Accident de personne

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Annonce de plusieurs retards de train, affichés sur l'écran de la gare d'Hénin-Beaumont, dus à un accident de personne.
Accident de personne sur la ligne de Paris-Nord à Lille au niveau de Douai-Dorignies le 6 juin 2013.
Accident de personne sur la ligne de Paris-Nord à Lille au niveau de Douai-Dorignies le 6 juin 2013.

Un accident de personne[1] correspond dans le langage ferroviaire à un accident dû à la collision entre un piéton et un train.

Causes[modifier | modifier le code]

On distingue généralement trois causes provoquant des accidents de personnes[2] :

  • le suicide, qui est la cause la plus fréquente, trop souvent imprévisible et incontrôlable ;
  • l'homicide, lorsqu'une personne pousse la victime de manière volontaire (ou involontaire) ;
  • l'accident, lorsque l'individu glisse sur les rails ou est « happé » par le train.

Comptage[modifier | modifier le code]

Les méthodes de comptage de la BAAC diffèrent de celles de la SNCF[3],[4].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'accident de personne se solde le plus souvent par un décès. Les survivants subissent quant à eux généralement de très graves blessures : perte de membres par exemple[5].

En plus du bilan humain, l'accident a de graves conséquences perturbatrices sur le trafic en cours. En effet, lorsque survient un accident de personne, le conducteur déclenche normalement une alerte. Le train concerné est alors immobilisé pour cause d'accident. Les procédures d'alerte peuvent en outre prévoir l'arrêt d'autres circulations, sur d'autres voies, qui pourraient mettre en danger les abords de l'accident.

La circulation des trains étant interrompue aux abords du lieu de l'accident, il peut y avoir des conséquences sur l'ensemble du trafic ferroviaire (retards, détournements et surpressions de train), le temps nécessaire à l'intervention des services de secours et de police et à la réalisation de l'enquête de police. Il faut compter une durée moyenne de deux heures trente[6].

Les conséquences psychologiques pour les voyageurs et le mécanicien (premier témoin de l'accident) sont aussi sévères : des cellules psychologiques peuvent être mises en place[7].

Déroulement des interventions en France[modifier | modifier le code]

En France, ce genre d'accident nécessite l'intervention sur place d'au moins :

  • un officier de la police judiciaire (OPJ) ;
  • un agent de la maintenance de l'infrastructure ferroviaire ;
  • un agent de l'exploitation ferroviaire ;
  • des agents de police ou de gendarmerie ;
  • des pompiers ;
  • le SMUR ;
  • en cas d'homicide ou si le suicide n'est pas avéré, un médecin légiste et un technicien de l'identité judiciaire ;
  • en cas de décès, les pompes funèbres.

La RATP utilise également le terme d'« accident grave de voyageur »[8].

En cas de décès à la suite d'un malaise, la RATP parle de « malaise important », l'intervention et les perturbations sont similaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]