Accès mobile à internet

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L'internet mobile est l'ensemble des technologies destinées à accéder à Internet ou dans le cas d'un abus de langage, parfois seulement au Web à l'aide des réseaux mobiles.

Historique[modifier | modifier le code]

L’Internet mobile est étroitement lié aux développements du matériel et des logiciels. Déjà depuis 2000, il était possible d’accéder à des sites internet mobiles via les réseaux GSM, à l’aide de la technologie WAP. Malgré les investissements importants réalisés par les opérateurs mobiles, l’utilisation de l’Internet mobile est resté longtemps moins développée que celle de l’Internet fixe ; les raisons en sont multiples. La première raison est le prix des transmissions de données mobiles en comparaison à celui de l’Internet fixe et la faible diffusion des forfaits illimités pour la transmission de données mobiles. La seconde raison était liée à l’ergonomie et à l’usage limité à la fois par les caractéristiques des terminaux utilisés (petit écran, clavier numérique ou petit clavier alphanumérique) et à l’ergonomie souvent sommaire des sites internet mobiles. Beaucoup de sites internet classiques ne sont tout simplement pas adaptés à une consultation à l’aide d’un appareil mobile souffrant de ces contraintes.

Depuis le début des années 2010, la commercialisation de smartphones et de tablettes équipés d'écrans haute définition et d'accès aux réseaux mobiles 3G (CDMA ou UMTS) et 4G (LTE) a rendu plus ergonomique l'accès à l'Internet mobile ; les développements de sites Web et de nombreuses applications mobiles dédiés à ces smartphones ont accéléré la généralisation de l'Internet mobile.

Controverses[modifier | modifier le code]

Certains opérateurs n'hésitent cependant pas à filtrer les accès des abonnés ou à adapter le contenu[1]. Les offres Internet souffrent ainsi d'un manque de neutralité matérialisé par des filtrages de protocoles notamment ceux utilisés pour la voix sur IP (Skype), tout en offrant de nouvelles facturations redondantes. Un abonnement « internet illimité » n'incluant qu'une partie d'Internet.

Le président de l'association French Data Network, Benjamin Bayart, dénonce notamment ces agissements dans certaines de ses conférences (dont la célèbre Internet Libre ou Minitel 2.0).

Notes et références[modifier | modifier le code]