité »[180].

Membres des Forces démocratiques syriennes détruisant des fortifications près de la frontière turque en présence de militaires américains, le 22 août 2019.

Le 24 août, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar déclare que le centre d'opérations conjointes turco-américain est « opérationnel »[181]. Le même jour, les Forces démocratiques syriennes se déclarent prêtes à coopérer en vue de la « réussite » de l'établissement d'une « zone de sécurité » à la frontière turque[182]. Le haut commandant des FDS Mazloum Kobane déclare alors : « Nous déploierons tous nos efforts pour garantir la réussite de l'accord avec l'Etat turc, et (la réussite) des efforts menés par les Etats-Unis. Les FDS joueront un rôle positif pour le succès de cette opération »[182]. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) annonce également que les FDS ont détruits certaines de leurs « fortifications militaires » à la frontière[182]. Le 27 août, Mostafa Bali, le porte-parole des FDS, annonce que les forces kurdes et alliées ont commencé à se retirer de la frontière[183],[184]. Il donne également des précisions sur l'accord américano-turc : « Des points d'observation seront mis en place, mais ils seront construits sur le sol turc. Comme nous l'avons dit, un système similaire à celui d'Idleb, avec des points d'observation turcs sur le sol syrien, est inacceptable. Tout comme la possibilité pour l’armée turque de patrouiller en toute liberté. Seules les patrouilles conjointes turco-américaines pourront se déplacer le long de la route qui longe la frontière entre la Turquie et la Syrie. Ces patrouilles turques auront la possibilité de franchir la frontière, mais pas de rester en Syrie. Elles devront à chaque fois regagner leur pays. Les armes dont nous disposons et qui pourraient constituer un danger pour la Turquie, seront retirées de cette zone frontalière. Nos combattants reculeront de 5 km »[183]. Le 8 septembre, la première patrouille conjointe turco-américaine débute dans la « zone de sécurité »[185].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  161. Syrie-Ankara ne veut que l'armée turque dans la "zone de sécurité", Reuters, 15 février 2019.
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  166. Des centaines de soldats américains vont rester en Syrie, Reuters, 22 janvier 2019.
  167. 200 soldats américains resteront en Syrie, Le Figaro avec AFP, 22 février 2019.
  168. Syrie: début de patrouilles russes et turques à Tal Rifaat, Le Figaro avec AFP, 26 mars 2019.
  169. a et b Ankara discute de la possibilité d'une offensive militaire en Syrie, Le Figaro avec Reuters, 25 juillet 2019.
  170. a b c d et e Marie Jégo, Erdogan menace de lancer une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, Le Monde, 6 août 2019.
  171. a b et c Gokan Gunes, Syrie : Ankara menace d'une offensive contre les Kurdes, Washington gronde, AFP, 6 août 2019.
  172. Pour les Kurdes syriens, le risque d'une offensive turque est réel (responsable à l'AFP), AFP, 5 août 2019.
  173. Syrie: la Turquie annonce une opération antikurde à l'est de l'Euphrate, AFP, 5 août 2019.
  174. Syrie: Ankara appelle Washington à couper les ponts avec une milice kurde, Le Figaro avec AFP, 5 août 2019.
  175. Suleiman Al-Khalidi, Syrian rebels say ready to back Turkish-led operation in northeast, Reuters, 5 août 2019.
  176. Une offensive turque contre les Kurdes syriens serait «inacceptable», Le Figaro avec AFP, 6 août 2019.
  177. La Turquie estime «positives» les discussions avec les Etats-Unis sur la Syrie, Le Figaro avec AFP, 7 août 2019.
  178. Syrie: Ankara et Washington font un pas vers une "zone de sécurité", AFP, 7 août 2019.
  179. Syrie: l'accord avec Ankara sera mis en oeuvre "par étape", indique le Pentagone, AFP, 15 août 2019.
  180. Le régime syrien rejette un accord américano-turc sur une zone tampon, AFP, 8 août 2019.
  181. Syrie : le "centre d'opérations conjointes" turco-américain opérationnel, AFP, 24 août 2019.
  182. a b et c "Zone de sécurité" en Syrie: les Kurdes prêts à coopérer, AFP, 24 août 2019.
  183. a et b Syrie: retrait des milices kurdes dans le nord-est du pays, RFI, 27 août 2019.
  184. "Zone de sécurité" en Syrie : début du retrait des forces kurdes de la frontière turque, AFP, 27 août 2019.
  185. Syrie : première patrouille turco-américaine dans une future "zone de sécurité", France 24 avec AFP, 8 septembre 2019.