Accélération par effet de marée

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La Terre et la Lune vues de Mars : la présence de la Lune, dont la masse est 1/81e de celle de la Terre, ralentit la rotation de cette dernière d’environ 2 millisecondes par siècle.

L’accélération par effet de marée est un effet de la force de marée entre un satellite naturel (par exemple la Lune) et la planète autour de laquelle il orbite (par exemple la Terre). L'accélération provoque une récession progressive d'un satellite dans une orbite rétrograde plus loin du corps primaire et une décélération cohérente de la rotation de ce dernier.[pas clair] Ce processus mène finalement[pas clair] à une rotation synchrone du plus petit corps d’abord, puis du corps le plus important. Le système Terre-Lune est le cas le mieux étudié : la Lune s'éloigne ainsi de la Terre d'environ 3 mètres par siècle et la rotation de la Terre s'allonge dans le même temps d'environ 2 millisecondes.

Le processus est appelé décélération par effet de marée lorsque le satellite a une période orbitale plus courte que la période de rotation du corps primaire ou lorsque son orbite est rétrograde. La nomenclature porte à confusion car la vitesse du satellite décroît avec une accélération par effet de marée, tandis qu’elle croît avec une telle décélération.

Système Terre-Lune[modifier | modifier le code]

Histoire de la découverte de l’accélération séculaire[modifier | modifier le code]

En 1695, Edmond Halley est le premier à suggérer[1] que le mouvement moyen de la Lune s’accélérait en comparant avec des observations d’anciennes éclipses, sans toutefois qu’il ne fournisse de données. Il n'était pas encore connu à l'époque de Halley que ce qui se passe réellement comprend un ralentissement du taux de rotation de la Terre : voir aussi temps des éphémérides.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. E. Halley (1695), "Some Account of the Ancient State of the City of Palmyra, with Short Remarks upon the Inscriptions Found there", Phil. Trans., vol.19 (1695–1697), pages 160–175; esp. at pages 174–175.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]